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femmes-par-homme

Les mots abominables que je dis et que je regrette après les avoir dits, paléolithiques et babouines, si je les dis et ne peux m'empêcher de les redire, c'est parce que j'enrage qu'elles ne soient pas comme elles méritent d'être, comme elles sont au fond de mon cœur. Elles sont des anges, et je le sais. Mais alors pourquoi la paléolithique derrière l'ange ? Écoutez mon secret. Parfois je me réveille en sursaut dans la nuit, tout transpirant d'épouvante. Comment est-ce possible, elles, les douces et tendres, elles, mon idéal et ma religion, elles, aimer les gorilles et leurs gorilleries ? C'est la stupéfaction de mes nuits que les femmes, merveilles de la création, toujours vierges et toujours mères, venues d'un autre monde que les mâles, si supérieures aux mâles, que les femmes, annonce et prophétie de la sainte humanité de demain, humanité enfin humaine, que les femmes, mes adorables aux yeux baissés, grâce et génie de tendresse et lueur de Dieu, c'est mon épouvante qu'elles soient séduites par la force qui est pouvoir de tuer, c'est mon scandale de les voir déchoir par leur adoration des forts, mon scandale des nuits, et je ne comprends pas, et jamais je n'accepterai ! Elles valent tellement mieux que ces odieux caïds qui les attirent, comprenez-vous ? Cette incroyable contradiction est mon tourment, que mes divines soient attirées par ces méchants velus ! Divines, oui ! Sont-ce les femmes qui ont inventé les massues, les flèches, les lances, les épées, les feux grégeois, les bombardes, les canons, les bombes ? Non, ce sont les forts, leurs virils bien-aimés ! Et pourtant elles adorent Un de ma race, le prophète aux yeux tristes qui était amour ! Alors ? Alors, je ne comprends pas.

Il prit son chapelet, l'inspecta comme pour le comprendre, le posa sur la table, murmura un souriant merci à personne, fredonna un chant de la Pâque. Soudain, l'apercevant qui le regardait, il lui fit de la main un salut d'amitié.

— Aude qui fut ma femme. Durant les derniers temps de notre mariage, parce que je m'étais mis hors du social, parce que j'avais ôté le masque du réussisseur, parce que je n'étais plus un misérable ministre, parce que, pauvre et absurdement barbu et saint, je ne jouais plus la farce de l'homme fort, lorsque je lui disais mon épouvante de voir se flétrir son amour, mon tourment de me voir traité comme rien, moi, l'ancien seigneur de toute l'âme, ô ses silences et son visage imperméable, visage de pierre, ô ce jour où dans notre chambre de misère, j'avais voulu trouver grâce en faisant moi-même la vaisselle et que j'avais fait tomber une assiette et que je m'étais excusé, pauvre idiot, ô son horrible petit mépris excédé, mépris de femelle. J'étais pauvre, donc faible, je n'étais plus un important, je n'étais plus un sale victorieux. Tenace d'espoir absurde, je lui disais mon déchirement de n'être plus aimé, sûr que si elle comprenait elle me prendrait dans ses bras, et j'attendais des mots de bonté, j'attendais, la bouche entrouverte de malheur. J'espérais, je croyais en elle. Tu ne me dis rien, chérie ? Je n'ai rien à dire, a répondu la femelle au pauvre, au vaincu. Pétrifiée, durcie parce que je l'appelais au secours, parce que j'avais besoin d'elle. Je n'ai rien à dire, répétait la femelle avec un air crétin d'impératrice lointaine, agacée par le mendiant de tendresse. Et c'était la même qui m'adorait, les premiers temps, se voulait esclave lorsque j'étais un luisant vainqueur.

Il alluma une cigarette, aspira une longue prise de fumée pour lutter contre le sanglot, sourit, refit le salut d'amitié.

— Cinquième manège, la cruauté. Elles en veulent, il leur en faut. Dans le lit, dès le réveil, comme elles ont pu m'assommer avec mon beau sourire cruel ou mon cher sourire ironique, alors que je n'avais qu'une envie, beurrer de toute mon âme ses tartines et lui apporter son thé au lit. Envie refoulée, bien sûr, car le plateau du petit déjeuner aurait singulièrement diminué sa passion. Alors moi, pauvre, je retroussais mes babines, je montrais mes bouts d'os pour faire un sourire cruel et la contenter. Malheureux Solal, elles lui en ont fait voir ! L'autre nuit, après une de ces gymnastiques auxquelles elles trouvent un étonnant intérêt, elle n'a pas manqué de me roucouler une mignonnerie dans le genre mon méchant chéri qui a été si insupportable avec moi hier. Avec reconnaissance, entendez-vous ? Ainsi Elizabeth Vanstead m'a remercié de lubies cruelles à contrecœur inventées, m'a remercié tout en caressant mon épaule nue. Affreux !

Il s'arrêta, haleta, les yeux fous, tigre emprisonné, cependant qu'elle le considérait. Elizabeth Vanstead, la fille de Lord Vanstead, la plus élégante étudiante d'Oxford, recherchée de tous, si hautaine et si belle qu'elle n'avait jamais osé l'aborder. Elizabeth Vanstead toute nue avec cet homme !

— Non, trop de dégoût, je ne peux plus. J'aime mieux séduire un chien. Oui, je sais, je me répète. Manie de ma race passionnée, amoureuse de ses vérités. Lisez les prophètes, saints rabâcheurs. Un chien, pour le séduire, je n'ai pas à me raser de près ni à être beau, ni à faire le fort, je n'ai qu'à être bon. Il suffira que je tapote son petit crâne et que je lui dise qu'il est un bon chien, et moi aussi. Alors, il remuera sa queue et il m'aimera d'amour avec ses bons yeux, m'aimera même si je suis laid et vieux et pauvre, repoussé par tous, sans papiers d'identité et sans cravate de commandeur, m'aimera même si je suis démuni des trente-deux petits bouts d'os de gueule, m'aimera, ô merveille, même si je suis tendre et faible d'amour. J'estime les chiens. Dès demain je séduis un chien et je lui voue ma vie. Ou peut-être essayer d'être homosexuel ? Non, pas drôle de baiser des lèvres moustachues. Voilà d'ailleurs qui juge les femmes, ces créatures incroyables qui aiment donner des baisers à des hommes, ce qui est horrible. 

Auteur: Cohen Albert

Info: Belle du Seigneur, éditions Gallimard, 1968, pages 418 à 421

[ idéalisation ] [ duplicité ] [ fantasme ] [ maternelles ] [ hommes-femmes ] [ virilité ] [ romantisme épuisant ] [ exigences insupportables ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

femmes-par-homme

Comme elles ont pu me faire souffrir depuis vingt ans avec leurs babouineries ! Babouineries, répéta-t-il, envoûté par le mot, soudain hébété devant la cage d'un zoo. Regardez le babouin dans sa cage, regardez-le qui fait de la virilité pour plaire à sa babouine, regardez-le qui se tape de grands coups sur la poitrine, qui fait des bruits de tam-tam et marche la tête haute, en colonel parachutiste. (Il arpenta le salon, martela sa poitrine pour faire babouin. Tête haute, il était élégant et naïf, jeune et gai.) Ensuite, il secoue les barreaux de la cage et la babouine fondue et charmée trouve que c'est un fort, un affirmatif, qu'il a du caractère, qu'on peut compter sur lui. Et plus il secoue les barreaux et plus elle sent qu'il a une belle âme, qu'il est propre moralement, chevaleresque, loyal, un babouin d'honneur. Bref, l'intuition féminine. Alors, la babouine émerveillée s'approche en remuant le derrière, elles tiennent toutes, même les vertueuses, à beaucoup le montrer, d'où jupes étroites, et elle demande timidement au babouin, les yeux chastement baissés Aimez-vous Bach ? Naturellement, il déteste Bach, ce robot sans cœur et géomètre mécanique à développements, mais pour se faire bien voir et montrer qu'il a une belle âme et qu'il est d'un milieu babouin distingué, le malheureux est bien obligé de dire qu'il adore cet embêteur et sa musique pour scieurs de long. Vous êtes choquée ? Moi aussi. Alors, les yeux toujours baissés, la babouine dit d'une voix douce et pénétrée Bach nous rapproche de Dieu, n'est-ce pas? Comme je suis heureuse que nous ayons les mêmes goûts. Ça commence toujours par les goûts communs. Oui, Bach, Mozart, Dieu, elles commencent toujours par ça. Ça fait conversation honnête, alibi moral. Et quinze jours plus tard, trapèze volant dans le lit.

