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angoisse
Le tourment est une fête.
Auteur: Dubuffet Jean
Années: 1901 - 1985
Epoque – Courant religieux: Récent et Libéralisme économique
Sexe: H
Profession et précisions: peintre
Continent – Pays: Europe - France
Info:
[ positiver ]
Commentaires: 0
inspiration
Le chaos est l'aliment dont est gourmand l'estomac de la pensée.
beaux-arts
L'art doit naître du matériau et la spiritualité doit emprunter le langage du matériau.
[ matière ] [ fond-forme ] [ création ]
L'homme écrit sur le sable. Moi ça me convient bien ainsi; l'effacement ne me contrarie pas; à marée descendante, je recommence.
[ éphémère ]
Le lieu que le tableau se propose d'évoquer est traité non plus comme celui qu'appréhende l'oeil, mais dans la forme qu'il revêt au moment qu'il se présente à l'esprit.
[ circonstance ]
création
Je trouve que tu devrais t’appliquer à ternir, à ensabler le diamant de ton style de manière à ce qu’il brille à peine. Mets de l’eau dans ton vin, beaucoup d’eau !
Info: Lettres à J. B., 1946-1985, Hermann, 1991, p. 64
[ modération ] [ conseil ]
couleur
Noir est une abstraction ; il n'y a pas de noir ; il y a des matières noires, mais diversement car il y a des questions d'éclat, mat ou luisant, de poli, de rugueux, de fin, etc.
Info: l'Homme du commun à l'ouvrage, p.26
[ timbre ] [ art pictural ] [ nuances ]
L'art ne vient pas coucher dans les lits qu'on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu'on prononce son nom : ce qu'il aime c'est l'incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s'appelle.
[ Murphy ]
archéologie
Naïve est l'idée que quelques pauvres faits et quelques pauvres œuvres des temps passés qui se sont trouvés conservés sont forcément le meilleur et le plus important de ces époques. Leur conservation résulte seulement de ce qu'un petit cénacle les a choisis et applaudis en éliminant tous les autres.
[ histoire de l'art ] [ biais ] [ jugement esthétique ] [ tri mémoriel ] [ filtrage ]
français phonétique
partou ia desoizo dan larbr ifon in rafu iboufe lenoizete ia in vandchiin vla liver qi staye epil botan qiva samene onva ale ochanpignon onvera biin si iorapa dpapi yon dchou liver ian napa dpapi yon iariinq demite dlamite ian na toultan dlamouch ian naancor pabocou detoile daregne on nan na plinlaguele
Info: In "Plu kifekler mouinkon nivoua", éd. Lettres Vives, p. 26-29 - où l'on voit que Kati Molnar maîtrisait beaucoup mieux le français phonétique que Dubuffet
[ insectes ] [ saisons ]
Benslama
30.03.2020
Sur le in/un, je suis assez d'accord... mais je me rappelle avoir été choqué de constater que nombre de personnes, en fait, prononcent l'article indéfini "un" de la même manière que le préfixe "in" (rendant indiscernables des expressions telles que "un dépendant" et "indépendant") - pour moi qui vient du Sud, il y a là une offense au bon parler (mais la manière dont je prononce les "o" produit des effets similaires chez mes amis "nordistes" - vous savez : "la rose", évoquée par un marseillais...) (je précise que je ne suis pas marseillais - j'ai fait mes études à Montpellier)
Coli Masson
29.03.2020
le "in" qui doit être lu "un" n'est pas intuitif non plus. Merci pour l'ouverture.
Oui - il aurait dû au moins placer des accents sur les "e" pour différencier les sons "é" et "eu" - "demite", c'est "des mites", mais il faut faire un effort pour comprendre... Kati Molnàr, qui a une formation en linguistique, et qui a réfléchi à ces questions, a élaboré une écriture beaucoup plus lisible, dans "quant a je", et aussi "konférens pour lé zilétré"...