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cure analytique

Un psychanalyste est formé à l’écoute silencieuse de ceux qui viennent, en lui parlant, retrouver leur ordre intérieur perturbé par des épreuves passées dont ils cherchent, en les réévoquant, à décoder le sens perturbateur, emprisonnés qu’ils sont par des processus de répétitions qui entravent leur évolution humaine.

Auteur: Dolto Françoise

Info: Lorsque l'enfant paraît, tome 1, éditions du Seuil, 1977, page 13

[ principe ] [ objectif ] [ analysant ] [ symptôme ] [ définition ] [ but ]

 
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cure analytique

Voici donc conclu notre pacte avec les névrosés : sincérité absolue contre discrétion absolue. Notre rôle ne sera-t-il pas celui d'un confesseur mondain ? Non, car la différence est considérable. Nous ne demandons pas au patient de dire ce qu'il sait, ce qu'il dissimule à autrui, mais aussi ce qu'il ne sait pas.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Dans "Abrégé de psychanalyse", trad. Anne Berman, Presses Universitaires de France, 1949, page 41

[ inconscient ] [ objectif ] [ spécificité ]

 

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cure analytique

Au psychanalyste on confesse un beau néant. On se laisse aller à lui dire simplement tout ce qui vous passe par la tête. Des paroles, précisément. La découverte de la psychanalyse, c’est l’homme comme animal parlant. Il appartient à l’analyste d’ordonner les paroles qu’il entend et de leur donner un sens, une signification. Pour faire une bonne analyse, il faut l’accord, l’entente entre l’analysant et l’analyste.

À travers le discours de l’un, l’autre cherche à se faire une idée de ce dont il s’agit, et de trouver au-delà du symptôme apparent le nœud difficile de la vérité.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Entretien au magazine Panorama, 1974

[ déroulement ] [ parlêtre ] [ symbolique ] [ transfert ] [ dénouage ]

 

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cure analytique

On n’est pas responsable de son image corporelle. On est responsable de ses actes, et même des actes de paroles dans l’analyse. Le fait de dire, c’est une responsabilité. Ça peut tuer, alors, c’est très grave de dire, de parler. C’est une responsabilité énorme de ne pas être fous.



Parce que, jusque dans la parole, les conséquences de ce qu’on dit son imprévisibles. Alors la responsabilité de l’analysant qui parle est grave, et on comprend pourquoi Freud était pessimiste. Parce que prendre la responsabilité sur les conséquences de ce qu’on dit, sans être capable de prévoir les conséquences, ce n’est pas facile.

Auteur: Vappereau Jean-Michel

Info: https://www.fort-da.org/reportajes/vappereau-fr.htm

[ engagement ] [ épreuve ] [ difficulté ]

 

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cure analytique

En psychanalyse, les termes "malade", "médecin", "remède" ne sont pas plus justes que les formules au passif qu’on adopte communément. On dit : "se faire psychanalyser". C’est un tort. Celui qui fait le vrai travail en analyse, c’est celui qui parle, le sujet analysant. Même s’il le fait de la manière suggérée par l’analyste qui lui indique comment procéder, et l’aide par ses interventions. Lui est aussi fournie une interprétation.

À première vue, elle semble donner un sens à ce que dit l’analysant. En réalité, l’interprétation est plus subtile, tendant à effacer le sens des choses dont souffre le sujet. Le but est de lui montrer à travers son propre récit que le symptôme, la maladie disons-le, n’a aucun rapport avec rien, qu’elle est privée de quelque sens que ce soit. Même si en apparence elle est réelle, elle n’existe pas.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Entretien au magazine Panorama, 1974

[ symbolique troué ] [ équivoque ] [ efficace ] [ déroulement ]

 

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cure analytique

[...] s’isoler avec un autre pour lui apprendre quoi ? Ce qui lui manque ! Situation encore plus redoutable, si nous songeons justement que, de par la nature du transfert, ce "ce qui lui manque" il va l’apprendre en tant qu’aimant.