Donc la babouine continue sa conversation élevée avec son sympathique babouin, ravie de constater qu'en tout il pense comme elle, sculpture, peinture, littérature, nature, culture. J'aime beaucoup aussi les danses populaires, dit-elle ensuite en lui décochant une œillade. Et qu'est-ce que c'est, danses populaires, et pourquoi les aiment-elles tant ? (Il était si pressé de dire et de convaincre que ses phrases s'entrechoquaient, incorrectes.) Danses populaires, c'est gaillards remuant fort et montrant ainsi qu'ils sont infatigables et sauront creuser dur et longtemps. Bien sûr, elles n'avoueront pas le motif de leur délectation, et une fois de plus elles recouvriront avec des mots distingués, et elles te raconteront que ce qui leur plaît dans ces danses, c'est le folklore, les traditions, la patrie, les maréchaux de France, la chère paysannerie, la joie de vivre, la vitalité. Vitalité dans l'œil de leur sœur ! On sait ce que signifie vitalité en fin de compte, et Michaël expliquerait cela mieux que moi.

Mais voilà qu'un babouin plus long est introduit dans la cage et frappe plus gaillardement sa poitrine, un vrai tonnerre. Alors, l'admiré de tout à l'heure ne pipe mot car il est moins long et moins frappeur. Il abdique et en hommage au grand babouin il prend à quatre pattes la posture femelle en signe de vassalité, ce qui dégoûte la babouine qui le hait aussitôt d'une haine mortelle. Tout à l'heure, votre mari pendant les silences, son continuel sourire séduit, sa salive aspirée avec distinction et humilité. Ou, pendant que je parlais, son dos plié en deux pour plus d'attention. Tout cela c'était aussi un hommage de féminité au pouvoir de nuire, dont la capacité de meurtre est l'ultime racine, répété je une fois de plus. Idem, les sourires virginaux et attendris, quasiment amoureux, lorsque le roi pose la première pierre ! Idem, les rires adorants qui saluent un mot d'esprit, pas drôle du tout, d'un important ! Idem, le respect ignoble de l'attaché de cabinet bavardant avec délicatesse et scrupule la signature de son ministre au bas du traité de paix ! Oh, ce duo continuel parmi les humains, cet écœurant refrain babouin. Je suis plus que toi. Je sais que je suis moins que vous. Je suis plus que toi. Je sais que je suis moins que vous. Je suis plus que toi. Je sais que je suis moins que vous. Et ainsi de suite, toujours, partout. Babouins, tous ! Oui, j'ai déjà dit cela tout à l'heure, votre mari, les rires adorants, les attachés de cabinet. Excusez-moi, tous ces petits babouins me rendent fou, j'en trouve à tous les coins, en posture d'amour !

Et tout comme moi en ce moment, le grand babouin de la cage parle fort, avec des gestes de vitalité, parle en maître à la babouine qui le contemple avec des yeux émerveillés. Il a du charme, dit-elle tout bas à une vieille copine babouine qui s'évente, il a un sourire si doux, je sens qu'il doit être très bon au fond. Et les araignées ! Connaissez-vous les mœurs des araignées ? Elles exigent que le mari prouve sa force en faisant des bonds ! Ainsi. (À pieds joints, il sauta par-dessus la table. Honteux et se sentant ridicule, il alluma une cigarette, en expira furieusement la fumée.) Authentique, je peux vous montrer le livre. Et si le mari ne fait pas des bonds et ne tourbillonne pas tout le temps, rien à faire, l'âme de l'araignesse se détache de lui, et elle file aussitôt vers la mer avec un araignon tout neuf qui, n'étant en amour que depuis quelques jours, cabriole et pirouette que c'est un plaisir. C'est un araignon nègre ! Car sachez qu'elles adorent les nègres, mais c'est un secret qu'elles se chuchotent entre elles, la nuit au clair de lune, loin de leur blanc. Et alors, devant la mer soyeuse et bruissante, le malheureux doit faire des bonds de cinq, six et même sept centimètres, ce qui fait qu'elle l'adore !

Il s'arrêta, lui fit un bon sourire car il savourait ses araignées, avait oublié le troisième espace intercostal. De plaisir, il lança haut sa cravate de commandeur, la rattrapa au vol.

— Mais soudain, tragédie ! Un troisième araignon rapplique et fait encore plus de sautillés que le nègre ! Alors, l'araignesse se dit que l'araignon de miracle, l'araignon de toute l'âme, est enfin arrivé ! Divorce ! Troisième mariage ! Départ ivre vers une nouvelle mer avec le nouvel araignon ! Lune de miel à Venise où l'idiote se gargarise à tire-larigot devant des pierres et des couleurs, se félicitant d'être artiste et clignant des yeux pour mieux se pénétrer de ce pan de jaune génial dans le coin du tableau et y voir mille merveilles cependant que passe auprès d'elle un pensionnat de génisses en transhumance esthétique, et ce séjour à Venise marche bien parce que poésie, et poésie parce que billets de banque beaucoup et appartement dans le palace le plus cher.

Mais comme au bout de six semaines le pauvre troisième mari bondit beaucoup moins, qu'il est flapi et conjugal, qu'il en a un peu marre du physiologique et pense de nouveau au social et à reprendre son travail et à inviter les van Vries, et qu'il parle de son avancement et de ses rhumatismes, elle comprend soudain, avec beaucoup d'élévation, qu'elle s'est trompée. Ça ne manque jamais, le coup de s'être trompée. Alors elle décide d'aller lui parler en grande noblesse et, pour faire solennel, elle se colle un haut turban doré sur la tête. Cher troisième araignon, lui dit l'araignesse en joignant ses petites pattes velues, soyons dignes l'un de l'autre et quittons-nous noblement, sans vaines récriminations. Ne souillons pas d'une inutile injure le noble souvenir des bonheurs révolus. Je te dois la vérité, et la vérité, cher, est que je ne t'aime plus. Ça ne manque jamais non plus, le coup du je ne t'aime plus. Feindre serait bassesse, poursuit-elle. Que veux-tu, cher, je me suis trompée. De toute mon âme, j'avais cru que tu serais l'araignon éternel. Hélas ! Sache en effet qu'un quatrième araignon est devenu important dans ma vie. Elles adorent dire important dans ma vie qui fait plus noble que coucher avec. Et elle continue, la mignonne, avec des sentiments de plus en plus élevés. Vois-tu, je l'aime de toute mon âme car il est l'araignon des araignons, une âme d'élite et un caractère moral de tout premier ordre. C'est Dieu qui l'a mis sur mon chemin. Ah, comme je souffre, car le coup que je te porte est sans doute mortel ! Mais que faire ? Je ne puis vivre que dans la vérité et ne saurais mentir, ma bouche comme mon âme devant rester pures. Adieu donc, cher, et pense quelquefois à ta petite Antinéa. Ou encore, elle lui propose, en fin de discours, une dernière coucherie comme preuve d'affection sincère et pour lui laisser un beau souvenir. Mais le plus souvent, en conclusion, c'est le Sois fort et demeurons amis.

Auteur: Cohen Albert

Info: Belle du Seigneur, éditions Gallimard, 1968, pages 413 à 417

[ animalité ] [ bestialité ] [ comparaison ] [ hypocrisie ] [ libidineuses ] [ séduites ] [ vacherie ] [ parade prénuptiale ] [ baise ] [ compétition virile ] [ hiérarchie ] [ désir sexuel ] [ confusion ] [ dissimulatrices ]

 

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temps suspendu

Mon mari conduisait. A notre droite, il y avait un ravin. Un camion s'apprêtait à nous croiser. Tout d'un coup, une voiture a entrepris de le doubler et a foncé sur nous à grande vitesse. J'ai pensé : "la mort". Je suis montée immédiatement au-dessus de mon corps. Je voyais au-dessous de moi les véhicules qui se faisaient face. Ils roulaient infiniment lentement. Le temps s'était presque arrêté. Je constatais que l'accident était inévitable, j'apercevais mon corps à l'intérieur de la voiture. Ce qui allait lui arriver m'indifférait totalement. Je voyais mon mari au volant. Je savais que ses efforts seraient vains. Je me retournai. En face de moi se tenait, immobile et silencieux, un Etre immense, comme un Ange. Son visage était lumineux, mais dans l'ombre. Il émanait de lui une puissance, une sagesse, un amour au-delà de tout ce que l'on peut imaginer. Il venait me chercher. Ma joie était indescriptible, autant que mon impatience à le suivre. (...)

