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concept psychanalytique

J’appelle ici symptôme dans son sens le plus général, aussi bien le symptôme morbide, que le rêve, que n’importe quoi d’analysable. Ce que j’appelle symptôme, c’est ce qui est analysable.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 16 avril 1958, Les formations de l'inconscient

[ définition ] [ décodage ]

   
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inséré par Coli Masson

voir

Distinguer le signal du bruit exige à la fois des connaissances scientifiques et une connaissance de soi : la sérénité pour accepter les choses que nous ne pouvons pas prévoir, le courage de prévoir les choses que nous pouvons, et la sagesse pour connaître la différence.

Auteur: Silver Nate

Info:

[ focaliser ] [ comprendre ] [ discriminer ] [ saillance ] [ décodage ]

   

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— Ψ → B → Φ · Aligner les seuils, pas les horloges.

intellection

Selon la théorie de Port-Royal, la structure superficielle ne correspond qu’au son - à l’aspect corporel du langage ; mais lorsque le signal est émis, avec sa structure superficielle, une analyse mentale correspondante intervient, dans ce que nous pourrions appeler la structure profonde, structure profonde directement reliée non pas au son mais au sens.

Auteur: Chomsky Noam

Info: Le Langage et la Pensée

[ imagination ] [ signifiant-signifié ] [ décodage ] [ interprétation ] [ tiercité ]

   

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inséré par miguel

— Ψ → B → Φ · Le sol parle avant le langage.

postérité

À l'inverse, on comprend pourquoi la traduction peut s'avérer, au plein sens du terme, la condition de survie d'une langue. Si la pierre de Rosette n'avait pas contenu la traduction d'un texte écrit en hiéroglyphes et en démotique (une version simplifiée des hiéroglyphes) dans une langue connue, le grec, Champollion ne serait pas parvenu à les déchiffrer, et la langue des pharaons demeurerait sans doute aussi impénétrable que celle des Étrusques. Une langue que l'on arrive plus à traduire est une langue morte, avant que la traduction ne la ressuscite.

Auteur: Oustinoff Michaël

Info: La traduction

[ transposition ] [ décryptage ] [ décodage ]

   

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— Ψ ± B ± Φ · Le mystique sait que le signal précède le message.

langage

La traduction est une interprétation, au sens où un musicien interprète une œuvre. Le texte de départ est une partition, illisible et incompréhensible pour la plupart — succession de signes sténographiques qui renvoient à l’immatérialité du son restitué par l’interprète. Le texte russe est également pour le lecteur français un élément inconnu que le traducteur interprète avec sa subjectivité et les déterminations de son époque. Une traduction vieillit, au même titre qu’une interprétation musicale : aussi extraordinaires soient-elles, les sonates de Bach jouées par Heifetz nous semblent dater, vieillies de nos jours. Mais le texte — la partition — demeure immuable.


Auteur: Kreise Bernard

Info: En 1992, à propos de sa traduction des poèmes de Marina Tsvetaeva

[ transposition ] [ codage ] [ décodage ] [ réécriture ] [ double codage ] [ adaptation ]

   

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inséré par miguel

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

lire

Mais le problème avec les lecteurs, l'idée qui nous est donnée de la lecture, est celle du spectateur qui regarde un film ou la télévision. Le grand principe est donc : " Je vais m'asseoir ici pour me divertir ". Et le modèle plus classique, qui n'existe plus, c'est l'analogie avec le musicien. Un musicien, même amateur, qui se met au piano pour déchiffrer la partition d'une musique qui est l'œuvre de quelqu'un qu'il ne connaît pas, qu'il ne pourra probablement jamais comprendre entièrement, doit utiliser ses propres compétences pour jouer cette pièce de musique. Plus la compétence est grande, plus le don qu'on fait à l'artiste et que l'artiste nous fait est grand. C'est une idée très peu moderne de la lecture. Et pourtant, lorsqu'on pratique la lecture et qu'on travaille un texte, il ne peut vous donner que ce que vous y mettez. C'est une vieille morale, mais elle est tout à fait vraie.


Auteur: Smith Zadie

Info:

[ analogie ] [ décodage ] [ miroir ] [ langages ]

   

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inséré par miguel

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le sol parle avant le langage.

décryptage

Revenons maintenant au petit miracle dont nous parlent Dolto et Lacan.

J'ai finalement trouvé un autre témoignage de l'éclair de compréhension, cette fois chez un adulte, qui nous apporte lui aussi quelques clés pour comprendre ce qui peut bien se passer en nous au moment où nous apprenons à lire.

Il s'agit du déchiffrage des hiéroglyphes par Champollion. Nous sommes au XVIIIe siècle, tous les savants européens sont alors à la recherche de la clé qui permettrait non plus de continuer à déchiffrer hiéroglyphe par hiéroglyphe ce qui est gravé ou peint sur les pyramides, mais de sortir du B-A-BA hiéroglyphique pour passer à une véritable lecture.

Tous ces savants ont beaucoup avancé. A Londres, à Berlin, à Munich, à Paris, à Rome, on sait déjà beaucoup de choses sur l'écriture et la culture égyptiennes.

Mais ce milieu reste prisonnier d'une conception qui veut que les hiéroglyphes soient des images. C'est précisément cette conception du hiéroglyphe comme image qui bloque l'avancée. Certains ont émis l'hypothèse que peut-être ces images pouvaient de temps en temps être autre chose que des images, mais quoi ? (...)

Depuis son enfance, Champollion est passionné par l'Egypte ancienne.

C'est un jeune homme assez bizarre, incapable de suivre un cursus scolaire et qui a des évanouissements à répétition. (...) En étudiant un cartouche sur lequel bien des savants se sont déjà penchés, Champollion a une idée concernant le sens d'un hiéroglyphe qui se trouve au milieu du cartouche. Il s'agit d'un rond, qui signifie "ra" et tout le monde pense qu'il désigne le dieu Ra. Et puis il y a un signe qui se lit "ms", et une espèce de trident. Personne ne sait lire ce cartouche (...)

Et voilà que le jeune Champollion, tout à coup, comprend que "ra" pourrait aussi représenter le son "ra", et pas seulement le dieu du Soleil.

"Ra" est une syllabe. En appliquant le même raisonnement aux deux autres syllabes, il peut lire le nom qui est inscrit dans le cartouche : "Ramsès".

En un éclair, comme dans la description de Françoise Dolto, il a trouvé la clé que tout le monde cherchait. (...) Puis il commence à déchiffrer, comme un fou, les hiéroglyphes.

(...) il n'est pas sans importance de rappeler qu'avant même de maîtriser le sens de ce qu'il lisait là, Champollion s'était révélé capable de lire la langue égyptienne quel que soit le mode graphique sous lequel elle se présentait. (...)

Loin de moi pourtant l'idée qu'il ne faille exercer aucune contrainte. Mais il faut s'entendre. Pour revenir à l'exemple de Champollion, pourquoi est-ce lui qui trouve, et pourquoi pas les autres ?

Certes, il a du génie et il a une passion.

Mais il y a aussi que dès son plus jeune âge, il a appris l'hébreu, il a appris l'araméen, il a appris l'assyrien, il a appris le chaldéen, le grec, le latin...

Il sait déchiffrer un texte dans plusieurs écritures, comme pour la pierre de Rosette, et il est un savant bibliste. Tout cela, il a bien fallu l'acquérir.

Tout ne peut pas être mis au compte du seul génie.

Auteur: Winter Jean-Pierre

Info: Transmettre (ou pas)

[ historique ] [ décodage ] [ déclic ] [ signes figuratifs ]

   

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— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Propagation par infection douce, jamais par imposition.

science onirique

De tout ce qui précède nous conclurons que la résistance qui s’oppose à l’interprétation du rêve doit également jouer un rôle dans la formation de ce dernier. Et de fait, tandis que l’élaboration de certains rêves est gênée par une forte résistance, pour d’autres cette résistance s’avère faible. D’ailleurs l’intensité de la résistance varie durant un même rêve et c’est à elle que sont attribuables les lacunes, les obscurités, l’incohérence qui peuvent troubler le cours du plus beau songe. 

