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hominidés

Environ sept millions d'années se sont donc écoulés depuis que nous ne faisons plus un avec les chimpanzés et les bonobos.



 

Auteur: Heyer Evelyne

Info: L'Odyssée des gènes

[ évolution ] [ séparation ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

demisexuel

Mon cœur ne se laisse pas capturer facilement. Les conversations banales ne m'intéressent pas, je suis désabusé par l'amour et je suis trop concentré sur mes rêves et mes aspirations pour prêter longtemps mon attention à qui que ce soit. Mais si nous établissons cette connexion, si tu trouves ton chemin dans mon cœur, Dieu, je te succomberai comme si la gravité n'existait plus.

Auteur: Beau Taplin

Info:

[ égoïste ]

 
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Ajouté à la BD par miguel

philosophe

[…] l’élan créateur qui jaillit, comme un feu d’artifice, génial, création continue d’imprévisible nouveauté – c’est la première part de l’œuvre bergsonienne – et puis la retombée, l’épuisement de l’élan créateur qui retombe en pluie, qui se défait, qui s’éparpille, qui, d’unité qu’il était, devient multiplicité par simple inversion, par cette retombée même qui est la matérialité.

Ce geste-là est profondément plotinien. Plotin ignorait la première partie, à savoir l’élan créateur. Mais il est le théoricien de la chute, de la descente, de l’éloignement de l’Un, de l’apostasie, de la multiplication par simple éloignement. 

Auteur: Tresmontant Claude

Info: A propos de Bergson dans La crise moderniste, éditions du Seuil, 1979, page 148

[ théorie métaphysique ] [ résumé ] [ influences ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

plasticité morbifique

Une bactérie modifie son ADN pour mieux infecter les plantes : une nouvelle stratégie sans mutation.

Une équipe de chercheurs de l’INRAE a récemment mis en lumière une découverte fascinante dans le monde de la phytopathologie. Publiée dans la revue PLoS Biology le 20 septembre 2024, cette étude dévoile comment la bactérie Ralstonia pseudosolanacearum, responsable du flétrissement bactérien sur de nombreuses plantes, utilise des modifications épigénétiques pour s’adapter à son environnement, sans avoir recours aux mutations génétiques classiques.

Traditionnellement, l’adaptation des organismes vivants repose sur des mutations aléatoires dans leur ADN, qui sont ensuite transmises à leur descendance si elles s’avèrent bénéfiques. Toutefois, les chercheurs s’intéressent de plus en plus à un autre mécanisme d’évolution, l’épigénétique, où des modifications chimiques de l’ADN ou des protéines associées influencent l’expression des gènes, sans changer la séquence de l’ADN. Ces changements sont également héritables et peuvent se transmettre entre générations.

Peu d’études avaient démontré un lien aussi direct entre des modifications épigénétiques et l’adaptation environnementale des bactéries

Les chercheurs du Laboratoire des Interactions Plantes-Microbes-Environnement (LIPME) se sont concentrés sur Ralstonia pseudosolanacearum, une bactérie phytopathogène qui infecte plus de 250 espèces végétales, notamment les tomates et les pommes de terre. Cet agent pathogène est une véritable menace pour l’agriculture, causant des pertes importantes dans les cultures. Comprendre comment cette bactérie s’adapte à ses plantes hôtes pourrait aider à mieux prédire et contrôler la propagation des maladies qu’elle engendre.

L’étude relayée par l’INRAE début octobre, a révélé que la bactérie ajuste son fonctionnement par un mécanisme épigénétique appelé méthylation de l’ADN. En analysant les bactéries sur cinq plantes hôtes différentes pendant 300 générations, grâce à une technologie de séquençage avancée (SMRT-seq), les scientifiques ont identifié 50 modifications épigénétiques dans leur ADN. L’une de ces modifications cible un gène clé, epsR, qui régule la production de polysaccharides extracellulaires. Ces substances sont essentielles pour la virulence de la bactérie, car elles contribuent à la formation d’une matrice protectrice autour des cellules bactériennes, leur permettant ainsi d’infecter plus efficacement les plantes.

Ces changements épigénétiques se sont avérés stables sur plusieurs générations, même après que la bactérie ne soit plus en contact avec la plante hôte. Cela démontre la rapidité avec laquelle ces ajustements épigénétiques peuvent survenir et être maintenus, sans avoir besoin de mutations permanentes dans la séquence d’ADN.

La découverte d’une telle adaptation bactérienne via l’épigénétique marque une avancée majeure en microbiologie et en phytopathologie. Jusqu’à présent, peu d’études avaient démontré un lien aussi direct entre des modifications épigénétiques et l’adaptation environnementale des bactéries. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour comprendre la dynamique des infections bactériennes dans les cultures, ainsi que pour développer des stratégies de lutte plus efficaces contre ces pathogènes.

En explorant de nouvelles pistes comme les changements épigénétiques, les chercheurs espèrent non seulement améliorer les prédictions sur l’émergence de maladies végétales, mais aussi proposer des solutions pour limiter leur impact sur l’agriculture mondiale. 

Auteur: Internet

Info: https://www.agrimaroc.ma/, 19 décembre 2024

[ héritabilité non génomique ] [ pré intégration ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

homme-végétal

(Question) -  Vous parlez de l’anthropocène, mais dans votre livre, vous lui préférez le mot de phytocène. De quoi s’agit-il ?

(EC) - C'est une notion inventée par l'anthropologue canadienne Natasha Myers qui entend souligner à quel point notre monde a été créé par les plantes. Les deux notions expriment une idée plus générale : le monde ne se définit pas comme une réalité préalable à l'avènement du vivant, il est au contraire le résultat de l'action du vivant. Cette idée naît en France à la fin du XVIIIe siècle avec Lamarck. Celui-ci explique que la plupart des matières qui se trouvent à la surface du globe terrestre sont produites par l'influence des vivants. Le monde en dehors de nous n'est que la vie et le corps des autres vivants. C'est pour cela que vivre signifie toujours consommer la vie des autres : nous nous entre-mangeons, nous nous entre-buvons ! L'anthropocène n'est donc qu'une configuration particulière de cette nécessité indépassable qui fait que tout est dans tout, et que tout vivant vit de la vie des autres. De ce point de vue, il n'y a pas d'équilibre idéal, stable et définitif dans la nature, même sans l'homme. L'apparition et l'évolution de la vie sur la Terre sont le fruit d'une série de catastrophes. Au fond, la vie est la plus grande maladie de cette planète.

(Question) - L’homme doit donc établir des relations plus égalitaires avec les autres êtres vivants. Cette idée peut-elle être illustrée par l’image de la forêt, qui regroupe des êtres très divers vivant en interdépendance avec un certain équilibre ?

(EC) - C'est l'une des idées centrales de la Vie secrète des arbres de Peter Wollheben, et c'est aussi celle d'Eduardo Kohn dans son livre Comment pensent les forêts. Pour ma part, je suis un peu réticent. D'une part, il me semble que cela reste une idée romantique, car elle prétend retrouver une nature pure, immaculée, sans humain. Or, les villes sont déjà des forêts, mieux, des jungles, peuplées par des centaines d'espèces minérales, végétales et animales, et dans ces jungles tout est en mouvement, tout circule et chacun vit la vie des autres.

(Question) - Peut-on alors retenir l’idée de complémentarité entre les êtres vivants ?

(EC) - S’il faut retenir une signification politique à mon livre, il faudrait plutôt parler de mélange. Dans le vivant, rien n’est pur. Tout est dans tout. Non seulement notre corps est une sorte de zoo, où des bactéries, des champignons et des virus vivent en symbiose ; mais en plus, nous partageons la plupart de nos organes avec un nombre infini d’autres espèces. Sans compter que dans notre ADN il y a les traces d’autres formes de vie que nous avons traversées avant de devenir humain. Manger ou respirer, c’est donc faire l’expérience de l’impossibilité de séparer la vie des uns et des autres. A l’intérieur du mélange, tout dépend de tout mais tout ne peut pas être égal à tout.

(Question) - Est-ce que vous ne décrivez pas finalement une nature politiquement libérale : une interdépendance faite d’inégalités ?

(EC) - La dépendance est un rapport politique qui ne doit pas être nié ni vu négativement. Nous dépendons de la planète au même titre que la planète dépend de nous. C’est seulement cette interdépendance qui fait de la planète et de l’humanité deux sujets politiques. C’est seulement parce que nous dépendons d’autres et que d’autres dépendent de nous qu’il y a de la politique. C’est seulement parce que nous nous mélangeons aux autres et que nous ne pouvons pas nous passer de le faire que nous sommes des êtres politiques. La gauche ne peut que repartir de là.

Auteur: Coccia Emmanuelle

Info: https://www.liberation.fr/. A propos de son livre "la Vie des plantes", 25 décembre 2017

[ symbioses ] [ bottom-up ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

végétaux

Le premier fait qui permet au monde animal de se constituer est celui par lequel les plantes transforment notre planète. Leur existence est ipso facto cosmogonique : les plantes fondent le monde et ne se contentent pas de l'habiter.

Auteur: Coccia Emmanuelle

Info: Citation étiquetée en fonction du septénaire des "Dialogues avec l'Ange". Monde créé inversion du monde créateur, tous deux séparés par l'homme, au centre. Selon cette progression (que l'on peut aussi voir comme gamme diatonique renversable) : minéral - végétal - animal - (homme) - ange - archange - Dieu

[ arbres ] [ second niveau ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

symbiose

Le souffle est la première activité de tout vivant supérieur, la seule qui peut prétendre se confondre avec l’être. C’est le seul travail qui ne nous fatigue pas, le seul mouvement qui n’a pas d’autre fin que lui-même. Notre vie commence avec un (premier) souffle et se terminera avec un (dernier) souffle. Vivre c’est : respirer et embrasser en son propre souffle toute la matière du monde.* (...)