Mon guide me confirma que c'était le moment. Pourtant, tout d'un coup, je réalisai qu'il paraissait surpris et qu'il hésitait. Il restait silencieux et immobile. Il attendait quelque chose. Mais quoi ? Il me laissait du temps et je voyais les véhicules en bas qui se rapprochaient encore. Je savais que je disposais d'un délai pour trouver quelque chose. Il ne m'aiderait pas. C'est comme si je souffrais d'amnésie. Tout à coup, je vis ma fille, loin là-bas, dans sa chambre en train de dormir, ma mère à ses côtés. J'éprouvai une immense peine. Je me suis mise à genoux devant l'être et lui dis : "Je sais que ce que tu fais est juste, mais ma fille, une épreuve si terrible, perdre ses deux parents à la fois, est-ce juste ? Fais que mon mari au moins ne meure pas." Alors je vis son visage et entendis sa voix. Il me repoussa sur Terre en disant : "'Puisque tu ne demandes rien pour toi, retourne, ce n'est pas l'heure." Je vis qu'il était joyeux de la manière dont j'avais réagi et qu'il m'avait éprouvée. Son visage était plus lumineux que le soleil et sa voix, une vibration énorme. Je retombai à ma place dans l'auto, et vis les phares s'écarter. Mon mari et moi sommes restés longtemps au bord de la route. Il avait conscience que nous aurions dû mourir.


Auteur: Jovanovic Pierre

Info: Enquête sur l'existence des anges gardiens

[ bullet time ] [ ultra-ralenti ] [ seuil ] [ choix ]

 

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humour

En fait, la question n'est plus de savoir si les Anges existent, mais plutôt de savoir si l'Archange Gabriel est meilleur trompettiste que Miles Davis.

Auteur: Jovanovic Pierre

Info: Enquête sur l'existence des anges gardiens

[ musique ] [ cosmique ]

 

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gri-gris

PIRIPIRIS : talismans en usage chez certains Indiens du Pérou. Ils sont composés de diverses plantes; ils doivent faire réussir la chasse, assurer les moissons, amener de la pluie, provoquer des inondations, et défaire des armées ennemies.

Auteur: Abbé Migne Jacques-Paul

Info: Encyclopédie théologique, tome quarante-neuvième.Dictionnaire des sciences occultes, tome second

[ porte-bonheur ] [ grigri ]

 
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existence

Si vous ne souffrez pas, vous ne grandissez pas. Il faut passer par la douleur, la perte, les larmes et la colère. Chaque fois que vous passez par là, vous grandissez, vous progressez. Il n'y a rien de plus important dans la vie pour votre progression. Personne ne progresse si tout lui est apporté sur un tableau d'argent.


Auteur: Jovanovic Pierre

Info: Enquête sur l'existence des anges gardiens

[ initiatique ] [ épreuves ]

 
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astre du jour

Les premières images du pôle sud du Soleil bouleversent notre compréhension de son champ magnétique

La sonde européenne Solar Orbiter a observé ce qu’aucun instrument n’avait pu contempler avant elle : le pôle sud de notre étoile. Or les images montrent que dans les régions polaires, le champ magnétique se comporte de manière très différente de ce que les scientifiques imaginaient.

(Image :  Le réseau magnétique au niveau du pôle sud du Soleil, reconstitué à partir des images prises par la sonde européenne Solar Orbiter.)

Au printemps 2024, la sonde Solar Orbiter de l’Agence spatiale européenne (ESA) réalisait un exploit. Aucun observatoire terrestre ou spatial n’avait pu contempler, jusqu’ici, les plus hautes latitudes de notre étoile. Mais l’engin de 1800 kg conçu par Airbus Defense and Space photographiait alors le pôle sud du Soleil, obtenant ainsi "les premières images d’un pôle solaire jamais réalisées par l’humanité", se félicitait l’astrophysicienne britannique Carole Mundell, directrice de la science à l’ESA.

Les premières analyses viennent d’être publiées dans la revue The Astrophysical Journal Letters. Elles dévoilent des résultats totalement inattendus sur les propriétés du champ magnétique au niveau des pôles, qui sont elles-mêmes essentielles "pour mieux comprendre les cycles d’activité de notre étoile", soulignent les auteurs de l’étude. 

Plasma de particules chargées

Tel est l’un des objectifs affichés de la mission Solar Orbiter lancée en 2020 pour un coût total de 1,5 milliard d’euros : observer les phénomènes à l’œuvre aux latitudes supérieures à 60° afin d’avoir une meilleure compréhension du champ magnétique du Soleil, et ce faisant des variations de son activité (taches solaires, éruptions, émissions de particules énergétiques pouvant affecter les infrastructures terrestres…) sur des périodes d’environ onze ans.

Car l’activité du Soleil est régie essentiellement par son champ magnétique. Notre astre est constitué en effet d’un plasma de particules électriquement chargées (protons et électrons) qui, en s’agitant dans les profondeurs de l’astre, créent des lignes de champ magnétique. 

Boucles magnétiques

En période calme, celles-ci sont bien organisées, comme autour d’un aimant : elles vont d’une région polaire à une autre où se situent les pôles magnétiques nord et sud. Mais en raison de la structure en couche du Soleil et de sa rotation, les lignes se distordent peu à peu.

Elles finissent par former des boucles qui percent la surface du Soleil, engendrant ainsi les fameuses taches sombres. Or ces boucles peuvent "craquer" lorsqu’elles sont trop pleines. Elles produisent alors des flash lumineux de haute énergie (rayons X, UV, etc.), des particules très énergétiques et parfois aussi d’immenses jets de matière appelés "éjections de masse coronale" pouvant atteindre la Terre au bout de quelques jours de voyage. 

Assistance gravitationnelle de Vénus

"Pour expliquer les cycles magnétiques du Soleil, il nous manquait encore la connaissance de ce qui se passe dans les régions polaires. Et Solar Orbiter apporte la pièce manquante du puzzle"se réjouit l’astronome Sami Solanki, directeur de l’institut allemand Max-Planck pour les recherches sur le Système solaire et coauteur des analyses sur les images du pôle sud.

Pour accéder à ce qu’aucune sonde spatiale n’a pu visualiser avant elle, la sonde européenne a effectué une série de manœuvres d’assistance gravitationnelle en passant à proximité de Vénus. Son orbite s’est inclinée ainsi peu à peu par rapport au plan équatorial du Soleil, jusqu’à atteindre en mars 2025 un angle de 17°. De quoi réaliser, huit jours durant, grâce aux instruments PHI (Polarimetric and Helioseismic Imager) et EUI (Extreme Ultraviolet Imager) de Solar Orbiter, des photographies inédites du pôle sud à quelque 40 millions de kilomètres de notre étoile (soit environ un quart de la distance Terre-Soleil). 

Traceurs naturels

Depuis cette position inédite, Solar Orbiter a observé les "supergranules" qui se forment sur la surface de l’étoile : de gigantesques cellules de convection deux à trois fois plus larges que le diamètre de la Terre où le plasma bouillonnant monte dans les parties centrales, puis s’écoule horizontalement avant de redescendre dans les profondeurs au niveau des bords.

Or en mettant en mouvement le plasma, ces structures déplacent aussi le champ magnétique qu’elles organisent ainsi à la surface du Soleil. "Les supergranules des pôles agissent comme des traceurs naturels, indique Lakshmi Pradeep Chitta, lui aussi chercheur à l’institut Max-Planck. Elles rendent visible, pour la première fois, la composante polaire de la circulation globale du Soleil dans ses cycles de onze ans."

Vitesse de déplacement

L’équipe allemande a pu mesurer ainsi, de façon très précise, la vitesse de déplacement des supergranules en direction du pôle sud. Or celle-ci est comprise entre 10 et 20 mètres par secondes selon les structures étudiées. Soit une vitesse presque aussi importante que ce qui est observé à l’équateur… et qui est bien plus rapide que ce que tous les modèles théoriques prévoyaient !

