Ce qui est étrange, c'est qu'avoir plein de choses à dire c'est un peu comme ne rien avoir à dire. Quand il y a trop, on ne sait pas par quoi commencer, ni comment faire en sorte d'éviter de prendre des raccourcis qui mènent à une formulation décousue et sans queue ni tête pour qui n'aurait pas un accès direct à nos pensées et à notre propre fil conducteur. À force de tergiverser pour trouver la meilleure manière, on finit par douter que tout cela mérite encore d'être partagé ; et puis à un moment on se sent une coquille vide: il n'y a plus rien, alors on se tait.
Mathilde a oublié depuis quand elle a commencé à se taire.
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Info: Figure n°3: L'envol
— Ψ ± B ± Φ · Chaque lecteur est un neurone d'un cerveau anthropo-Gaïen.
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