Si je suis là "pour son bien", ça n’est certainement pas au sens de tout repos où là la tradition thomiste l’articule : " amare est velle bonum alicui "* - puisque ce "bien" est déjà un terme plus que problématique et - si vous avez bien voulu me suivre l’année dernière - dépassé. Je ne suis pas là en fin de compte pour son bien, mais pour qu’il aime. Est-ce à dire que je doive lui apprendre à aimer ? Assurément il parait difficile d’en élider la nécessité que

– pour ce qui est d’aimer et de ce qu’est l’amour, il y aura à dire que les deux choses ne se confondent pas.

– Pour ce qui est d’aimer et savoir ce que c’est que d’aimer, je dois tout le moins, comme SOCRATE, pouvoir me rendre ce témoignage que j’en sais quelque chose.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 16 novembre 1960 *Aimer c'est vouloir le bien de l'autre

[ psychanalyse ] [ recherche ] [ objectif ] [ but ]

 

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cure analytique

La psychanalyse aurait suffi pour moi avant les chocs trop violents que j’ai subis, et qui ont déclenchés les obsessions.

Elle est trop faible pour faire contrepoids à ces chocs, dont je suis sûre qu’ils ont laissé dans mon cerveau des marques sur lesquelles la psychanalyse ne peut que glisser.

Je reconnais tout le bienfait que, sur les autres points, elle est pour moi – bien que, dans les conditions glacées où je l’expérimente, elle consiste surtout dans un effort intellectuel – et par suite très superficiel – et non pas du tout dans une re-vie si factice soit-elle, des faits intérieurs qui m’ont bouleversée. C’est pour cela que je regrette tant que cela se passe ainsi ; il ne s’agit pas du degré de sympathie, etc. entre le Dr [Lacan] et moi, mais de moi avec moi-même, avec la présence de l’analyste. Le Dr L. me fige au point que j’en suis glacée avec moi-même, de sorte qu’au lieu de pouvoir me ressouder avec ce qui a été brisé, broyé, cet état où la peur me met augmente la crevasse entre les deux bords de moi-même. Il est possible que vous ne compreniez pas, et pourtant c’est ainsi.

Auteur: Marie de la Trinité Paule Marie Aimée de Mulatier

Info: Lettre au docteur Nodet, 21 septembre 1952

[ critique ] [ insuffisance ] [ inefficacité ] [ clivage ] [ analyste-analysant ]

 

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cure analytique

Nous avons déjà assez sérieusement serré la topologie de ce que le sujet, nous le savons, doit trouver dans l’analyse à la place de ce qu’il cherche. Car nous le savons : s’il part à la recherche de ce qu’il a et qu’il ne connaît pas, ce qu’il va trouver c’est ce dont il manque.

C’est bien parce que nous avons articulé, posé cela, dans notre cheminement précédent que nous pouvons oser poser la question que j’ai formulée d’abord, comme étant celle où s’articule la possibilité de surgissement du transfert. Nous savons donc bien que c’est comme ce dont il manque que s’articule ce qu’il trouve dans l’analyse, à savoir son désir, et le désir n’étant donc pas un bien en aucun sens du terme, ni - tout à fait précisément - dans le sens d’une κτήσις [ktèsis] "trésor", ce quelque chose qu’à quelque titre que ce soit, il aurait.

C’est dans ce temps, dans cette éclosion de l’amour de transfert, ce temps défini au double sens : chronologique et topologique, que doit se lire cette inversion, si l’on peut dire, de la position qui de la recherche d’un bien fait à proprement parler la réalisation du désir. Vous entendez bien que ce discours suppose que "réalisation du désir" n’est justement pas "possession d’un objet", il s’agit d’émergence à la réalité du désir comme tel.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 14 décembre 1960

[ déroulement ] [ finalité ] [ processus ]

 

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cure analytique

[bleu][Marie de la Trinité] J’ai continué : "J’ai déjeuné chez ma sœur qui a chez elle une allemande, j’ai pensé qu’elle n’avait pas l’occasion de voir des religieuses et j’ai cherché des points de rencontre."

