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positiver

La perle précieuse provient d'une vulgaire huître.

Auteur: Proverbe chinois

Info:

[ sentiment d'infériorité ]

 

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femmes-par-femme

- Tu as l'air bien.

- C'est vrai. J'ai l'air bien. Sauf que ce n'est pas le cas, dit Zora en tirant tristement sur la chemise de nuit de son homme. C'était pour ça que Kiki redoutait d'avoir des filles : elle savait qu'elle ne serait pas capable de les protéger du dégoût d'elles-mêmes. 


Auteur: Smith Zadie

Info: On Beauty

[ sentiment d'infériorité ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

bavardage

Paulette aimait bien ça, le ciné. Elle en avait de longues habitudes derrière elle et tout un parallèle de brochures et d’articles, c’était la vraie petite bonne femme, solidement normale jusque dans le sentiment. Jeune fille seule, elle aurait peut-être bien collectionné les photos retouchées des grands costauds d’Hollywood… Amour, beauté, idéal… Elle avait bien la morale des petits courriers féminins, tout ce trouble vaseux qui sent la purulence des changements de saison. Jamais on ne l’aurait plus vexée qu’en lui disant qu’elle avait des idées toutes faites. Quand elle me refilait ligne pour ligne le feuilleton des hebdos pour me faire sentir sans bafouillis son opinion profonde sur tel film, elle m’impressionnait des fois, je me sentais légèrement inférieur, je lui foutais une petite claque sur les fesses, à tout hasard, j’étais pas à l’aise du tout.

J’ai toujours eu l’idée que j’étais beaucoup plus personnel et profond qu’elle, mais mon profond à moi n’avait pas d’issue, il sifflait toujours en conneries, en grosses blagues, définitives après des essais laborieux de déballage. […]

Paulette, je crois, avait l’exacte impression de faire trois pas en arrière, chaque fois qu’elle m’entreprenait sur le ciné, ou la littérature, ou la musique. Chaque fois, gentille, elle était explicative et didactique pour un rien, elle empiétait sur mon silence, elle se croyait des droits, c’était agaçant. Il fallait bien vite que je change la conversation, ça me faisait mal au ventre.

[…] Elle n’était pas chiqueuse à fond, elle ne jouait pas tellement la culture mais plutôt la causette. Elle admettait mal de ne pas avoir son mot sur n’importe quoi, plutôt la bourde informe que le silence, elle était de la race commune.

Je me trompe peut-être, mais je n'aime pas les gens qui causent. Tout comme la mode est faite pour les gens qui n'ont pas de goût, la causette c'est le paravent de ceux qui n'ont rien dans le ventre, c'est la grande recherche de l'impasse qu'on baptise infini, c'est la grande tromperie civilisée, ce qu'on aperçoit du dehors, du monté en graines, du loupé. 

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Les coups, éditions Gallimard, 1942, pages 129-130

[ avis ] [ couple désaccordé ] [ sentiment d'infériorité ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson