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self-contrôle

Le pardon est une option du coeur qui va contre l'instinct spontané de rendre le mal pour le mal.

Auteur: Jean Paul II Karol Wojtyla

Info: journée mondiale de la Paix, 1er janvier 2002

[ absolution ]

 

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papisme

... et les catholiques accordent le pardon à peu près au même rythme que les politiciens font des promesses et que les prostituées font des promesses.


Auteur: Smith Zadie

Info: White Teeth

[ accommodant ] [ absolution ] [ confession ] [ triade ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

catholicisme

Après le déjeuner quasi vespéral et pantagruélique, le clan au grand complet s’acquittait du rite hebdomadaire de la messe, à sept heures du soir, dans une église proche de chez mes beaux-parents. Accommodante religion que celle qui permet de solder ses comptes avec Dieu en y consacrant seulement vingt-cinq minutes par semaine.

Auteur: Agudelo Darío Jaramillo

Info: Mécanique d'un homme heureux

[ confession ] [ absolution ]

 

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rapports humains

On dit parfois qu'il faut pardonner avant d'oublier, et cette affirmation suffit aux êtres magnanimes que nous croyons être. Mais pour ceux que nous sommes vraiment, la relation entre les deux n'est pas aussi directe. Bien souvent, il nous faut d'abord oublier un peu avant de pouvoir commencer à pardonner ; quand la douleur n'est plus aussi vive dans notre esprit, l'insulte devient plus facile à pardonner, ce qui la rend plus facile à oublier, et ainsi de suite. C'est cette boucle psychologique rétroactive qui fait qu'une faute d'abord insupportable peut un jour finir par sembler excusable.

Auteur: Chiang Ted

Info: Expiration, La vérité du fait, la vérité de l'émotion, p.257

[ éloignement temporel ] [ absolution ] [ détachement ]

 
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Ajouté à la BD par miguel

fonction paternelle

Pensée de COÛFONTAINE, dans la troisième pièce, Le père humilié [de Paul Claudel], qu’est-ce qu’elle veut dire ? Nous allons nous interroger sur la signification de Pensée de COÛFONTAINE comme sur un personnage vivant. Il s’agit du désir de Pensée de COÛFONTAINE, désir de pensée, et le désir de Pensée nous allons y trouver bien sûr la pensée même du désir.

[…] Et pour voir ce que veut dire cette pensée du désir, il nous faut bien repartir sur ce que signifie, dans L’otage, la "passion" subie de Sygne. Ce sur quoi cette première pièce de la trilogie nous a laissés pantelants, cette figure de la sacrifiée qui fait signe "non", c’est bien la marque du signifiant portée à son degré suprême - un refus porté à une position radicale - qu’il nous faut sonder. En sondant cette position, nous retrouvons le terme même qui est celui qui nous appartient, à nous, par notre expérience, au plus haut degré, si nous savons l’interroger.

Puisque, si vous vous souvenez de ce que je vous ai appris en son temps ici et ailleurs, au séminaire et à la Société, et à plusieurs reprises, si je vous ai priés de réviser l’usage qui est fait aujourd’hui dans notre expérience du terme de frustration, c’est pour inciter à revenir à ce que veut dire, dans le texte de FREUD - où jamais ce terme de frustration n’est employé - le terme original de la Versagung pour autant que son accent peut être mis bien au-delà, bien plus profondément que toute "frustration" concevable, le terme de Versagung pour autant qu’il implique "le défaut à la promesse", et le défaut à une promesse pour quoi déjà tout a été renoncé.

C’est là la valeur exemplaire du personnage et du drame de Sygne, c’est que ce à quoi il lui est demandé de renoncer, c’est ce à quoi elle a déjà engagé toutes ses forces, à quoi elle a déjà lié toute sa vie : à ce qui était déjà marqué du signe du sacrifice. Cette dimension au second degré, au plus profond du refus qui - par l’opération du verbe - peut être à la fois exigé et peut être ouvert à une réalisation abyssale, c’est là ce qui nous est posé à l’origine de la tragédie claudélienne, et c’est aussi bien quelque chose à quoi nous ne pouvons pas rester indifférents. C’est quelque chose que nous ne pouvons pas simplement considérer comme l’extrême, l’excessif, le paradoxe d’une sorte de folie religieuse, puisque bien au contraire, comme je vais vous le montrer, c’est là justement que nous sommes placés, nous, hommes de notre temps, dans la mesure où cette folie religieuse nous fait défaut.

Observons bien ce dont il s’agit pour Sygne de COÛFONTAINE. Ce qui lui est imposé n’est pas simplement de l’ordre de la force et de la contrainte. Il lui est imposé de s’engager, et librement, dans la loi du mariage avec celui qu’elle appelle le fils de sa servante et du sorcier QUIRIACE. À ce qui lui est imposé, rien ne peut être lié que de maudit pour elle. Ainsi la Versagung, le refus dont elle ne peut se délier, devient bien ce que la structure du mot implique : versagen, le refus concernant le dit.

