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collectivité

La société exigeait moins l'innocence que la soumission ; c'était dans sa nature.

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Nous sommes tous des assassins

[ communauté ] [ oppression ]

 

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prolétaire

C'était un petit bourgeois prétentieux comme vous deux, et je m'en fous ! ... Je suis un travailleur, moi ! Je vis de mon salaire ! je n'ai pas un vieux qui me fait la courte échelle !

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Je suis un monstre, p.188

[ répartie ] [ héritage ] [ colère ]

 

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pouvoir

La liberté ce n'est pas seulement une truc pour que les riches portant leur maison, et les pauvres rien du tout ; c'est aussi que ceux qui ne pensent pas comme les richesses, on les tue !...

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Nous sommes tous des assassins

[ vertical ] [ manipulateur ] [ impitoyable ]

 

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exclusion

Mais-est-il possible de faire comprendre, à qui n'en a pas l'expérience directe, qu'on puisse se retrouver heureux d'avoir été rejeté de la meute ? A la notion de société, cette pipeletterie complexe, se substitue alors à la pleine conscience de l'Espèce entière. Et la fin devient commencement.

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Comme un écho errant, p. 43

[ libération ] [ marginalité ]

 

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mourir

La guerre était finie. Mais là, durant des mois, des années, après chaque attaque imbécile et meurtrière ordonnée de loin par le Boucher des Hurlus, on avait pu entendre hurler, non pas les loups, mais les hommes dans leur agonie entre les lignes, d'où personne ne pouvait les relever.

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Le Boucher des Hurlus

[ anonyme ] [ conflit ]

 

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destruction

Ysigny avait été entièrement détruite. Ça a donné l'immense avantage, dix-neuf ans plus tard, d'habiter une petite ville aux maisons confortables. Et finalement, pour les Normands, la guerre resterait moins le souvenir d'un massacre que l'avènement du bidet, de l'eau chaude sur l'évier et de la cuvette à chasse d'eau.

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: La Lune d'Omaha

[ guerre ] [ création ]

 

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confort

C’est toujours un peu obscène le bonheur, si on veut bien chercher.

Un contentement parfait, en surface comme en profondeur, bien bouffer, bien jouir, en spasmes ou en prières, c’est ça la base. Tout le reste devient de la vaste blague et du paravent. D’abord s’enfermer dans un fameux égoïsme, voilà le bonheur. C’est pas que ce soit joli, mais c’est reposant. 

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Les coups, éditions Gallimard, 1942, page 102

[ abrutissement ] [ critique ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

raseuse

C’était toujours Paulette qui causait, à raconter des choses précises et sensées qui ne voulaient exactement rien dire. ça me faisait mettre en boule, moi. Je croyais entendre les Henri ou les Gédéon, avec leur vasouillarderie au poids, en petits paquets bien faits, du vide en papier de soie.

- En somme, qu’elle disait avec beaucoup d’autorité, s’il avait fait moins chaud, il aurait fait plus froid…

Ou alors quelque chose d’approchant, mais alors elle mettait bien cinq minutes à dire ça, avec un tas de circonlocutions et de demi-teintes. Une perfection. 

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Les coups, éditions Gallimard, 1942, page 169

[ prétentieuse ] [ bavardage ] [ vacherie ] [ dénigrement ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

conversation

Ça hurlait, là-dedans. Même Paulette que je ne reconnaissais plus, elle gueulait plus fort que sa vieille encore pour ne pas se faire remarquer. Alors je me suis mis aussi à parler bien fort et bien sonore, à me racler le fond du gosier. J’aurais bien donné quelque chose pour assister à une engueulade, pour voir jusqu’où ça pourrait aller cette débauche de crachoir renforcé. Mais on restait bien réservé, tout ce qu’il y a de plus convenable.

Elles n’arrêtaient pas de parler toutes les deux mais tout de même, comme en musique, il y avait des pauses, des silences et des soupirs. Elles en profitaient pour s’argouiner dans un coin, en veine d’épanchement et gros bécots sonores.

Du méridional et du solide !

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Les coups, éditions Gallimard, 1942, page 46

[ mère-fille ] [ surenchère ] [ femmes-par-homme ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

portrait

Edouard Gallois était sur le pont. Il était accoudé au-dessus des remous de la Seine [...]. Il avait un ciré noir taché de petite boue, des cheveux longs de chômeur et une face verdâtre de malheureux.

Et il était tout angoissé d'humble peine quotidienne, tout serré de malchance. Et il avait aussi comme un désir de se noyer dans toutes les énormes harmonies qui se répercutaient d'une rive à l'autre. Il aurait voulu qu'on lui joue de la musique, lui le petit chômeur. Ça n'avait rien de ricanant, sa mélancolie ; c'était aussi simple que la pluie.

Il attendait la nuit pour rentrer chez lui. Il n'était pas si pressé de se retrouver dans son logement sans couleur, avec tout l'écœurement, toute la petite souffrance du bonhomme inutile.

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: La Lucarne

[ solitude ]

 

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Ajouté à la BD par miguel