Ces mesures, qui seront incorporées dans les futures modélisations, permettront de mieux comprendre et prédire l’évolution du champ magnétique et par conséquent les humeurs de notre étoile. Sans compter que d’ici à la fin des années 2020, Solar Orbiter inclinera encore plus son orbite, jusqu’à 30 voire 33°, ce qui permettra d’obtenir des images encore plus précises des pôles magnétiques du Soleil.



 

Auteur: Internet

Info: https://www.sciencesetavenir.fr/. Franck Daninos, 27.11.2025

[ sursauts ]

 

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objectif-subjectif

En luttant férocement contre ceux qui considèrent que la parapsychologie est une discipline scientifique sérieuse, quelques grands cerveaux prennent une grave responsabilité. Ils provoquent une coupure profonde entre les scientifiques et l’ensemble de leurs concitoyens ; leurs prises de position sont inutiles et dangereuses parce qu’elles ne font pas le poids face à ce que ressent celui qui a vécu, par exemple, un rêve prémonitoire confirmé par les faits. Vouloir alors imposer à la Science de se détourner, c’est faciliter l’activité des charlatans.

Auteur: Lignon Yves

Info: Parapsychologie : le Dossier

[ naturel-surnaturel ] [ paranormal ] [ fermeture ]

 
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paranormal

Rémy Chauvin a noté que les phénomènes [ de PK, ou psychokinèse ou télékinésie par la pensée ] s’accompagnaient de modifications physiologiques surprenantes : cœur atteignant 240 battements par minute, importante perte de poids (jusqu’à 2 kilos), augmentation du taux de sucre sanguin… Le tracé électro-encéphalographique de Nina Kuligina était également modifié et montrait une intense activité des parties primitives du cerveau (limbique, reptitien).


Auteur: Lignon Yves

Info: Parapsychologie : le Dossier

[ métapsychisme hypothétique ] [ corps-esprit ]

 

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manichéisme

Je me suis penché sur la figure singulière de Mani, ce prophète du IIIe siècle né en Mésopotamie, fondateur de l’Église de la Vérité, que j’appelle Christ d’Orient et Bouddha d’Occident, car il incarna la synthèse audacieuse des sagesses anciennes, réconciliant zoroastrisme, bouddhisme, christianisme et gnose dans une vision unificatrice de la Lumière divine piégée dans les Ténèbres. Au cœur de mon ouvrage, je dévoile la physiologie ésotérique de l’Homme de Lumière, cet être double dont l’âme immortelle, particle de la Lumière primordiale gouvernée par le Père, l’Esprit et le Fils, s’échappe du corps mortel, fruit des Ténèbres sataniques, par une ascèse rigoureuse qui transmue la mort en élévation suprême. Mani, peintre, poète, musicien et médecin hors pair, transmit cette gnose tolérante et non violente, qui illumina des millions d’âmes de l’Afrique à la Chine pendant plus de mille ans, avant d’être étouffée par les orthodoxies persécutrices.​​

Cette doctrine dualiste métaphysique, loin des gris moraux, oppose radicalement Bien et Mal, Lumière et Ténèbres, invitant l’Élu – l’initié parfait – à libérer les étincelles divines captives dans la matière par le végétalisme, la chasteté et la contemplation, préfigurant ainsi notre quête contemporaine de sens au seuil du troisième millénaire. J’y montre comment Mani, se proclamant Paraclet et Sceau des Prophètes, réconcilia l’ésotérisme chrétien avec le nirvana bouddhique et la pureté zoroastrienne, offrant une religion de justice pacifique dont l’écho résonne encore dans notre soif d’unité spirituelle. Mon essai, rigoureux et révolutionnaire, révèle pourquoi cette " Religion de Lumière " détient peut-être le secret de notre avenir, appelant l’homme moderne à redevenir cet Homme Parfait, vecteur de rédemption cosmique.



Auteur: Favre François

Info: "Mani, Christ d'Orient et Bouddha d'Occident : La physiologie de l'homme de lumière dans la gnose manichéenne" Résumé synthèse de perplexity.ai

[ origine ] [ étymologie ]

 

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