Ça hurlait, là-dedans. Même Paulette que je ne reconnaissais plus, elle gueulait plus fort que sa vieille encore pour ne pas se faire remarquer. Alors je me suis mis aussi à parler bien fort et bien sonore, à me racler le fond du gosier. J’aurais bien donné quelque chose pour assister à une engueulade, pour voir jusqu’où ça pourrait aller cette débauche de crachoir renforcé. Mais on restait bien réservé, tout ce qu’il y a de plus convenable.
Elles n’arrêtaient pas de parler toutes les deux mais tout de même, comme en musique, il y avait des pauses, des silences et des soupirs. Elles en profitaient pour s’argouiner dans un coin, en veine d’épanchement et gros bécots sonores.
Du méridional et du solide !
Auteur:
Info: Les coups, éditions Gallimard, 1942, page 46
Commentaires: 4
miguel
21.02.2025
Merci...C fait
Coli Masson
20.02.2025
Tu regarderas, il y a 2 Amila Jean dans la base de données.
Coli Masson
20.02.2025
oui pourquoi pas