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vivre

L'intuition de la subjectivité est une intuition existentielle, qui ne nous livre aucune essence. Ce que nous sommes, nous le savons par nos phénomènes et nos opérations, par notre flux de conscience.

Auteur: Maritain Jacques

Info:

[ interaction ]

 

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philosophie

Les bonnes choses sont d'un management difficile ; il n'est rien de plus difficile à manière que le moral, surtout depuis qu'elle est devenue kantienne... et qu'elle s'est séparée de la nature.

Auteur: Maritain Jacques

Info: Humanisme intégral 1935, De l'usage de la morale

[ éthique ] [ anthropocentrique ]

 

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charité

C’est par elle seule que l’homme atteint la perfection, c’est par elle aussi, et par le don de sagesse qui en est inséparable, qu’a lieu la véritable contemplation. C’est par elle seule que l’Esprit peut régner parmi les hommes. Voilà le point capital sur lequel nul accord n’est possible avec l’intellectualisme absolu et l’ésotérisme hindou.

Auteur: Maritain Jacques

Info: Une heure avec Ferdinand Ossendowski, Publié dans Les nouvelles littéraires du 26 juillet 1924

[ vertu théologale ] [ orient-occident ] [ différence ]

 

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protestantisme

Que l’idée d’une religion individuelle ait fait horreur à Luther, qu’il ait toujours aimé l’idée de l’Église... nous en sommes persuadés. Mais, en affranchissant les communautés chrétiennes de la "tyrannie romaine" et de l’autorité spirituelle du vicaire du Christ — il les arrachait en réalité à l’unité du corps du Christ pour les incarcérer malgré lui dans le corps temporel de la communauté politique ou nationale, et les soumettre finalement à l’autorité de ces princes qu’il détestait.

Auteur: Maritain Jacques

Info: Notes sur Luther, page 610

[ rejet ecclésiastique ] [ conséquences ]

 
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idées

Bergson a reçu de Taine l’idée d’une intelligence naturellement mécaniciste, de Spencer l’idée d’une intelligence engendrée selon certains besoins et certaines exigences de l’évolution, et occupée à lier le phénomène au phénomène. Il a travaillé sur la notion, reçue du vieux fonds kantien, du concept comme forme vide, et sur celle, héritée de Descartes, de l’idée comme tableau mental interposé entre le réel et l’esprit. […] Si M. Bergson a réagi contre certaines conséquences de la gnoséologie moderne, c’est en acceptant ses prémisses.

Auteur: Maritain Jacques

Info: Préface à la seconde édition de la Philosophie bergsonienne, p. XX

[ inspiration ] [ sources ] [ critique ]

 

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orient-occident

En cela [la pure contemplation] la religion jaune reste fidèle à l’une des plus profondes vérités de l’ordre spirituel. Et certes, ils ont raison de reprocher à notre civilisation son matérialisme, et sa dissipation dans l’activité extérieure. Si l’Europe est dans les affres où nous la voyons, c’est qu’elle a failli à sa mission. Mais ce n’est pas d’eux qu’elle doit recevoir l’initiation aux choses de l’esprit. Il lui suffit de revenir à sa plus authentique tradition, qui, à bien meilleur titre que la tradition orientale, affirme la prééminence de la sagesse et de la contemplation.

Auteur: Maritain Jacques

Info: Une heure avec Ferdinand Ossendowski, Publié dans Les nouvelles littéraires du 26 juillet 1924

[ bouddhisme ] [ lamaïsme ]

 

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intelligence-raison

En bref, elle [la pensée de Maurice Blondel] consiste à défendre et sauver l’intelligence, mais en affirmant qu’elle est incapable à elle seule d’atteindre son objet propre, et que, pour "rejoindre l’être", elle a nécessairement besoin de la volonté. L’intelligence n’est vraiment intelligence que si l’amour est là pour spécifier son opération.

Nous ne lui reprochons pas d’admettre une connaissance supérieure à la connaissance rationnelle, et auprès de laquelle tout ce que nous savons par l’étude nous apparaît comme de la paille – en cela il n’a pas tort – mais bien de déclarer que cette connaissance supérieure […] est indispensable pour que la connaissance rationnelle nous mette en possession de ce qui est.

