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covid-19

L’Occident va payer son utopie d’avoir enfanté la science biologique ; en croyant servir l’homme il l’a inféodé à un modèle naturaliste animalier, un simple produit de la mécanique génétique qui favorise le plus fort, ou encore la brute. Nous atteignons probablement le seuil des derniers épisodes d'un grand chapitre de l'épopée de l’homme sur terre.

Le virus ne représente que le négatif de la transcendance oubliée, il est pure contingence, le multiple, la division infinie du sens dans l’absolue facticité du monde. A l’inverse, dans l’inconditionné de la transcendance s’élance la nécessité comme puissance dévoilant la raison ultime de l’être de l’homme, celle de prendre le monde en lui pour l’élever à sa véritable dimension spirituelle.

Il était donc fatal que la crise survienne avec l’avancée dogmatique de la pensée biologique.

Face au virus, seule l’unité transcendantale du sujet peut s’opposer. Vouloir utiliser un vaccin contre la contingence relève simplement d’une aberration de la pensée technique car, comme dans l’histoire de Protée, cela ne fait que renforcer son pouvoir de métamorphose infinie.

La scission qui se produit en Europe autour du vaccin et du passeport sanitaire est certainement l’épreuve finale entre l’obscurantisme ignoré de la science biologique et la résurgence de l’esprit. Le combat ne fait que commencer même et surtout si c’est le dernier.

Auteur: Gandolfi René

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[ volonté de maîtrise ] [ inconscient ] [ conséquences de la sécularisation ] [ technicisme ]

 
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biopouvoir

L’homme doit finaliser le sens de son existence sur fond de néant où veille la présence angoissante du non-sens qu’est la mort. L’homme ne peut donc fuir la mort et doit vivre avec elle puisqu’elle borne le sens de son existence et absolutise l’unicité de sa présence au monde.

Cette dernière sentence philosophique est totalement contradictoire avec le biologisme ambiant qui exalte la vie pour la vie dans le rejet phobique de la mort. La pandémie aurait dû être l’occasion de réfléchir la structure chiasmatique du concept d’immunité où deux conceptions de l’homme se croisent dans leur radicale différence. Au lieu de cela, elle a été l’occasion d’une stupéfiante mise en scène de l’effroi de l’homme face à la mort, effroi ayant même atteint les principales communautés religieuses. Ce fut la victoire du biologisme et la défaite de toute idée transcendantale de l’homme. L’inconditionné de l’être a chuté dans le marécage moléculaire d’une soupe originelle d’où jaillit la promesse illusoire d’une jouissance éternellement renouvelée. On comprend que Moïse ait brisé les tables de la loi à la vue de la vénération du veau d’or par le peuple. 

L’idéologie que promeut une politique biologique est celle d’une immunisation contre la mort, permettant à l’homme d’échapper à la pression sélective du système qui l’a enfanté et de se régénérer illusoirement, comme dans la légende de Frankenstein, à même la matrice génétique emblématisée en fontaine de jouvence. Telle est l’utopie, proche d’une hallucinose, de cette nouvelle religion positiviste qu’Auguste Comte avait anticipée et qui ne concerne en rien le surhomme de Nietzsche, mais plutôt l’homme augmenté ou encore le transhumain.

Auteur: Gandolfi René

Info:

[ refoulement ] [ transhumanisme ] [ peur ]

 
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corps

Cette esquisse ontologique est transférable sur le plan immunitaire suivant la traditionnelle tripartition fonctionnelle de l’organisme : le système métabolique, le système cardio-respiratoire et le système nerveux.

— Le métabolisme concerne l’interdépendance des formes suivant les conditions qu’impose la coévolution. Quand on mange un légume ou un animal on s’approprie le mode d’être du légume ou de l’animal ou encore leur structure ontologique. Ainsi, une forme passe dans une autre en lui apportant la valeur modale de sa genèse. Cette alchimie appropriative que le système digestif effectue montre l’indissociabilité du lien entre le qualitatif et le quantitatif. Le biotope intestinal reflète l’évolution de cette interdépendance témoignant de millions d’années et fournit les bases de la construction immune. Cette immunité initiant le rapport du Un au Tout est donc représentative de l’en soi ou encore de l’essence d’une forme. Elle est globalement assimilable à l’immunité innée et donc représentée par la lignée myélocytaire de l’hématopoïèse, source du processus identitaire primaire qu’assume le pouvoir unificateur du sang.

— Le système cardio-respiratoire se définit par sa capacité à offrir une médiation rythmique entre un organisme et son environnement immédiat, Autrement dit, l’essence d’une forme doit continuer à se faire être dans sa différence dans son rapport aux autres essences sur un mode beaucoup plus qualitatif. L’immunité est ici celle du rapport de l’un à l’autre et concerne donc le pour soi. Elle est aussi globalement assimilable à l’immunité acquise et intéresse les organes lymphoïdes. Il apparaît que le rôle de la rate soit, par sa double constitution hémo-lymphatique, d’une importance majeure en assurant l’équilibre du mouvement dialectique entre l’en soi et le pour soi.

— Le système nerveux confirme la valeur différentielle d’un organisme et en assume l’unicité. L’immunité neurologique est celle de l’en soi pour soi ou encore le soi-même comme autre et elle boucle le mouvement dialectique constitutif de toute forme.

Ce dernier moment dialectique fondant l’ipséité doit être ouvert au monde et médié par la dynamique de l’en soi et du pour soi, comme forme de sa singularité et particularité. Ce dernier moment valide l’ensemble du procès identitaire et joue donc un rôle essentiel dans les pathologies auto-immunes.

Auteur: Gandolfi René

Info: L'immunité ou comment devenir soi-même

[ progression dialectique ] [ triade ] [ transposition biologique ] [ individu ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

environnement relationnel

Cependant, la pandémie [du covid-19], comme tout symptôme dit infectieux, dévoile la persistance de la pression sélective au sein du système de l’évolution et il est alors fait appel au concept d’immunité acquise ou adaptative qui, nous venons de le voir, est déjà implicitement convoquée dans l’immunité naturelle. Ce deuxième type d’immunité prouve que l’identité de l’homme est toujours exposée au mécanisme co-évolutionniste intéressant la vie de la totalité des formes de la planète. Déterminer l’immunité d’un organisme comme un mode de défense contre ce qui lui est étranger méconnaît le fait qu’une forme ne cesse de s’éprouver dans sa différence et que celle-ci ne peut se concevoir hors de l’impératif logique qui commande à la coévolution. La loi intégrative du système s’impose, une forme n’existe que par rapport à une autre.

La notion de soi comme unité organique se rapportant à une logique existentielle autarcique devient abstraite, sans réalité concrète et oblitérant l’importance de l’interdépendance des formes. Nos intestins abritent une faune et une flore permettant l’assimilation des aliments. Certains animaux ont plus de microorganismes dans leur organisme que de cellules propres cela s’appelle la commensalité ou l’art de vivre ensemble.

La notion de soi rejoint en pure logique celle de l’identique, du toujours pareil, d’une coïncidence à soi sans écart, d’un éternel rapport de soi à soi, rappelant l’obstination cellulaire à n’être que soi sans autre que soi. Ainsi le terme d’étranger associé à celui de non-soi dans la définition de l’identité immunitaire devient fortement problématique. Rien du monde ne peut être considéré comme étranger à une forme et surtout pas les virus et les bactéries qui sont des éléments majeurs du processus évolutif rappelant que celui-ci reste un système intégratif pour le meilleur et pour le pire ; en effet, le jeu n’est pas terminé et nul n’en connaît la fin.

En conséquence, le non-soi fait miroir à l’abstraction du soi et en récupère la dimension imaginaire.

Le modèle cellulaire se révèle fallacieux. La cellule ne se préoccupe que d’elle-même en assimilant le monde, c’est-à-dire en le rendant pareil à elle. Elle s’enclot en elle-même sur son vouloir être le monde : elle est une hallucinose et ne modélise qu’un soi psychotique.

L’ipséité est une identité ouverte au monde et donc à conquérir, jamais achevée, toujours en devenir, en prise avec l’altérité qui la fait toujours être autre que ce qu’elle est. La notion doctrinaire, voire fanatique, d’étranger est donc absconse du fait que le problème immun chez l’homme est d’assumer qu’il n’est que de son rapport à l’autre emblématisé comme grand Autre pour en signifier la logique infiniment différentielle.

Mais qu’est-ce que l’être de l’homme comme être avec un autre ? Telle est la vraie question que la pandémie aurait dû faire jaillir dans toute son ampleur.

Auteur: Gandolfi René

Info:

[ complexité ] [ dialectique ] [ biologie ] [ tiercéité ]

 
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