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créature-créateur

Ce n’est pas parce que Dieu nous aime que nous devons l’aimer. C’est parce que Dieu nous aime que nous devons nous aimer. Comment s’aimer soi-même sans ce motif ?

L’amour de soi est impossible à l’homme, sinon par ce détour.

Auteur: Weil Simone

Info: "La pesanteur et la grâce", Librairie Plon, 1988, page 120

[ dialectique ] [ tiercéité ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

environnement relationnel

Cependant, la pandémie [du covid-19], comme tout symptôme dit infectieux, dévoile la persistance de la pression sélective au sein du système de l’évolution et il est alors fait appel au concept d’immunité acquise ou adaptative qui, nous venons de le voir, est déjà implicitement convoquée dans l’immunité naturelle. Ce deuxième type d’immunité prouve que l’identité de l’homme est toujours exposée au mécanisme co-évolutionniste intéressant la vie de la totalité des formes de la planète. Déterminer l’immunité d’un organisme comme un mode de défense contre ce qui lui est étranger méconnaît le fait qu’une forme ne cesse de s’éprouver dans sa différence et que celle-ci ne peut se concevoir hors de l’impératif logique qui commande à la coévolution. La loi intégrative du système s’impose, une forme n’existe que par rapport à une autre.

La notion de soi comme unité organique se rapportant à une logique existentielle autarcique devient abstraite, sans réalité concrète et oblitérant l’importance de l’interdépendance des formes. Nos intestins abritent une faune et une flore permettant l’assimilation des aliments. Certains animaux ont plus de microorganismes dans leur organisme que de cellules propres cela s’appelle la commensalité ou l’art de vivre ensemble.

La notion de soi rejoint en pure logique celle de l’identique, du toujours pareil, d’une coïncidence à soi sans écart, d’un éternel rapport de soi à soi, rappelant l’obstination cellulaire à n’être que soi sans autre que soi. Ainsi le terme d’étranger associé à celui de non-soi dans la définition de l’identité immunitaire devient fortement problématique. Rien du monde ne peut être considéré comme étranger à une forme et surtout pas les virus et les bactéries qui sont des éléments majeurs du processus évolutif rappelant que celui-ci reste un système intégratif pour le meilleur et pour le pire ; en effet, le jeu n’est pas terminé et nul n’en connaît la fin.

En conséquence, le non-soi fait miroir à l’abstraction du soi et en récupère la dimension imaginaire.

Le modèle cellulaire se révèle fallacieux. La cellule ne se préoccupe que d’elle-même en assimilant le monde, c’est-à-dire en le rendant pareil à elle. Elle s’enclot en elle-même sur son vouloir être le monde : elle est une hallucinose et ne modélise qu’un soi psychotique.

L’ipséité est une identité ouverte au monde et donc à conquérir, jamais achevée, toujours en devenir, en prise avec l’altérité qui la fait toujours être autre que ce qu’elle est. La notion doctrinaire, voire fanatique, d’étranger est donc absconse du fait que le problème immun chez l’homme est d’assumer qu’il n’est que de son rapport à l’autre emblématisé comme grand Autre pour en signifier la logique infiniment différentielle.

Mais qu’est-ce que l’être de l’homme comme être avec un autre ? Telle est la vraie question que la pandémie aurait dû faire jaillir dans toute son ampleur.

Auteur: Gandolfi René

Info:

[ complexité ] [ dialectique ] [ biologie ] [ tiercéité ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson