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femmes-hommes

La sirène est une femme qui ne tient pas debout.

Auteur: Dimey Bernard

Info:

[ femmes-par-hommes ] [ fantasmées ] [ légendaires ]

 

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archétypes

Ces figures mythiques que tu te donnes tant de mal à dépister, ce sont des symboles du monde élémentaire. Ce que l'esprit naïf a pressenti, en des temps et des lieux reculés, est aujourd'hui le but de la conscience sévère, ordonnée, de la science. Nous avons appliqué des organes contre l'inconnu, et le contraignons à nous servir. Nous avons frappé de notre baguette le rocher inerte, et il jaillit du quartz un flot intarissable de puissance et de richesse.

Auteur: Jünger Ernst

Info: Héliopolis

[ légendaires ] [ rationalisme ] [ prométhéen ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

mythologie comparée

L’interprétation de Gilgamesh et d’Eabani (Enkidu) comme homme et sensualité grossière est indiscutée, on est pourtant frappé de ce que la constitution d’un tel couple, formé d’un élément plus distingué et d’un élément plus commun (le plus souvent des frères), est un motif constant de l’histoire des légendes et de la littérature. Le dernier grand rejeton de ce type est Don Quichotte avec Sancho Pança (littéralement : panse). Parmi les formations mythologiques, il faut classer ici d’un premier jet les Dioscures (l’un mortel, l’autre immortel), et tant de couples de frères ou de jumeaux, dont le modèle peut être Romulus et Rémus. Toujours l’un est plus faible et meurt plus tôt que l’autre. Ce si vieux motif du couple inégal de frères a donc servi dans le Gilgamesh à représenter la relation d’un homme à sa libido.

Ces vieux motifs sont constamment réinterprétés […] ; mais d’où proviennent-ils originairement ?

Pour le motif en question, ce n’est pas difficile à dire. Le frère jumeau plus faible, qui meurt plus tôt, est le placenta ; simplement du fait qu’il est régulièrement mis au monde par la même mère en même temps que l’enfant. […] Dans Frazer (Golden Bough, vol. 1) on peut lire chez combien de peuples primitifs le placenta est appelé aujourd’hui encore le frère (sœur) ou le jumeau, est traité en conséquence, nourri et conservé, ce qui ne dure naturellement pas longtemps.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Dans la "Correspondance Jung-Freud, tome 2 : 1910-1914", trad. de l'allemand et de l'anglais par Ruth Fivaz-Silbermann, éd. Gallimard, 1975, lettre du 13 octobre 1911

[ psychanalyse ] [ tandems légendaires ] [ L'auguste et le clown ] [ paires proverbiales ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

archéologie

Aussi nul homme raisonnable ne doute que Caïn n’ait pu fonder une ville, et une grande ville, alors que la vie des mortels atteignait à une telle durée ; si ce n’est que l’incrédulité, répudiant l’autorité des saints livres, va contester peut-être ce nombre d’années qu’elle attribue aux premiers hommes. Ainsi, les incrédules refusent de croire que la taille de ces hommes excédât de beaucoup la nôtre. Et quand le plus célèbre de leurs poètes parle de cet énorme roc, borne d’un champ, qu’un héros des temps antiques arrache, balance et jette en courant contre son ennemi, Virgile n’ajoute-t-il pas : "Douze hommes tels qu’aujourd’hui la terre les enfante, douze hommes choisis le soulèveraient à peine" ; pour faire entendre que la terre enfanterait alors des corps plus grands. Combien plus grands encore dans les temps plus voisins du berceau du monde, avant la terrible et universelle catastrophe du déluge ? Mais souvent des tombeaux écroulés sous le poids des âges, mis à nu par la violence des eaux, ou par divers accidents, comme pour convaincre les incrédules, exhument ou font rouler devant eux de gigantesques ossements.

J’ai vu, et plusieurs ont vu avec moi, sur le rivage d’Utique, une dent molaire d’homme, si extraordinaire que, divisée suivant les proportions réduites de notre chétive humanité, elle eût pu faire cent de nos dents actuelles. C’était, j’imagine, une dent de quelque géant ; car si les hommes d’alors étaient plus grands que nous, les géants étaient encore infiniment plus grands. Et depuis, de notre temps même, des phénomènes de ce genre, rares il est vrai, n’ont toutefois presque jamais cessé de se produire. Le savant Pline assure que plus le temps précipite son cours, plus les corps que produit la nature diminuent ; et il rappelle à ce sujet les plaintes d’Homère, non comme poétiques et ridicules fictions, mais comme preuve historique, sérieusement acquise à l’observateur des phénomènes naturels.  Or, je le répète, ces antiques ossements que souvent l’on découvre, révèlent clairement, après tant de siècles, la grandeur des corps primitifs ; mais la durée de la vie humaine à cette époque ne saurait se prouver par de semblables témoignages. […] Le même Pline toutefois dit qu’il est encore une nation où l’on vit deux cent ans. Pourquoi donc refuserions-nous à des temps éloignés ce que nous accordons à des lieux inconnus, d’être témoins d’une longévité pour nous sans exemple ?

Auteur: Saint Augustin Aurelius Augustinus

Info: La cité de Dieu, volume 2, traduction en latin de Louis Moreau (1846) revue par Jean-Claude Eslin, Editions du Seuil, 1994, pages 210-211

[ évolution ] [ question ] [ démesure ] [ rapports quantitatifs ] [ colosses mythiques ] [ goliaths légendaires ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson