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symbole

Saisis le serpent par la tête, et le reste n'est plus qu'une corde.

Auteur: Proverbe africain du Ghana

Info: dicton akan, abordez les problèmes résolument, de front. Les chefs tribaux sont versés dans l'art d'énoncer des proverbes. Ils portent un bâton officiel sur lequel sont représentées certaines des valeurs chères au peuple. Comme ici un oiseau serrant dans ses griffes la tête d'un serpent qui illustre cette maxime

[ fétiche ] [ gris-gris ]

   

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— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Coordination ≠ synchronisation.

bouquins

...ce sont les livres les plus abîmés, les plus griffonnés dans les marges qui sont les plus beaux. Comme les jeans vieillis troués aux genoux!

Auteur: Gourio Jean-Marie

Info:

[ patine ] [ annotés ] [ fétiche ] [ usagés ]

   

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— Ψ → B → Φ · Le collectif ne précède pas l'individu : il le rend possible.

doudou

Premier objet matériel choisi par le nourrisson dans son environnement immédiat, qui lui permet la transition entre la relation primitive au sein maternel et la constitution d'objets dans le monde extérieur

Auteur: Winnicott Donald W. Woods

Info: Sur les objets transitionnels

[ peluche ] [ fétiche ] [ définition psy ]

   

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— Ψ ⇄ B ⇄ Φ · Le collectif ne précède pas l'individu : il le rend possible.

objet

Quand je ne serai plus là, tu auras cette couverture. Tu pourras te couvrir avec en hiver pendant ta sieste et moi, je serai heureuse parce que ce sera comme si je te faisais tous ces câlins dont tu as besoin et que tu ne me laisses jamais te faire.

Auteur: Palomas Alejandro

Info: Une mère

[ mémoire ] [ doudou ] [ fétiche ]

   

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— Ψ → B → Φ · Chaque lecteur est un neurone d'un cerveau anthropo-Gaïen.

idole de l'absence

C’est par une métaphore que l’amour se transfère au désir qui s’attache à l’objet comme illusoire, tandis que la constitution de l’objet n’est pas métaphorique, mais métonymique. Elle est un point dans la chaîne de l’histoire, là où l’histoire s’arrête. Elle est le signe que c’est là que commence l’au-delà constitué par le sujet. Pourquoi ? Pourquoi est-ce là que le sujet doit constituer cet au-delà ? Pourquoi le voile est-il plus précieux à l’homme que la réalité ? Pourquoi l’ordre de cette relation illusoire devient-il un constituant essentiel, nécessaire, de son rapport avec l’objet ? Voilà la question posée par le fétichisme.

Auteur: Lacan Jacques

Info: dans le "Séminaire, Livre IV", "La relation d'objet", éditions du Seuil, 1994, page 217

[ questions ] [ fétiche ] [ grand Autre ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

triangle amoureux

Le troisième être était surtout le lapin en peluche, posé sur l’oreiller contre la tête de Solange ; fort pelé et poussiéreux, […] avec une de ses oreilles lui retombant sur le museau, et un de ses yeux remplacé par un bouton de bottine. Souvent Costals le baisait au lieu de Solange, à moins qu’ils n’unissent leurs trois bouches : Costals, qui connaissait son génie, savait bien pourquoi il l’avait priée de s’adjoindre de ce lapin. (D’autres fois, il lui arrivait de faire porter à ses amis, durant les caresses, des têtes de carnaval représentant des têtes d’animaux. Combien alors il les dépassait ! bondissait hors des limites étroites de ce sexe !) Il le mêla si fort à leurs jeux qu’un moment vint où le lapin envahit complètement son imagination, en chassant Solange. Sa volupté prit alors un caractère religieux […].

Auteur: Montherlant Henry de

Info: Les jeunes filles, tome 3 : Le démon du bien

[ fétiche ] [ doudou ]

   
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inséré par miguel

bibelots

Dans ma chambre, il y a deux petits objets qui ont une grande valeur pour moi, ils ne sont donc pas négociables. L’un d’eux est une frise en pierre, ramassée dans les décombres de la bibliothèque de Sarajevo pendant les années de siège. J’ai fréquenté ces lieux lors des dizaines de voyages en tant que conducteur de convois d’aide, pendant leur enfer. J’avais la quarantaine et je quittais le chantier de construction où je travaillais comme maçon. Les autres travailleurs gardaient ma place. Ce morceau de pierre blanche et taillée, exposé sur un ancien bâtiment musulman écroulé par les obus de la fin du siècle, contient mon époque, mon appartenance au XXe siècle.