Avant j’ai parlé du repas où je me suis reproché tout ce que j’ai pris, puis nous sommes allées au salon où elle m’a servi du café et m’en a proposé de nouveau, j’ai accepté pensant que je la scandalisais.

Je lui ai parlé d’Oberammergau et de l’Allemagne où j’ai voyagé autrefois et tout le temps je me suis reproché de chercher des points de contact pour ne pas lui paraître trop distante, étrangère, pensant que je la scandalisais en lui montrant une religieuse trop mélangée à la vie ordinaire, pas assez religieuse.

[rouge][Jacques Lacan] : "Vous en êtes encore là, à penser qu’on fait du bien par ce qu’on essaye de paraître ?"

[bleu] : "Il faut bien puisque toutes les fois où j’ai cherché à être moi-même je suis tombée à côté – comme cela a toujours été pour moi dans la vie religieuse."

[rouge] : "Par exemple ?"

[bleu] : "Quand j’étais ou voulais être moi-même, je tombais toujours à côté de ce qu’il fallait."

[rouge] : "Et puis ?"

[bleu] : "Cela scandalisait."

[rouge] : "Et puis ?"

[bleu] : "Cela divisait."

[rouge] : "Et puis ?"

[bleu] : "Cela empêchait la paix."

[rouge] : "Et puis ?"

[bleu] : "Cela empêchait l’unité qu’il devait y avoir entre nous."

[rouge] : "Mais êtes-vous sûre qu’elle existait avant ?"

[bleu] : "Elle ne pouvait pas exister entre elles et moi avant que j’arrive – et cela a été ainsi depuis le début."

Auteur: Marie de la Trinité Paule Marie Aimée de Mulatier

Info: Résumé de la séance du samedi 21 octobre 1950, Feuillet 5

[ psychanalyse ] [ analyste-analysant ]

 

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cure analytique

[bleu][Marie de la Trinité] "J’avais toujours désiré cette vie contemplative. On a soi-même l’intuition de ce qui convient à soi-même. J’avais besoin d’une vie sédentaire, sans distraction, sans divertissement – on n’a pas voulu.

Il y a pour la vie religieuse une double attitude : vocation d’estime, on désire vivre la vie la plus parfaite et on choisit la vie religieuse, mais il n’y a pas d’appel personnel, pas de grâce individuelle. Ou bien, il y a vraiment appel de Dieu.

De même pour la vie contemplative : je ne l’ai pas désirée par estime, mais parce que je m’y sentais appelée. Et rien n’empêche que l’appel de Dieu se greffe sur des tendances pasychiques favorables."

[rouge][Jacques Lacan] : "Avez-vous parlé de cette distinction avec le père Motte ?"

[bleu] : "Non, il pensait, lui, qu’après quelques années de vie contemplative je retrouverais ma vocation missionnaire : mais cette vocation-là je ne l’ai jamais eue. J’ai choisi la vie religieuse non pour elle-même mais comme moyen le plus assuré d’union à Dieu. C’est seulement cette union à Dieu que je désire.

[rouge] : "Mais il n’est pas prouvé que la vie religieuse est le moyen le plus favorable."

[bleu] : "Il y a mieux que l’Église pour l’assurer, il y a l’Évangile ; et ce que j’en attendais, je ne l’ai pas eu, j’ai tout raté. La vie religieuse m’est bien égale et la vie contemplative aussi ; ce que je cherchais c’était uniquement l’union à Dieu – et j’ai tout raté. Je ne peux même plus prier – j’ai perdu l’orientation et l’élan

[rouge] : "Mais il y a des réussites qui sont faites d’échecs."

[bleu] : "J’ai pleuré et je me suis tu."

[rouge] : "Qu’est-ce qui vous arrête ? Une petite chose ? Des larmes ?

[bleu] : "Oui, j’ai tout manqué."

Auteur: Marie de la Trinité Paule Marie Aimée de Mulatier

Info: Résumé de la séance du samedi 21 octobre 1950, Feuillet 8

[ psychanalyse ] [ analyste-analysant ] [ nuit de l'âme ]

 

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