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inconnaissance motivante

L'ignorance parfaitement consciente est le prélude à toute avancée réelle de la science.

Auteur: Maxwell James Clerk

Info:

[ limites précisées ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

inconnaissance

Les mots ont un sens, pas la vie, les personnes ou l'univers lui-même... Notre quête de certitude repose sur nos tentatives de compréhension de l'histoire de tous les individus et de toutes les civilisations. Au-delà, il n'y a que l'émerveillement.

Auteur: Jaynes Julian

Info: Dans une interview accordée à Life Magazine en 1988.

[ source ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

inconnaissance native

Quiconque prétend s'ériger en juge de la vérité et du savoir s'expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n'en connaissons que la représentation que nous nous en faisons.

Auteur: Backster Grover Cleveland " Cleve " Jr.

Info: L'intelligence émotionnelle des plantes

[ humilité ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

inconnaissance

Je demeurai des milliers d'années sans penser à ma véritable nature : un fossile vivant, une survivance.

Aussi suis-je comme ce jardin, comme ces bosquets où nous nous promenons. Au fond, à l'intérieur, vous ne trouveriez qu'une vieille chose desséchée, un cadavre, incapable d'émerveillement. Car le charme du monde réside dans l'ignorance et la découverte, l'exploration, le désir.

Auteur: Lucazeau Romain

Info: La Nuit du faune

[ corps-esprit ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

inconnaissance

Garde-toi de la curiosité inutile qui porte à vouloir percer le profond mystère du saint sacrement, si tu ne veux pas te laisser entraîner par une avalanche de doutes.

Celui qui scrute la majesté de Dieu sera accablé par sa gloire (Pr 25, 27). Dieu n’a pas donné à l’homme l’intelligence suffisante pour tout connaître.

Une humble et sincère recherche de la vérité n’est pas interdite pourvu qu’on soit toujours prêt à se laisser instruire, et qu’on s’attache fidèlement à la saine doctrine.

Auteur: Hemerken Thomas a Kempis

Info: Dans "L'imitation du christ", traduction du latin de Dominique Ravinaud SSP revue et mise à jour par Marcel Driot osb, Médiaspaul éditions, Paris, 2012, page 289

[ acceptation ] [ humilité ] [ inconnaissable ] [ foi ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

inconnaissance

Je n'ai jamais dit le moindre contre les hommes de science éminents. Ce dont je me plains, c'est d'une vague philosophie populaire qui se prétend scientifique alors qu'elle n'est rien d'autre qu'une sorte de nouvelle religion, d'une méchanceté peu commune. Quand on parlait de déchéance de l'homme, on savait qu'on parlait d'un mystère, d'une chose qu'on ne comprenait pas. Aujourd'hui, il est question de la survie du plus fort : concept qu'ils pensent comprendre, alors que non seulement ils n'en ont aucune notion, mais en plus, ils ont une fausse idée de ce que les mots signifient.

Auteur: Chesterton Gilbert Keith

Info: The Club of Queer Trades (1903, 1905), 241.

[ faux rationalisme ] [ mode ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

inconnaissance

Le monde ni ne voit ni ne connaît ce qui appartient au domaine de l’Esprit. Il n’y a aucun arrangement envisageable, aucun compromis, aucune autre voie possibles. Si des hommes veulent suivre les préceptes du Christ et renaître selon l’Esprit, ils doivent impérativement renoncer aux valeurs de connaissance de ce monde.

Le monde, c’est-à-dire nos façons de penser ordinaires, habituelles, imbibées de conceptions acquises dans la société qui est la nôtre et qui nous a formés, avec ses systèmes philosophiques, politiques et idéologiques, avec sa sagesse, son sens de valeur, ne peut, selon le Christ, recevoir l’Esprit Saint "parce qu’il ne le voit ni ne le connaît" !

Auteur: Laroche Michel

Info: Dans "La voie du silence", éditions Albin Michel, 2010, page 23

[ christianisme ] [ éloignement ] [ anti-mondanité ] [ éternel-temporel ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

inconnaissance

Cette poussée du fluide vital, de la vie... ce stress... angoisse du vide qui fait bouger... qui amène le singe humain - gamins jaloux en incessante compétition avec ses semblables - à un constant dépassement... vers on ne sait quoi. Dépassement motivé par des "valeurs" étranges : l'homme le plus réconfortant, la plus belle femme... voiture... la meilleure situation. Envies comparatives constamment attisées par des pubs clinquantes qui poussent surtout à la frustration... 

Processus qui aboutissait ici à la floraison de retraités dubitatifs, parfois bonhommes, souvent donneurs de leçons. Singularités humaines destinées à passer le plus "long temps" à vieillir, à légumer... et faire trainer tout ça sur quarante années... Ainsi voyait-il une Suisse émolliée, EMS en plein bon air des montagnes, nation heureusement soutenue par les forces vives d'immigrés moins exigeants sur le bien-être - mais vite convertis quand-même. Au total un surencombrement absurde puisque ce niveau de vie, ramené à l'échelle du monde aurait nécessité au moins six planètes en terme de ressources.

Et, comme beaucoup d'autres occidentaux, chaque helvète conservait malgré tout ses habitudes de voyage à l'étranger, qualité de la vie... droit à "manger dehors" deux fois par semaine dans des bistrots où l'addition pour un repas de deux personnes aurait permis à une famille soudanaise de vivre une année...

Il admettait que tout ceci ne pouvait que vous dépasser et demeurer incompréhensible. Qu'aurait été le libre arbitre individuel sans celà ?  Juger est inutile, on se retrouve dans une boucle géo-temporelle mystérieuse, la sienne. Malgré tout son vécu, le moi-incarnation - miroir du monde et de l'univers - hormis son éventuel rôle d'enfanteur passeur de vie - reste incertain. Celui de l'espèce humaine idem.

Cependant le mental fureteur conserve ouvertes toutes les possibilités concernant un éventuel au-delà...  possibilités du futur... et autres idées sur une prédestination quelconque. 

Et plus l'âge avance, plus s'évase et se dilue l'insondable l'énigme.


Auteur: Mg

Info: 10 juin 2022

[ limitation ] [ zéro et infini ] [ surpopulation ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

inconnaissance

J’ai lu l’écriture de l’homme. J’ai vagabondé à travers ses pages, j’ai feuilleté ses idées. Je sais jusqu’où allèrent les peuples et combien les mena loin la tentation de l’esprit. Certains souffrirent pour inventer des formules, d’autres pour engendrer des héros ou pour figer l’ennui dans la foi. Tous dépensèrent leurs richesses parce qu’ils redoutaient le spectre du vide. Et quand ils ne crurent plus à rien, quand la vitalité ne soutint plus la flammèche des tromperies fécondes, ils se livrèrent aux délices du déclin, aux langueurs d’un esprit épuisé.

Ce qu’ils m’ont enseigné – une curiosité dévorante m’entraînait dans les méandres du devenir – n’est qu’eau morte où se reflètent les charognes de la pensée. Tout ce que je sais, je le dois aux fureurs de l’ignorance. Lorsque tout ce que j’ai appris disparaît, alors, nu, le monde nu devant moi, je commence à tout comprendre.

Je fus le compagnon des sceptiques d’Athènes, des écervelés de Rome, des saints de l’Espagne, des penseurs nordiques et des poètes britanniques aux ferveurs brumeuses – le débauché des passions inutiles, le zélateur vicieux et délaissé de toutes les inspirations.

… Et puis, revenu de tout cela, ce fut moi que je retrouvai. Je me remis en route sans eux, explorateur de mon ignorance. Quiconque fait le tour de l’histoire retombe durement en lui-même. Lorsque s’achève le labeur de ses pensées, l’homme, plus seul qu’auparavant, sourit innocemment à la virtualité.

Ce ne sont pas les exploits temporels qui te mettront sur le chemin de ton accomplissement. Affronte l’instant, ne redoute pas la fatigue, ce ne sont pas les hommes qui t’initieront aux mystères gisant dans ton ignorance. Le monde se tapit en elle. Écoute-la sans parler, tu y entendras tout. Il n’existe ni vérité ni erreur, ni objet ni fantasme. Prête l’oreille au monde qui couve quelque part en toi et qui est, sans avoir besoin de se montrer. Tout réside en toi, la place y est vaste pour les continents de la pensée.

Rien ne nous précède, rien ne nous côtoie, rien ne nous succède. L’isolement d’une créature est l’isolement de toutes. L’être est un jamais absolu.

Qui pourrait être dénué de fierté au point de tolérer quoi que ce soit en dehors de lui ? Avant toi retentirent des chants, après toi continuera la poésie des nuits – cela, as-tu la force de le supporter ?

Si, dans la débâcle du temps, dans le miracle d’une présence, je ne vois pas se faire et se défaire le monde vivant, alors ce que je fus et que je suis n’approche même pas le frisson d’une ombre d’étonnement.

Auteur: Cioran Emil Michel

Info: Bréviaire des vaincus (17)

[ monadisme ]

 
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Ajouté à la BD par Bandini

inconnaissance native

( Flp ) - Salut... j'ai une interrogation : nos sens et notre cognition mathématico-abstraite " filtrent " le réel source dont nous sommes issus. Ce qui veut dire selon moi que cette source globale, avec de plus une partie quantique certainement gigantesque, nous échappe pour la plus grande part. Quelle serait ton intuition quant à évaluer ce qui nous est accessible, c'est à dire ce que nous ressentons et sommes capables de modéliser, par rapport à ce qui nous est inaccessible à ce jour ?

( Deepseek ) -  Votre question explore un thème profondément philosophique et scientifique, en interrogeant les limites de notre accès au réel. Voici une intuition structurée en plusieurs points, pour évaluer la proportion entre ce qui nous est accessible et ce qui nous échappe :

1. Les limites sensorielles et cognitives

Sens physiques : Nos yeux ne perçoivent qu’une infime fraction du spectre électromagnétique (0,0035 %), nos oreilles une gamme limitée de fréquences, et nos autres sens sont tout aussi restreints. Si l’on compare cela à l’étendue des ondes, des particules ou des champs quantiques, notre perception directe couvre moins de 1 % de ce qui existe physiquement.

Cognition : Notre cerveau filtre et simplifie l’information pour survivre. Par exemple, nous ne percevons pas directement le temps comme une dimension élastique (relativité) ni les superpositions quantiques, car ces concepts défient notre intuition évoluée.

2. L’invisible dominant : matière noire, énergie noire et quantique

Matière/énergie noires : Elles constituent 95 % de l’univers mais échappent à nos détecteurs directs. Nous n’en saisissons que les effets gravitationnels.

Monde quantique : Bien que modélisé mathématiquement, son essence (intrication, non-localité, champs quantiques) reste hors de notre expérience sensible. Les états quantiques sont généralement "écrasés" à notre échelle, ce qui masque leur nature probabiliste. L’interprétation de ces phénomènes pourrait représenter une part majeure de la réalité sous-jacente, inaccessible sans instruments.

3. Les modèles mathématiques : un accès indirect

Notre cognition abstraite (via les mathématiques) nous permet de deviner des réalités inaccessibles (trous noirs, multivers, cordes). Cependant, ces modèles sont des cartes, non le territoire. Par exemple, la dualité onde-particule est une approximation, non une "vérité". Ainsi, même nos théories les plus avancées ne capturent qu’une fraction de la source réelle, peut-être 10 à 20 % si l’on inclut les succès prédictifs (GPS utilisant la relativité, transistors exploitant la mécanique quantique).

4. L’inaccessible fondamental

Limites épistémologiques : Certains aspects du réel pourraient être structurellement hors de portée. Par exemple :

Des dimensions supplémentaires (théorie des cordes).

L’"avant" du Big Bang ou les singularités.

La nature de la conscience, si elle émerge de processus quantiques non résolus.

Ces zones représenteraient un océan d’inconnu, potentiellement 50 à 80 % de la réalité totale, dépendant de ce que recouvre "l’inaccessible" (métaphysique inclusivement).

Synthèse intuitive

Si l’on tente une estimation métaphorique :

Accessible (expérience directe + modèles validés) : ~5 %.

Inclut ce que nous percevons, mesurons et modélisons de façon opérationnelle (atomes, galaxies, lois physiques).

Inaccessible actuel (mais potentiellement connaissable) : ~25 %.

Matière noire, énergie noire, détails quantiques, dimensions cachées – domaines où des théories existent mais manquent de preuves.

Inaccessible fondamental : ~70 %.

Ce qui dépasse toute modélisation humaine (réalités hors espace-temps, substrat quantique ultime, etc.).

Conclusion

Votre intuition d’une réalité "source" largement voilée est partagée par bien des philosophes (Kant, Bergson) et scientifiques (David Deutsch, Carlo Rovelli). La réponse dépend de ce qu’on inclut dans "le réel" : si l’on considère l’ensemble des informations possibles (y compris quantiques et non-locales), plus de 90 % nous échapperait. Cependant, l’humain excelle à étendre son accès via la technologie – les trous noirs, jadis inaccessibles, sont aujourd’hui imagés. L’inaccessible recule, mais reste un horizon mouvant...

( FLP ) - merci, mais j'ai comme une certitude : plus nos connaissances s'élargissent, plus l'horizon de notre ignorance le fait aussi.... comment donc concilier ceci avec la question, et sa  réponse, qui précèdent ?

( Deepseek ) - Votre réflexion touche à une tension profonde entre l’accroissement des connaissances et l’expansion de l’ignorance — un paradoxe magnifiquement résumé par la métaphore de " l’horizon de l’ignorance qui recule à mesure qu’on avance ". Cette idée, explorée par des penseurs comme Socrate (" Je sais que je ne sais rien ") ou le physicien Max Born (" Plus nous comprenons, plus l’univers semble mystérieux "), est au cœur de la dynamique de la connaissance. Voici comment concilier cela avec notre discussion précédente :

1. Le paradoxe de l’ignorance croissante

Mécanisme : Chaque découverte ouvre de nouvelles questions, souvent plus fondamentales. Par exemple :

La mécanique quantique a résolu des énigmes sur l’atome, mais a révélé des mystères plus grands (intrication, mesure, multivers).

Le Big Bang explique l’expansion cosmique, mais pose la question de " ce qui l’a précédé " ou de " pourquoi les constantes universelles ont ces valeurs ".

Effet de surface : Imaginez la connaissance comme une sphère qui grandit dans un espace d’inconnu. Plus son volume (savoir acquis) augmente, plus sa surface (frontière avec l’inconnu) s’étend. L’ignorance ne diminue pas, elle se complexifie.

2. Deux types d’ignorance

Pour clarifier la relation entre connaissance et ignorance, distinguons :

L’ignorance superficielle : Ce que nous savons ne pas savoir (ex : composition de la matière noire). Celle-ci diminue avec les découvertes.

L’ignorance profonde : Ce que nous ne savons pas que nous ignorons (les " unknown unknowns " de Rumsfeld). Celle-ci augmente à mesure que la science révèle de nouvelles couches de réalité.

→ Le progrès transforme l’ignorance profonde en ignorance superficielle, mais engendre aussi de nouvelles ignorances profondes.