L’autre objet est un boulon massif à tête carrée, utilisé pour fixer un rail à sa traverse. Je l’ai ramassé sur le ballast défoncé et labouré du camp d’extermination de Birkenau/Brzezinka en Pologne. C’était le mois d’avril, j’étais seul, enveloppé dans un silence servi par le vent, qui agissait comme un serveur balayant tout sans bruit. J’ai marché sur le quai le long duquel plus d’un million de vies étaient descendues des wagons de marchandises plombés. J’ai parcouru les mètres jusqu’à la fin de la course, où la sélection a eu lieu. J’ai marché sur ces derniers pas. J’étais entouré des ruines du siège d’une infamie. J’ai ramassé parmi les bouts de fer rouillé, éparpillés, le boulon à tête carrée. Il est un peu tordu, probablement martelé. J’ai enlevé la rouille avec mes mains, j’avais des paumes en papier de verre à l’époque. Maintenant, il est posé sur la table de mon bureau. Il appartient au milieu des années 1900, époque où je n’étais pas là et dont j’ai hérité de la génération de mes parents.

Auteur: Luca Erri De

Info: " Circa il valore ", 24 octobre 2013, in " Itinéraires ", Œuvres choisies ; © Gallimard, 2023

[ fétiches personnels ] [ mémoire ]

   

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— Ψ ← B ← Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

naissance

Lorsque la mère, par angoisse, a contrarié en le comblant la recherche personnelle des plaisirs de l’enfant en quête de satisfactions "bradées" par son inventivité autour de besoins, c’est le déclenchement du processus d’agressivité. L’enfant a besoin de sécurité. À tort, la mère croit qu’elle la lui donne en lui donnant tout ce qu’il a l’air de vouloir. Cette sécurité, il ne peut en fait la tenir que de quelqu’un qui suscite en lui un progrès quotidien, qui lui parle de ses désirs, et qui lui parle de ce qui l’intéresse : "Tu regardes la lumière ; on l’éteint ; tu vois, la lumière est éteinte ; la lumière est allumée ; c’est le petit bouton que je manie ici…" Et, à un bébé, on peut lui faire manier le bouton en lui disant : "Tu éteins, tu rallumes", il sait alors qu’il est maître d’une perception. Il ne sait pas très bien comment, mais sa mère le lui a enseigné, par les mots, et quand il entendra allumer la lumière et qu’il verra que la lumière s’allume, ou s’éteint, il saura qu’il y a eu une médiation humaine pour le faire ; au lieu de croire à la magie, ou à la toute-puissance maternelle. L’agressivité de certains individus de notre ethnie s’éclaire dès lors que l’on sait qu’aucune verbalisation venant de la mère ou du père ne les a initiés au fait que c’est le désir qui est à l’origine de leur existence. Presque toujours, tous les enfants sont instruits d’un fonctionnement des corps à l’origine de leur existence, et non pas d’une option désirante entre deux êtres, ce désir qui crée la vie et l’énigme de son propre être. Même s’il n’a pas été "programmé", voulu par ses géniteurs, tout être, du fait qu’il naît, c’est qu’il a désiré naître. Et on se doit de l’accueillir ainsi : "Tu es toujours né d’un désir inconscient… et, d’autant plus que tu n’as pas été consciemment souhaité, désiré par tes parents, et que te voilà vivant d’autant plus que tu es sujet de désir. Tu es d’autant plus sujet de ton être de désir que tu n’étais pas objet de leur attente au cours de leur étreinte, que la conception a été une surprise pour tes parents, mais qu’ils t’ont permis d’aller jusqu’au bout." C’est l’enfant-désir : lui a désiré naître, alors que ses parents ne savaient pas qu’il désirait enfanter, il est désir toujours, amour souvent, "charnalisé". Chaque être humain est ainsi verbe incarné (exactement ce que l’on dit de Jésus-Christ). En effet chaque être humain mérite cette même définition au moment de sa conception. S’il n’a pas été programmé, il y a moins de chance que la mère se l’approprie et s’identifie à lui. En tout cas, il a eu au moins trois semaines sinon un mois à deux mois (avant qu’elle n’ait ses prochaines règles) à n’être vivant connu que de lui, signifiant du désir inconscient de ses deux géniteurs. Les enfants qui ont été désirés et conçus, après longue attente de leurs parents, n’ont pas cette puissance vitale de vie secrète à l’insu de tous puisqu’ils satisfont le désir de leurs parents. C’est l’enfant surprise, inattendu, qui est le prototype de l’être humain le plus riche de sa seule dynamique vitale, sans auxiliaire en alerte au départ de son existence.

Auteur: Dolto Françoise

Info: La cause des enfants, Editions Robert Laffont, Paris, 1985

[ besoin-désir ] [ étouffement ] [ apprentissage ] [ parole ] [ fétiche ] [ ordre symbolique ]

   
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inséré par Coli Masson

— Ψ ↔ B ↔ Φ · Propagation par infection douce, jamais par imposition.