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futur

Les saisons aujourd'hui exceptionnellement chaudes devraient y devenir la norme, parfois dès 2030, et même avec un réchauffement limité à +2°C. Pics de chaleur plus notables, moindres précipitations, sécheresses durables sont attendues en de nombreux endroits. Sur ces zones, plus de la moitié de la surface (56%) resterait vivable à +2°C. A +4,5°C, cette part pourrait tomber jusqu'à 18%: ce que le WWF appelle des zones "refuges".

Les plantes devraient être particulièrement affectées, plus lentes à s'adapter, bougeant moins facilement. Ce qui en retour pourra nuire aux animaux en dépendant. A +4.5°C, 69% des espèces de plantes risquent de disparaître en Amazonie. Du côté animal, reptiles et amphibiens ont plus de risques d'être "dépassés" que les oiseaux ou les mammifères, plus mobiles.

Auteur: Internet

Info: Journal L'Express, https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/rechauffement-climatique-50-des-especes-de-la-planete-pourraient-etre-menacees_1992217.html

[ biodiversité ] [ population ] [ réchauffement climatique ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

cul-de-sac évolutif

Dans un monde où les arbres n’existaient pas encore et où les paysages terrestres étaient dominés par des mousses et lichens modestes, une énigme colossale surgit des profondeurs du passé : les Prototaxites. Découverts pour la première fois en 1859, ces fossiles gigantesques, datant de 400 millions d’années, défient encore aujourd’hui les classifications biologiques et nourrissent un débat scientifique passionné.

Un géant du Dévonien

Les Prototaxites se dressaient comme des monolithes dans un environnement primitif. Hauts de 2 à 8 mètres et atteignant parfois un mètre de diamètre, ces organismes dominaient un monde où aucune plante ne dépassait la taille d’un arbuste. Leur structure évoquait celle de troncs d’arbres, avec des cercles concentriques rappelant les cernes de croissance. Pourtant, ils ne pouvaient être des arbres, car ils prospéraient bien avant l’apparition des forêts modernes.

Une identité insaisissable

Depuis leur découverte, les Prototaxites ont été successivement classés comme conifères primitifs, algues géantes, lichens ou champignons. Chaque hypothèse semblait plausible avant d’être remise en question par de nouvelles découvertes. En 2007, une analyse isotopique révéla que leur composition chimique différait de celle des plantes contemporaines et suggéra une nature fongique. Pourtant, des études récentes ont semé le doute : l’absence de chitine (caractéristique des champignons) et la présence de composés similaires à la lignine (associée aux plantes) compliquent davantage leur identification.

Un organisme unique ?

Certains chercheurs avancent que les Prototaxites pourraient représenter une branche totalement perdue de l’arbre du vivant. Ni plante, ni animal, ni champignon au sens strict, ils pourraient incarner une expérience évolutive distincte, témoignant d’une diversité biologique aujourd’hui disparue. Leur structure interne complexe – des tubes ramifiés et emboîtés sans équivalent connu – suggère une organisation multicellulaire unique.

Le rôle écologique d’un colosse

Dans cet écosystème primitif, où la vie terrestre était encore balbutiante, les Prototaxites auraient pu jouer un rôle central. Peut-être étaient-ils des décomposeurs majeurs, recyclant la matière organique morte pour enrichir les sols. D’autres hypothèses évoquent une symbiose avec des algues ou des micro-organismes photosynthétiques. Leur gigantisme soulève également des questions : pourquoi atteindre de telles tailles dans un environnement dépourvu de compétition végétale significative ? Était-ce une stratégie pour capter plus efficacement la lumière ou pour dominer l’écosystème microbien ?

Un mystère qui persiste

Malgré plus de 160 ans d’études, les Prototaxites restent une énigme scientifique. Leur disparition il y a environ 370 millions d’années demeure tout aussi mystérieuse. Ont-ils été supplantés par l’émergence des premières forêts ? Ou bien s’agissait-il d’une impasse évolutive condamnée par des changements environnementaux majeurs ?

Ces fossiles monumentaux nous rappellent que l’histoire de la vie sur Terre est jalonnée d’expériences biologiques extraordinaires, dont certaines n’ont laissé aucune descendance moderne. Les Prototaxites, géants solitaires du Dévonien, incarnent cette richesse perdue et continuent d’alimenter notre fascination pour les mystères du passé profond.



 

Auteur: Internet

Info: https://www.smithsonianmag.com/ - Colin Schultz, 17 juillet 2013, mis à jour le 21 janvier 2035 par Carlyn Kranking. Mis en forme par deepseek et Mg

[ biodiversité impermanente ]

 

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Ajouté à la BD par miguel