Le graphomane est le conservatoire d’un baratin romantique lamentable sur la littérature comme ivresse, l’écriture comme tragédie, le roman comme effusion du cœur, l’inspiration comme résurrection de l’enfance, l’enfance comme authenticité, la douleur comme vérité, le non-savoir comme savoir-faire, le spontané comme vision, lui-même comme écorché vif. Et chacune de ses pages comme besoin vital sans lequel il mourrait.
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Info: Dans "Exorcismes spirituels, tome 2 : Mutins de Panurge", éd. Les Belles lettres, Paris, 1998, page 18
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