Le sucre, tel que les plantes nous l’offrent en tant qu’aliment et matériau de construction, est un élément de base de la vie. On le trouve en association avec la chlorophylle, les oligoéléments et des sels minéraux dans la proportion de 14 % dans la canne à sucre et de 17 à 20 % dans la betterave sucrière. Sous cette forme associative et dans cette concentration, le sucre est, en tant que produit vivant et naturel, un aliment de grande valeur, incomparable, irremplaçable parce que contenant sous une forme organique tous les sels minéraux de structure indispensables à la vie. Mais dans les sucreries, il est soumis à un procédé industriel long et compliqué. Le jus de betteraves est réchauffé en présence d’un lait de chaux, ce qui a pour conséquence de précipiter les sels de calcium et les substances albuminoïdes. Par suite de cette réaction alcaline, toutes les vitamines sont anéanties. Dans le cours ultérieur de la préparation, le sucre est mis en contact avec de la chaux vive, de l’acide carbonique, des gaz sulfureux et du bicarbonate de soude. Par la suite, la préparation est encore cuite plusieurs fois, refroidie, cristallisée, centrifugée. La mélasse est également désucrée avec de l’hydroxyde de strontium.
C’est alors que cette préparation, déjà dépourvue de tous principes vivants, passe à la raffinerie. Elle y est purifiée à l’aide de carbonate de chaux, blanchie aux acides sulfureux et filtrée sur du noir animal. Eventuellement, elle est colorée au bleu d’indanthrène, substance colorante analinique ou avec ce poison qu’est l’outremer.
On obtient alors, au bout de ces processus de raffinement, un produit fini qui est une substance chimique : le saccharose de formule C12 H22 O11. Et celui-ci est vendu dans les magasins sous forme de sucre cristallisé, en poudre, en morceaux, ou de sucre candi.
De cette manière, nous avons réussi à faire d’un produit vivant et naturel un produit nocif, source de maladies. Le sucre blanc industriel n’a plus aucun rapport avec ces sels vitalisants et ces ferments oxydants qu’il renfermait à l’état naturel ; il est devenu une matière morte, totalement artificielle, que l’organisme humain est incapable d’élaborer. Tout élément vivant en est exclu ou dénaturé. Le produit final de la fabrication du sucre possède une concentration de 98,4 à 99,5 %, concentration qui agit lentement sur l’organisme à la façon d’un poison.
Années: 1904 - 2006
Epoque – Courant religieux: Récent et Libéralisme économique
Sexe: H
Profession et précisions: écrivain, fondateur de l'Union Mondiale pour la Protection de la vie
Continent – Pays: Europe - Autriche