Avant de le mettre à la crèche, il doit savoir qu’il est l’enfant de cette femme, qu’il a désiré naître d’elle et de l’homme qui avec elle l’a conçu. Que cette femme l’a désiré, mais qu’elle a aussi besoin de la société, comme lui aussi en a besoin et qu’il ne va pas être modifié dans son être profond s’il est en tutelle d’autres personnes à qui sa mère le confie en relais. Il faut établir ce relais progressivement, par la parole et par la médiation sensorielle pour que l’enfant sache qu’il est le même à la crèche que celui qu’il est avec sa mère le soir au foyer, alors que beaucoup de ses perceptions sont modifiées. Pour qu’il n’y ait pas une rupture, tout cela doit être expliqué à l’enfant, en présence de ses parents. Cette première triangulation se complique lorsque l’enfant est mis dans les bras d’une autre personne et c’est alors qu’il est indispensable de lui dire qui elle est : c’est à la parole de la mère et du père de ne pas couper le cordon de sécurité. Ce sont les voix maternelle ou paternelle seules qui pourront "mamaïser" et "papaïser" les personnes à qui l’on confie la garde du petit. Alors, le corps de ces personnes seront symboles de sécurité, de représentants temporaires de père et mère.
Auteur:
Info: La cause des enfants, Editions Robert Laffont, Paris, 1985
Commentaires: 2
— Ψ ↔ B ↔ Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.
nbsp;
Coli Masson
14.10.2026
Je ne saurais dire s'il ne s'agit que de cela, si ce n'est pas un peu réducteur.
miguel
12.10.2026
grégarisme