Auteur: Maritain Jacques

Info: Réflexions sur l’intelligence et sur sa vie propre

[ naturel-surnaturel ] [ suffisante ] [ théorie ] [ critique ]

 

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théologie

Luther lui-même n’était certes pas un homme moderne, pas plus qu’il n’était un protestant. Cela ne l’empêche pas d’être à l’origine du monde moderne, comme il est à l’origine du protestantisme. Et c’est justement ce qui fait l’immense intérêt de son cas, catholique, foudroyé, saint manqué, c’est dans une manière fausse et forcenée (et où, en réalité, le Moi devenait centre et règle souveraine) de se jeter sur certaines grandes antiques vérités trop oubliées autour de lui (confiance en J.-C. et mépris de soi, valeur de la conscience comme règle immédiate de nos actions, impossibilités pour l’homme déchu d’un état de perfection naturelle acquise sans la grâce du Christ, etc.) qu’on voit paraître en lui le principe des erreurs modernes.

Auteur: Maritain Jacques

Info: Notes sur Luther, page 610

[ christianisme ] [ malentendu ] [ conséquences ]

 

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intelligence

Puisque Dieu nous propose dans des concepts et des propositions conceptuelles (qui nous arrivent toutes ruisselantes du sang des martyrs, au temps de l’arianisme on savait mourir à cause d’un iota*) les vérités les plus transcendantes et les plus inaccessibles à notre raison, la vérité même de sa vie divine, son abîme à lui, c’est donc que le concept n’est pas un simple instrument pratique incapable à lui seul de transmettre le réel à notre esprit, bon à morceler artificiellement des continuités ineffables, et qui laisse fuir l’absolu comme l’eau à travers un filet ; grâce à cette merveille naturelle de force et de légèreté qu’est l’intellection analogique, jetée d’un bord à l’autre, et qui rend notre connaissance capable de l’infini, le concept, divinement élaboré dans la formule dogmatique, tient sans le limiter et fait descendre en nous, en miroir et en énigme, mais aussi en toute vérité, le mystère même de la Déité, qui se prononce elle-même éternellement dans le Verbe incréé, et s’est racontée dans le temps et en langage humain par le Verbe incarné. 

Auteur: Maritain Jacques

Info: Préface à la seconde édition de la Philosophie bergsonienne, p. XII * L'iota dont il est question fait référence à une seule lettre grecque "i" (ι) qui faisait toute la différence entre deux termes : "homoousios" (ὁμοούσιος) : "de même substance", "homoiousios" (ὁμοιούσιος) : "de substance similaire" Cette différence d'un seul iota représentait un débat théologique majeur sur la nature du Christ

[ théologie catholique ] [ naturel-surnaturel ]

 

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idées

C’était l’époque où beaucoup de jeunes prêtres n’avaient à la bouche que le devenir et l’immanence, la transformation évolutive des expressions de la foi, la prismatisation de l’ineffable à travers les formules dogmatiques toujours provisoires et déficientes, les méfaits de toute connaissance abstraite, l’impuissance de la raison "conceptuelle" ou "notionnelle" à établir les vérités suprêmes d’ordre naturel, le caractère idolâtrique, superstitieux (et surtout suranné) du principe de contradiction. Une génération courageuse, intellectuellement désarmée, et qui sentait peser sur elle une catastrophe imminente, cherchait en hâte dans le pragmatisme un moyen de ressaisir tant bien que mal les réalités de vie dont une éduction attentive l’avait soigneusement privée. Elle n’apercevait de salut, et d’organe de vérité, que dans l’action. Le mépris de l’intelligence passait pour le commencement de la sagesse, et devenait axiomatique.

La philosophie bergsonienne, plus ou moins bien entendue, et qui seule paraissait dans ce désert d’intellectualité sous l’aspect d’une haute revendication métaphysique, semblait destinée à donner à ces dispositions "culturelles" la forme et le principe animateur qu’elles cherchaient. Un lien de plus en plus consistant nouait à la critique bergsonienne de l’intelligence une renaissance religieuse que l’anti-intellectualisme moderniste risquait de contaminer. C’est ce nœud qu’il fallait trancher.

Auteur: Maritain Jacques

Info: Préface à la seconde édition de la Philosophie bergsonienne, p. XIV

[ contexte ] [ séduction ] [ influence ]

 

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