Toutefois, cette raison de la création de tous biens, la bonté de Dieu, raison si juste et si convenable, qui, attentivement considérée et méditée pieusement, met fin à toute discussion sur l’origine du monde, cette raison, dis-je, échappe à certains hérétiques. Et pourquoi ? Parce que notre fragile et défaillante mortalité, juste supplice du péché, est affligée de mille accidents contraires ; le feu, le froid, la férocité des bêtes sauvages. Et ce qu’ils ne voient pas, c’est l’excellence de chaque chose dans son milieu naturel, et l’admirable ordonnance de toutes et le contingent de beauté dont elles enrichissent, chacune en particulier, la république universelle, et l’utilité qu’elles nous procurent, si nous savons en faire un usage légitime et éclairé […].
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Info: La cité de Dieu, volume 2, traduction en latin de Louis Moreau (1846) revue par Jean-Claude Eslin, Editions du Seuil, 1994, page 39
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