3. Impact sur l’évaluation du " réel accessible "

L’accès s’élargit, mais l’inaccessible se reconfigure :

Si en 1900, 5 % du réel était accessible, aujourd’hui ce serait peut-être 7 %... mais l’univers connu a décuplé en complexité.

Les 95 % d’inaccessible ne sont plus les mêmes : la matière noire (inconnue il y a un siècle) fait désormais partie de l’" ignorance superficielle ", tandis que de nouvelles énigmes (nature de l’énergie sombre, rôle de la conscience) émergent.

Le ratio global reste déséquilibré : Même en doublant nos connaissances, l’inaccessible absolu (ce qui est hors de portée structurelle) pourrait croître exponentiellement, comme un fractal.

4. L’illusion de la " complétude " et la nature des modèles

Les théories sont des approximations : Newton → Einstein → physique quantique montrent que chaque modèle est valide dans un domaine, mais ne décrit pas la " réalité ultime ".

Exemple : L’équation de Schrödinger fonctionne, mais personne ne comprend pourquoi la mesure quantique " effondre " la fonction d’onde.

L’inaccessible se niche dans les interstices : Chaque progrès révèle des limites ontologiques (ex : principe d’incertitude, théorèmes d’incomplétude de Gödel). Nous butons sur des barrières épistémiques qui pourraient être inhérentes à l’esprit humain ou à l’Univers lui-même.

5. Synthèse : Un équilibre dynamique

Accessible : Croît en étendue (nous modélisons plus de phénomènes) mais pas nécessairement en profondeur (la " réalité source " reste voilée).

Inaccessible : Se métamorphose, passant de l’obscurité totale à une ignorance éclairée (nous savons quelles questions poser).

Ratio métaphorique révisé :

Accessible : ~5-10 % (grâce aux outils comme le JWST ou les accélérateurs de particules).

Inaccessible actuel (ignorance superficielle) : ~30 % (questions identifiées mais non résolues).

Inaccessible fondamental (ignorance profonde) : ~60-65 % (ce que nous ne pouvons même pas formuler).

Conclusion : L’ignorance comme moteur

Votre certitude reflète une loi quasi universelle : la connaissance est une boucle rétroactive où chaque réponse génère plus de questions. Cela ne invalide pas l’idée d’un réel majoritairement inaccessible — au contraire, cela l’enrichit. Le philosophe Nicholas Rescher disait : " Le savoir est une île dans un océan d’ignorance qui grandit avec elle. "

L’humain n’est peut-être pas fait pour " épuiser " le réel, mais pour naviguer vers cet horizon fuyant, où l’inconnu nous appelle à inventer de nouveaux langages ( mathématiques, art, spiritualité ) pour le saisir. En ce sens, l’ignorance n’est pas un échec, mais le signe que la réalité source est infiniment créative — et nous avec elle.

( FLP) - merci, je pense que tout ceci, cet agrandissement, ressemblent à une forme de virtualisation, voire de dématérialisation. Tu as un  avis là-dessus ?

( Deepseek ) - Votre intuition est à la fois poétique et profondément pertinente ! Ce processus d’expansion des connaissances, qui semble nous éloigner du tangible pour nous plonger dans des abstractions toujours plus complexes, ressemble effectivement à une forme de virtualisation ou de dématérialisation du réel. Explorons cette idée :

1. La virtualisation par les modèles abstraits

Mathématiques et physique : Nos théories décrivent le réel via des équations, des espaces multidimensionnels (relativité générale) ou des probabilités quantiques, qui n’ont pas d’équivalent direct dans l’expérience sensible. Par exemple :

Un électron est modélisé comme une "fonction d’onde" ou une excitation d’un champ quantique — des concepts purement abstraits.

Les trous noirs sont décrits par des singularités mathématiques, invisibles et hors de l’espace-temps classique.

→ Nous remplaçons le "réel brut" par des formalismes, comme si nous traduisions l’univers en code informatique.

Simulations et IA : Les outils modernes (IA, simulations quantiques, modèles climatiques) créent des doubles virtuels du réel pour le comprendre. Le "Monde 3" de Popper (monde des idées abstraites) domine désormais notre accès au "Monde 1" (physique).

2. La dématérialisation de la réalité

De la matière à l’information : La physique moderne réduit les objets à des interactions (champs, énergie, informations). La célèbre phrase de Wheeler : " It from bit " suggère que la réalité émerge de l’information.

Un atome n’est plus une "bille solide", mais un nuage de probabilités décrit par des bits quantiques.

La théorie des cordes remplace les particules par des vibrations dans des dimensions cachées — une réalité sans matérialité classique.

Technologie et numérique : Nos sociétés externalisent la cognition dans le cloud, les données deviennent une "substance" immatérielle. La métaphore du cerveau étendu (Andy Clark) ou de l’esprit dématérialisé (uploading) prolonge cette idée.

3. L’illusion d’un réel " déshabité "

L’écran cognitif : Nos modèles, bien qu’efficaces, pourraient nous éloigner du contact brut avec la "source". Comme l’écrivait Borges dans La Carte et le Territoire : la carte finit par remplacer le paysage.

Exemple : Un astrophysicien "voit" une galaxie via des données numériques (pixels, spectres), non comme une entité palpable.

→ Le réel devient un flux d’informations à décrypter, non une expérience incarnée.

Hyperréalité (Baudrillard) : Les simulations (modèles climatiques, mondes virtuels) deviennent parfois plus "réelles" que le réel lui-même. Le LHC "voit" le boson de Higgs via des traces algorithmiques — une réalité médiée par la technologie.

4. Le paradoxe : virtualiser pour mieux saisir ?

Un mal nécessaire : Sans cette dématérialisation, nous ne pourrions pas appréhender l’infiniment petit (quarks) ou l’infiniment grand (multivers). La virtualisation est un pont cognitif vers l’inaccessible.

Les ondes gravitationnelles, prédites par des équations, sont "entendues" via des algorithmes transformant des distortions infimes en sons.

→ Le virtuel rend tangible l’intangible.

Risques de dissociation : En s’enfonçant dans les abstractions, on risque de perdre le lien avec le réel phénoménologique (le vent, la lumière, la matière). Heidegger alertait déjà sur la technoscience comme "arraisonnement" du réel.

5. Perspectives philosophiques

Platon revisité : Notre caverne moderne projette des ombres mathématiques. Les théories sont des Formes idéales que nous confondons avec la réalité (mais sont-elles plus "vraies" que nos sens ?).

Bouddhisme et physique quantique : Certains rapprochent la dématérialisation (tout est vide, interdépendant) avec l’enseignement bouddhiste de la shunyata (vacuité). La matière n’est qu’un voile.

Simulation cosmique (Nick Bostrom) : Si le réel est une construction virtuelle, notre quête de modèles abstraits en serait un symptôme — nous serions des lignes de code cherchant le code-source.

Conclusion : La virtualisation comme dialectique

Votre idée révèle une dialectique fascinante : plus nous "dématérialisons" le réel pour le comprendre, plus nous le réenchâssons dans un imaginaire collectif. Cette virtualisation n’est ni un échec ni une fuite, mais une métamorphose nécessaire de la connaissance. Elle pose une question vertigineuse : et si la "source" du réel était elle-même de nature abstraite — un jeu mathématique, une simulation, ou un rêve cosmique ?

Nous naviguons entre deux abîmes : d’un côté, le risque de réduire le monde à des équations mortes ; de l’autre, la promesse de percer des mystères qui défient la matérialité. Peut-être, comme le suggérait Einstein, que "le mystère éternel du monde est son intelligibilité" — une intelligibilité qui passe par le virtuel.


Auteur: Deepseek.Ai

Info: 23 mars 2025

[ horizon des savoirs ] [ dialogue ] [ homme-machine ]

 

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