corps

Cette esquisse ontologique est transférable sur le plan immunitaire suivant la traditionnelle tripartition fonctionnelle de l’organisme : le système métabolique, le système cardio-respiratoire et le système nerveux.

— Le métabolisme concerne l’interdépendance des formes suivant les conditions qu’impose la coévolution. Quand on mange un légume ou un animal on s’approprie le mode d’être du légume ou de l’animal ou encore leur structure ontologique. Ainsi, une forme passe dans une autre en lui apportant la valeur modale de sa genèse. Cette alchimie appropriative que le système digestif effectue montre l’indissociabilité du lien entre le qualitatif et le quantitatif. Le biotope intestinal reflète l’évolution de cette interdépendance témoignant de millions d’années et fournit les bases de la construction immune. Cette immunité initiant le rapport du Un au Tout est donc représentative de l’en soi ou encore de l’essence d’une forme. Elle est globalement assimilable à l’immunité innée et donc représentée par la lignée myélocytaire de l’hématopoïèse, source du processus identitaire primaire qu’assume le pouvoir unificateur du sang.

— Le système cardio-respiratoire se définit par sa capacité à offrir une médiation rythmique entre un organisme et son environnement immédiat, Autrement dit, l’essence d’une forme doit continuer à se faire être dans sa différence dans son rapport aux autres essences sur un mode beaucoup plus qualitatif. L’immunité est ici celle du rapport de l’un à l’autre et concerne donc le pour soi. Elle est aussi globalement assimilable à l’immunité acquise et intéresse les organes lymphoïdes. Il apparaît que le rôle de la rate soit, par sa double constitution hémo-lymphatique, d’une importance majeure en assurant l’équilibre du mouvement dialectique entre l’en soi et le pour soi.

— Le système nerveux confirme la valeur différentielle d’un organisme et en assume l’unicité. L’immunité neurologique est celle de l’en soi pour soi ou encore le soi-même comme autre et elle boucle le mouvement dialectique constitutif de toute forme.

Ce dernier moment dialectique fondant l’ipséité doit être ouvert au monde et médié par la dynamique de l’en soi et du pour soi, comme forme de sa singularité et particularité. Ce dernier moment valide l’ensemble du procès identitaire et joue donc un rôle essentiel dans les pathologies auto-immunes.

Auteur: Gandolfi René

Info: L'immunité ou comment devenir soi-même

[ progression dialectique ] [ triade ] [ transposition biologique ] [ individu ]

 

Commentaires: 1

Ajouté à la BD par Coli Masson

Commentaires

miguel, filsdelapensee@bluewin.ch
2025-01-01 08:03
je rajouterai entité, ou individu, afin de mieux pointer vers l'idée