Mais quel rôle est donc dévolu à la résistance et contre quoi s’exerce-t-elle ? Voici : la résistance est l’indice le plus sûr d’un conflit. Deux forces antagonistes se trouvent en présence, dont l’une tend à provoquer une révélation à laquelle s’oppose l’autre. Le rêve manifeste, tel qu’il se produit ensuite, embrasse, en les condensant, toutes les décisions auxquelles aboutit cette lutte des deux tendances.

À tel endroit du rêve, la force qui pousse à la révélation prend le dessus, à tel autre, l’instance adverse parvient, soit à supprimer totalement la révélation, soit à la remplacer de façon que l’on n’en puisse plus du tout soupçonner la nature réelle. Les cas les plus fréquents sont ceux où le conflit se résout par un compromis : la révélation vers laquelle tend l’une des deux forces se produit bien, mais elle est édulcorée, déplacée, rendue méconnaissable. Quand le rêve ne reproduit pas fidèlement les pensées du rêve, quand un travail d’interprétation s’avère indispensable pour nous permettre de franchir l’abîme qui le sépare de ces pensées, c’est par suite de la victoire que remporte l’instance contrariante, inhibante, limitante. La présence de cette instance nous est révélée par la résistance à laquelle nous nous heurtons dans l’interprétation du rêve. Tant que nous avons considéré le rêve comme un phénomène isolé, indépendant des formations psychiques apparentées, nous avons qualifié cette instance de censure des rêves. 

Vous savez depuis longtemps que cette censure ne s’applique pas exclusivement au rêve. Vous n’ignorez pas que notre vie spirituelle est entièrement dominée par le conflit de deux instances psychiques improprement dénommées le refoulé inconscient et le conscient, que la résistance à l’interprétation du rêve, indice de la censure, n’est rien d’autre que la résistance due au refoulement. C’est elle qui provoque la disjonction des deux instances en question. Vous savez aussi que de ce conflit d’instances naissent, dans certaines conditions, d’autres formations psychiques qui, tel le rêve lui-même, sont le résultat d’un compromis ; vous n’exigerez donc pas que je répète ici tout ce qui a été dit déjà dans l’introduction à la théorie des névroses, tout ce qui a servi à vous montrer ce que nous savons touchant les conditions de semblables compromis. 

Vous avez compris que le rêve est une production pathologique, le premier terme d’une série qui comprend le symptôme hystérique, la représentation obsédante, l’idée délirante, mais qu’il se distingue de ces manifestations morbides par sa. fugacité et son apparition dans les circonstances de la vie normale. Ce qu’Aristote a dit, nous le répétons : la vie du rêve, c’est le travail qu’accomplit notre âme durant le sommeil. En dormant nous nous détournons du monde extérieur réel et ainsi se trouve réalisée la condition nécessaire au développement d’une psychose. L’étude la plus minutieuse des maladies mentales les plus graves ne saurait nous faire découvrir de particularités plus propres à caractériser cet état morbide. Mais dans la psychose, c’est de deux manières différentes que le sujet se détourne de la réalité, soit que le refoulé inconscient devienne trop puissant et écrase le conscient attaché à la réalité, soit que devant une réalité trop pénible, insupportable, le moi menacé se précipite par révolte dans les bras de la pulsion inconsciente. L’inoffensive psychose du rêve est un renoncement momentané, consciemment voulu, au monde extérieur ; elle disparaît dès que les relations avec ce dernier sont renouées. Pendant cet isolement, une modification se produit dans la répartition de l’énergie psychique du dormeur. Une partie de la dépense en refoulement peut être évitée, celle qui est, en général, utilisée à refréner l’inconscient, car lorsque ce dernier cherche à mettre à profit sa relative liberté, il trouve la voie de la motilité fermée et est obligé de se contenter d’une satisfaction hallucinatoire. C’est alors que peut se constituer un rêve ; l’existence d’une censure du rêve montre toutefois qu’il subsiste encore, même pendant le sommeil, une certaine quantité de la résistance due au refoulement. 

Auteur: Freud Sigmund

Info: Nouvelles conférences d'introduction à la psychanalyse

[ question ] [ décodage ]

   
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inséré par Coli Masson

— Ψ ← B ← Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.