Respirer signifie savourer le monde. Et le monde est pour tout être vivant et pour tout objet ce qui se donne à travers et grâce au souffle. Le monde à la saveur du souffle. Si tout esprit fait monde, c’est parce que tout acte de respiration n’est pas la simple survivance de l’animal qui est en nous, mais la forme et la consistance du monde dont nous sommes la pulsation.**

Auteur: Coccia Emmanuelle

Info: La vie des plantes, *p. 74 **p 96

[ inspiration ] [ expiration ]

 

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imaginer

La raison est une fleur. […]

La fleur est la forme paradigmatique de la rationalité : penser, c’est toujours s’investir dans la sphère des apparences, non pour en exprimer une intériorité cachée, ni pour parler, dire quelque chose, mais pour mettre en communication des êtres différents.


Auteur: Coccia Emmanuelle

Info: La vie des plantes

[ transmettre ] [ abstraction ]

 

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lire

Toute lecture… est comparable à une prise de LSD ou à une session d’ayahuasca. Les mots sont de la poudre blanche ou une boisson à la saveur désagréable. Mais gorgée après gorgée, quelque chose apparaît devant nous, quelque chose qui n’a rien à voir avec notre corps ou avec le monde qui l’entoure. Avec une différence décisive : grâce à cette substance, nous pouvons dompter les visions, les induire de nous-mêmes et, surtout, les reproduire à volonté.

Auteur: Coccia Emmanuelle

Info: Philosophie de la maison, p 115

[ drogue ] [ modélisation ] [ abstraction ]

 

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philosophe

Bergson a effectué une critique de toute la pensée européenne, de souche grecque et latine, en portant son analyse sur des points fondamentaux : la notion de néant absolu, la notion de désordre intégral, la notion de possible, et puis le problème du temps.

[…] Bergson a vu, avec les yeux de l’intelligence, que la création est en train de se faire. Elle n’est pas achevée. Ce n’est pas du tout fait. Ce n’est pas du fabriqué. Elle est en acte. Elle est en train d’inventer, de composer génialement le monde, comme un musicien compose une symphonie, encore inachevée. Elle est la réalité la plus profonde au fond des êtres que nous sommes. Bergson a pris contact avec l’acte créateur même de Dieu. C’est de cette intuition-là qu’il est parti. C’est elle qu’il a développée, c’est d’elle dont il a fait l’inventaire. Ce qu’il appelle le temps réel ou la durée, ce n’est pas de l’écoulement, ce n’est pas du mou. C’est au contraire l’acte créateur immanent aux êtres en train d’être formés, la durée de la création en train de se faire.

Et c’est à cause de cela qu’il a critiqué de fond en comble l’antique philosophie hellénique, et puis la philosophie européenne qui en dépend, dans la mesure où elle en dépend : parce que la pensée grecque antique a ignoré, méconnu, refoulé le fait de la création. C’est en effet un thème constant chez Parménide, chez Anaxagore, chez Empédocle : en réalité il n’y a pas de genèse, il n’y a pas de genesis ni de physis. Tout est toujours donné, de toute éternité. Ou plutôt, rien n’est donné : tout existe de toute éternité, sans don. L’Être est éternel, sans genèse, sans évolution, sans corruption, sans modification. […]

Bergson a vu, à cause de la méthode expérimentale qu’il a utilisée en philosophie, que c’est tout le contraire qui est vrai. La réalité objective tout entière […] est essentiellement et intrinsèquement en régime de genèse et de corruption. Elle dure, c’est-à-dire – là est la découverte métaphysique de Bergson – qu’elle est en régime de création continuée […] en ce sens qu’elle n’a pas fini d’inventer du nouveau. […] La création n’a pas eu lieu seulement autrefois, dans le passé, au premier commencement du monde, elle a lieu à chaque instant du temps. Chaque instant marque un commencement d’être nouveau, une création originale, une improvisation. 

C’était donc une erreur de rapprocher le devenir bergsonien, ou la durée bergsonienne, du devenir d’Héraclite. Le devenir héraclitéen signifie que tout s’écoule, que tout se défait, mais que tout, aussi, revient à son point de départ, où tout est contenu et réalisé de toute éternité. Le devenir bergsonien signifie que tout est en train de se créer, ou d’être créé.

Auteur: Tresmontant Claude

Info: La crise moderniste, éditions du Seuil, 1979, pages 143-144

[ chronos ] [ résumé ] [ idées ] [ théologie chrétienne ] [ évolutionnisme ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson