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mutisme

Ne rien dire c'est te protéger, me protéger, le silence est peut-être le dernier geste d'amour.


Auteur: Joseph Laurence

Info: Nos silences : Apprendre à les écouter, 2025

[ défense ]

 

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mélolinguistique

Condition du langage et de la musique, le silence est trace de la présence passée.

Auteur: Joseph Laurence

Info: Nos silences : Apprendre à les écouter

[ mémoire fantôme ] [ soliloque ] [ vacuité support ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

pérennité biologique

Un requin vieux de 400 ans : la nature détient-elle le secret de la longévité ?

Dans les profondeurs glacées du Groenland nage un géant méconnu. Le requin du Groenland, capable de vivre jusqu'à 400 ans, garde jalousement les secrets de sa longévité exceptionnelle. Comment ce colosse de 6 mètres défie-t-il les lois du temps ? Des scientifiques allemands viennent enfin de percer une partie de ce mystère intéressant.

Le requin du Groenland représente un véritable miracle de la nature. Ce prédateur discret des eaux arctiques détient le record de longévité parmi tous les vertébrés connus. Des chercheurs ont récemment décodé près de 92 % de son génome pour comprendre les mécanismes qui lui permettent de traverser les siècles. Cette découverte, en prépublication sur bioRxiv, pourrait moderniser notre compréhension du vieillissement et offrir de nouvelles perspectives pour la santé humaine. Cette révélation scientifique datant de fin 2024 mérite notre attention tant ses implications sont profondes.

Le géant discret des mers arctiques

Rares sont ceux qui ont aperçu le requin du Groenland dans son habitat naturel. Ce fantôme des océans nordiques peut passer inaperçu pendant des années, navigant silencieusement dans les eaux glacées de l'Atlantique Nord et de l'Arctique. Sa discrétion n'a d'égale que sa patience : il grandit d'à peine un centimètre par an.

Cette croissance extraordinairement lente ne l'empêche pas d'atteindre des dimensions impressionnantes. Après plusieurs siècles d'existence, certains spécimens mesurent jusqu'à 6 mètres de long. Plus étonnant encore, ce squale ne connaît la puberté qu'après avoir soufflé sa centième bougie. Une particularité qui intrigue les biologistes marins du monde entier.

En 2016, une étude scientifique avait déjà secoué la communauté scientifique en estimant qu'un seul individu pouvait vivre jusqu'à 400 ans. Cette découverte plaçait alors le requin du Groenland au sommet des espèces les plus longévives de notre Planète. Un spécimen photographié dans l'océan Arctique aurait ainsi commencé son existence en 1627, à l'époque où Louis XIII régnait sur la France.

(Phoho : L'animal le plus vieux du monde, le requin du Groenland, pourrait révolutionner la science de la longévité.)

Les secrets génétiques de sa longévité exceptionnelle 

Pour percer les mystères de cette longévité hors norme, une équipe de biologistes allemands a entrepris un travail colossal. Leur objectif : séquencer l'ADN du requin du Groenland pour identifier les mutations génétiques à l'origine de sa résistance au temps. Sous la direction du Dr. Steve Hoffman, ces chercheurs ont réussi à déchiffrer 92 % du génome de ce prédateur.

La première surprise fut la taille exceptionnelle de ce génome, plus vaste que celui de tous les autres requins déjà étudiés. Mais c'est sa composition qui a véritablement stupéfié les scientifiques. Environ 70 % des gènes du requin du Groenland sont des « gènes sauteurs », capables de se déplacer et de se dupliquer à différents endroits de la séquence ADN.

Habituellement, ces gènes mobiles représentent un danger potentiel pour l'organisme. Ils peuvent provoquer des mutations indésirables, voire des cancers. Pourtant, le requin du Groenland a développé un système astucieux pour transformer cette menace en avantage. Selon le Dr. Arne Sahm, coauteur de l'étude, ces gènes sauteurs semblent spécialisés dans la réparation de l'ADN, neutralisant ainsi leurs effets néfastes et renforçant même l'intégrité du génome.

Des applications prometteuses pour la santé humaine

Cette découverte suscite un enthousiasme considérable dans le domaine de la médecine anti-âge. Si le génome humain diffère sensiblement de celui du requin du Groenland, l'étude des mécanismes de longévité chez ces espèces remarquables ouvre de nouvelles voies thérapeutiques.

Le Dr. Vera Gorbunova, experte en biologie du vieillissement, envisage déjà des applications concrètes. Elle suggère la possibilité de développer des médicaments ciblant certains gènes humains pour les faire fonctionner de manière similaire à ceux du requin glacial. Une telle approche pourrait améliorer nos capacités naturelles de réparation de l'ADN.

L'objectif n'est pas de faire vivre les humains pendant des siècles, précisent les chercheurs. Il s'agit plutôt de retarder le vieillissement cellulaire et les pathologies qui l'accompagnent. Cette avancée pourrait contribuer à augmenter notre espérance de vie en bonne santé, un enjeu majeur pour nos sociétés vieillissantes.

Comprendre comment le requin du Groenland défie le temps nous rappelle que la nature regorge encore de secrets fondamentaux. Chaque espèce exceptionnelle porte en elle des leçons précieuses pour la science et potentiellement des solutions aux défis humains.


Auteur: Internet

Info: https://www.futura-sciences.com/, 20 mars 2025

[ Somniosus microcephalus ] [ mécanismes cryptiques ] [ résistance-tissulaire ] [ durabilité ] [ biomécaniques éoniques ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

eros

Accolés, comme le lierre à l’arbre encerclé,

    Que les dieux ne laissent l’aube nous déjoindre.



Fou qui veut modérer l’amoureuse folie,

Plutôt verrons-nous ensemble le soleil

    mener un quadrige noir,

La terre donner du blé à qui sème l’orge,

Les fleuves aller contremont,

Les poissons nager sur la rive sèche,

    Que l’amour terminer sa fureur.

Tant qu’il se peut, cueille,

    cueille le fruit de la vie.

Les corolles perdent les pétales…,

    L’on tresse les tiges sèches en paniers,

Si nous sommes aujourd’hui des amants hors d’haleine,

    demain l’infortune nous cloîtrera.



Baise m’encor, rebaise-moi et baise,

    c’est trop peu de baisers.

 

Je n’échangerais pas mes souffrances pour une autre,

Mort, je serai encore à elle,

Donne-moi de telles nuits

et la vie sera trop longue,

Multiplie-les, et je serai immortel,

comme un Dieu. 

Auteur: Pound Ezra

Info: Hommage à Sextus Propertius in Poèmes, traduit de l’anglais par Michèle Pinson, Ghislain Sartoris et Alain Suied, Editions Gallimard, 1985, page 288

[ couple ] [ passion ] [ éternel ]

 

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présence

Parfois je sens ta joue contre ma joue

Pressée, tel le souffle du printemps, aussi doux

Quand il éveille les choses les plus subtiles

Au renouveau, dans les forêts et les prairies tranquilles.



Oui, parfois, en un lieu où les hommes s’agitent et crient,

Il me semble que tes cheveux flottent

Devant mes yeux, comme la brume sanctifie

L’air et donne grâce à toute vie.



Ou les soirs paisibles quand tombe la pluie,

Quelque chose fait trembler les gouttes, alors tout entier

Je vibre, devinant que m’a frôlé ta pensée

Qui te porte comme le vent une branche fleurie. 

Auteur: Pound Ezra

Info: Camaraderie in Poèmes, traduit de l’anglais par Michèle Pinson, Ghislain Sartoris et Alain Suied, Editions Gallimard, 1985, page 259

[ invisible ] [ amour ]

 

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enchantement

Et pourtant jamais en nous de lassitude,

L’étrange émerveillement nous habite,

L’émerveillement se loge dans le frémissement des branches,

Le vent emplit nos bouches de mots étranges,

Notre émerveillement échappe au temps. 

Auteur: Pound Ezra

Info: In tempore senectutis in Poèmes, traduit de l’anglais par Michèle Pinson, Ghislain Sartoris et Alain Suied, Editions Gallimard, 1985, page 257

[ renouvellement ] [ passion ] [ intemporel ] [ amour ]

 

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beaux-arts

Cet âge exigeait l’image

De ses grimaces exagérées,

Appropriée à la scène moderne,

Sans nulle grâce Attique.



Non pas certes les rêveries

Obscures de l’intériorité,

Et le mensonge de préférence

A l’imitation des classiques.



Cet âge exigeait son masque de plâtre,

Non d’albâtre, en prise rapide,

Une prose de cinéma,

Non la sculpture des rimes. 

Auteur: Pound Ezra

Info: Ode pour l’élection du sépulcre d’E. P. in Poèmes, traduit de l’anglais par Michèle Pinson, Ghislain Sartoris et Alain Suied, Editions Gallimard, 1985, page 236

[ modernité ] [ décadence ]

 

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passion

Si elle ne veut pas de moi, la mort m’attend,

Que ne suis-je mort le jour et l’heure

Où elle me prit pour serviteur,

Dieu ! Elle me tua si gentiment

Quand elle me témoigna sa flamme.

Elle m’a tué je ne sais plus comment,

    Je ne veux plus voir une autre femme.



Je suis heureux si elle me rend fou,

    M’impose le silence, m’ordonne de parler.

Il me plaît d’être raillé,

Devant ou derrière,

Car après le mal, le bien viendra.



Comme cela est bon !

    Car je suis perfide et débauché,

    Loyal ou menteur,

    Tout vilain ou tout courtois,

    Ou hésitant entre les deux

        selon son désir,

Moi, Cercamon, heureux et malheureux,

    L’homme qui eut l’amour

        pour toujours ;

Hélas ! que cela plaise ou déplaise,

Elle ne peut me retenir.



J’ai perdu cette joie unique,

Celle que j’aimais tant,

    D’une main

    M’a rejeté.

    Elle m’égare

    Je ne sais dire ma requête,

        mon désir,

Et quand elle me regarde

Il me semble

        perdre tout sens et tout esprit.



Envers elle je n’estime pas plus

Les nobles dames courtisées

Qu’une vieille chemise usée.

Si le monde entier souffre,

Se couvre de ténèbres,

Où elle se tient

La lumière jaillit,

Et vient cette clameur

        A mon oreille. 

Auteur: Pound Ezra

Info: Langue d'oc in Poèmes, traduit de l’anglais par Michèle Pinson, Ghislain Sartoris et Alain Suied, Editions Gallimard, 1985, pages 224-225

[ obsession ] [ torture ]

 

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pilotage national

Le roi ne gouvernait pas seul. Il faut se débarrasser des idées reçues : non, la monarchie de l'Ancien Régime n'était pas ce système autocratique qu'une certaine historiographie s'est souvent plu à dépeindre. Le roi n'arrêtait pas à sa fantaisie, selon son bon plaisir, les grandes décisions touchant les affaires du royaume. Avant d'être prises, celles-ci étaient mûrement préparées par les secrétaires d'État, puis examinées par les ministres en Conseil et exécutées par ces mêmes secrétaires d'État. La monarchie française était un gouvernement par grand Conseil.

Auteur: Petitfils Jean-Christian

Info: Louis XIII

[ historique ] [ autocratie ] [ assistants ]

 

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otium

On se souvient que Montaigne, au moment où il décida de se retirer dans son château, en 1571, fit peindre sur un des murs du cabinet attenant à sa bibliothèque une phrase latine expliquant les motifs de son choix. Une partie des mots employés a parfois été traduite de façon édulcorée ; il est donc nécessaire d’y revenir brièvement. Rappelons-en l’essentiel : Montaigne se dit " pertæsus " (dégoûté, excédé) par deux réalités bien distinctes. Il qualifie la première de " servitii aulici ". Le terme aulici est dérivé de aula, qui ne peut en aucun cas se rapporter à la cour de parlement, comme on l’a souvent cru ; il s’agit plutôt de la Cour royale, dans laquelle on s’expose à une servitude — le sens de servitium dépasse en effet beaucoup en vigueur le vocable français service. L’expression " servitude des Cours " se rencontre d’ailleurs dans les Essais à propos des " cérémonies " mondaines et correspond à un lieu commun très répandu dans la littérature morale du temps. L’autre objet du dégoût de Montaigne concerne les charges publiques (munerum publicorum), cette fois, sans ambiguïté possible, celles que Montaigne a occupées à la cour des aides de Périgueux puis au sein du parlement de Bordeaux.

"Anno Christi 1571, aetatis 38, pridie Cal. Martias, die suo natali, Mich. Montanus, servitii aulici et munerum publicorum jamdudum pertæsus, dum se integer in doctarum virginum recessit sinus, ubi quietus et omnium securus quantillum id tandem superabit decursi multa jam plus parte spatii: si modo fata duint exigat istas sedes et dulces latebras avitasque libertati suae tranquillitatique et otio consecravit."

" L'an du Christ 1571, à l'âge de 38 ans, la veille des calendes de mars, anniversaire de sa naissance, Michel de Montaigne, las depuis longtemps déjà de sa servitude au parlement et des charges publiques, en pleine vigueur encore, se retira dans le sein des doctes Vierges, où, en repos et sécurité, il passera les jours qui lui restent à vivre. Puisse le destin lui permettre de parfaire cette habitation, ces douces retraites paternelles ; il les a consacrées à sa liberté, à sa tranquillité et à ses loisirs. "

Auteur: Jouanna Arlette

Info: Montaigne

[ obligations lassantes ]

 

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