La psychologie de l'inconscient est la philosophie de la révolution, c'est à dire qu'elle est appelée à le devenir, en tant que ferment de révolte au sein du psychisme et libération de l'individualité entravée par son propre inconscient. Elle est appelée à rendre intérieurement apte à la liberté, à servir de préliminaire à la révolution.
L’incomparable renversement de toutes les valeurs auquel nous allons assister dans un proche avenir commence dans le présent par la pensée de Nietzsche sur les arrière-plans de l’esprit et par la découverte de la technique "psychanalytique" de Sigmund Freud. C’est la première pratique qui rend l’inconscient accessible à la connaissance empirique, ce qui signifie qu’il nous est désormais possible de nous connaître nous-mêmes. C'est en même temps la naissance d'une nouvelle éthique qui reposera sur la connaissance réelle de soi et de son prochain.
Auteur:
Info: Révolution sur un divan, traduit de l’allemand par Jeanne Etoré Les éditions Solin, 1988, page 45
Commentaires: 2
miguel
29.03.2025
oui merci
Coli Masson
29.03.2025
Je propose la citation plus complète : La psychologie de l'inconscient est la philosophie de la révolution, c'est à dire qu'elle est appelée à le devenir, en tant que ferment de révolte au sein du psychisme et libération de l'individualité entravée par son propre inconscient. Elle est appelée à rendre intérieurement apte à la liberté, à servir de préliminaire à la révolution. L’incomparable renversement de toutes les valeurs auquel nous allons assister dans un proche avenir commence dans le présent par la pensée de Nietzsche sur les arrière-plans de l’esprit et par la découverte de la technique "psychanalytique" de Sigmund Freud. C’est la première pratique qui rend l’inconscient accessible à la connaissance empirique, ce qui signifie qu’il nous est désormais possible de nous connaître nous-mêmes. C'est en même temps la naissance d'une nouvelle éthique qui reposera sur la connaissance réelle de soi et de son prochain. Révolution sur un divan, traduit de l’allemand par Jeanne Etoré Les éditions Solin, 1988, page 45