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miroir

Ce qui se passe dans les profondeurs de l'homme se passe également dans celles de Dieu.

Auteur: Berdiaev Nicolas

Info: la Dialectique existentielle du divin et de l'humain

[ théandrique ]

 

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rédemption

[…] Porphyre ne veut pas reconnaître dans le Seigneur Jésus-Christ le principe dont l’incarnation nous purifie. Il le méprise dans cette chair dont il se revêt pour le sacrifice expiatoire ; mystère profond, inaccessible à cette superbe qui ruine l’humilité du véritable et bon médiateur ; ce médiateur qui apparaît aux mortels, asservi comme eux à la mortalité ; tandis que, fiers de leur immortalité, les médiateurs d’insolence et de mensonge promettent aux mortels malheureux une assistance dérisoire. Le médiateur de vérité nous montre donc que le péché seul est un mal, et non la substance ou la nature de la chair, qu’il a pu prendre avec l’âme de l’homme sans le péché, qu’il a revêtue, qu’il a déposée par sa mort, et renouvelée par sa résurrection. Il montre qu’il ne faut pas éviter par le péché la mort même, quoiqu’elle soit la peine du péché, mais plutôt, s’il est possible, la souffrir pour la justice. Car lui-même, s’il a la puissance d’acquitter en mourant nos péchés, c’est que ce n’est point pour son péché qu’il meurt. Ce platonicien ne reconnaît point en lui le principe ; autrement il reconnaîtrait en lui la purification. En effet, ce n’est pas la chair qui est le principe, ce n’est pas l’âme de l’homme ; mais le Verbe, créateur de toutes choses. La chair ne purifie donc point par elle-même, mais le Verbe, qui l’a prise, quand "le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous [Jn 1, 14]".

Auteur: Saint Augustin Aurelius Augustinus

Info: La cité de Dieu, volume 1, traduction en latin de Louis Moreau (1846) revue par Jean-Claude Eslin, Editions du Seuil, 1994, pages 435-436

[ double nature ] [ logos ] [ philosophie-théologie ] [ christianisme ] [ théandrique ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

hérésies chrétiennes

Ce que Cyrille d’Alexandrie, au Ve siècle, reprochait à Nestorius, patriarche de Constantinople, c’était d’associer, d’une manière extrinsèque, purement morale et juridique, deux êtres, l’homme et Dieu, dans l’incarnation, et de ne pas voir qu’il s’agit en réalité d’une union substantielle entre l’homme assumé et Dieu qui assume. Ici, avec le présupposé à la fois philosophique et théologique relevé par l’encyclique, on aboutit à un résultat analogue : la science, en l’occurrence la critique historique, atteint l’homme, elle n’atteint pas Dieu, en Jésus de Nazareth. Seule "la foi" atteint Dieu, ou plutôt le postule. […] 

Mais puisque de fait la divinité et l’humanité sont unies substantiellement dans cette personne concrète qui est Jésus de Nazareth, on ne peut pas dire que la science historique atteigne l’homme à part, l’homme séparé de Dieu. L’objet qu’atteint la science historique, ou l’exégèse critique, la lecture scientifique des textes, c’est le composé de l’humanité et de la divinité, une "personne composée" comme dit Jean Damascène, suivi en cela par Thomas d’Aquin, même si la science historique, en tant que telle, et avec ses moyens propres, ne sait pas discerner par elle-même et seule, ou comprendre, ce qu’elle atteint. 

On voit, en cette affaire, comment le nestorianisme est ici associé avec le fidéisme : la science atteint l’homme, la foi atteint Dieu ; l’intelligence n’atteint pas le composé uni dans la personne du Verbe incarné ; l’homme est dissocié de Dieu, et la foi est dissociée de l’intelligence. L’erreur inverse, c’est l’erreur monophysite, qui consiste à dire que dans l’unique personne du Verbe incarné les deux natures, la divine et l’humaine, sont mélangées, confondues, en sorte que, de leur mélange, il n’en résulte plus qu’une seule.

Les compagnons de Jésus voyaient et touchaient le composé concret, Ieschoua de Nazareth. Seule l’intelligence, donnée par Dieu, a permis à Képhras de discerner qui est Ieschoua, à savoir Dieu lui-même, venu parmi nous.

La science historique est dans la même situation. Elle atteint l’expérimentable. C’est à l’intelligence spirituelle de discerner ce qui se trouve dans le donné concret. 

Auteur: Tresmontant Claude

Info: La crise moderniste, éditions du Seuil, 1979, pages 224-225

[ théandrique ] [ confusion ] [ naturel-surnaturel ] [ christianisme ]

 

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