Lire compulsivement affranchit du souci de cheminer dans la forêt de la méditation à la recherche des clairières. Volume après volume, on se contente de reconnaître la formulation de pensées dont on mûrissait l'intuition. La lecture se réduit à la découverte de l’expression d'idées qui flottaient en soi ou bien se cantonne à la confection d'un tricot de correspondances entre les œuvres de centaines d'auteurs.
[...] D'où le rayonnement de ces gens qui posent sur le monde une vue libérée de toute référence. Les souvenirs de lecture n'interposent jamais leur écran entre ces êtres et la substance des choses.
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Info: Dans les forêts de Sibérie
— Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.
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