Et si je voulais équivoquer pour trouver la meilleure traduction : "la per-dition". Ici tout ce qui est condition devient perdition, et c’est pourquoi là "ne pas dire" devient le "dire non". Déjà nous avons rencontré ce point extrême, et ce que je veux vous montrer, c’est qu’il est ici dépassé. Nous l’avons rencontré au terme de la tragédie œdipienne, dans le μή ϕῦναι [mè phunai] d’Œdipe à Colone, ce "puissé-je n’être pas" qui veut tout de même dire "n’être pas né", où - je vous le rappelle en passant - nous trouvons la véritable place du sujet en tant qu’il est le sujet de l’inconscient.

Cette place c’est le μή [mè], ou ce "ne" très particulier dont nous ne saisissons dans le langage que les vestiges, au moment de son apparition paradoxale, dans des termes comme ce : "je crains qu’il ne vienne" ou "avant qu’il n’apparaisse", où il paraît aux grammairiens comme un explétif, alors que c’est là justement que se montre la pointe de ce désir où se désigne non point le sujet de l’énoncé - qui est le "je" : celui qui parle actuellement - mais le sujet où s’origine l’énonciation. μή ϕῦναι [mè phunai], ce "ne sois-je", ou ce "ne fus-je", pour être plus près : ce "n’être" qui équivoque si curieusement en français avec le verbe de la naissance, voilà où nous en sommes avec ŒDIPE.

Et qu’est-ce qui est désigné là sinon que, de par l’imposition à l’homme d’un destin, d’une charge des structures parentales, quelque chose est là recouvert qui fait déjà de son entrée dans le monde l’entrée dans le jeu implacable d’une dette. En fin de compte c’est simplement de cette charge - qu’il reçoit de la dette, de l’Ἄτη [Atè] qui le précède - qu’il est coupable. Il s’est passé depuis quelque chose d’autre, le Verbe s’est pour nous incarné, il est venu au monde, et - contre la parole de l’Évangile - il n’est pas vrai que nous ne l’ayons pas reconnu. Nous l’avons reconnu et nous vivons les suites de cette reconnaissance. Nous sommes à l’un des termes de l’une des phases des conséquences de cette reconnaissance.

C’est là ce que je voudrais articuler pour vous. C’est que pour nous le Verbe n’est point simplement la loi où nous nous insérons pour porter chacun notre charge de cette dette qui fait notre destin, mais qu’il ouvre pour nous une possibilité, une tentation d’où il nous est possible de nous maudire, non pas seulement comme destinée particulière, comme vie, mais comme la voie même où le Verbe nous engage et comme rencontre avec la vérité, comme heure de la vérité. Nous ne sommes plus seulement à portée d’être coupables par la dette symbolique, c’est d’avoir la dette à notre charge qui peut nous être - au sens le plus proche que ce mot indique - reproché.

Bref, c’est que la dette elle-même, où nous avions notre place, peut nous être ravie, c’est là où nous pouvons nous sentir à nous-mêmes totalement aliénés. L’Ἄτη [Atè] antique sans doute nous rendait coupables de cette dette, d’y céder, mais à y renoncer comme nous pouvons maintenant le faire, nous sommes chargés d’un malheur qui est plus grand encore, de ce que ce destin ne soit plus rien.

Bref, ce que nous savons, ce que nous touchons par notre expérience de tous les jours, c’est la culpabilité qui nous reste, celle que nous touchons du doigt chez le névrosé. C’est elle qui est à payer justement pour ceci que le Dieu du destin soit mort. […]

Mais l’envers de cette réduction du Dieu mort est ceci que c’est l’âme fidèle qui devient l’otage, l’otage de cette situation où renaît proprement, au delà de la fin de la vérité chrétienne, le tragique, à savoir que tout se dérobe à elle si le signifiant peut être captif. Ne peut être otage, bien sûr, que celle qui croit : Sygne, et qui parce qu’elle croit, doit témoigner de ce qu’elle croit. Elle est justement par là, prise, captivée dans cette situation dont il suffit de l’imaginer, de la forger pour qu’elle existe : d’être appelée à se sacrifier à la négation de ce qu’elle croit, elle est retenue comme otage dans la négation - même soufferte - de ce qu’elle a de meilleur.

Quelque chose nous est proposé qui va plus loin que le malheur de JOB et que sa résignation : à JOB est réservé tout le poids du malheur qu’il n’a pas mérité, mais à l’héroïne de la tragédie moderne il est demandé d’assumer comme une jouissance l’injustice même qui lui fait horreur.

Tel est ce qu’ouvre comme possibilité, devant l’être qui parle, le fait d’être le support du Verbe au moment où il lui est demandé, ce Verbe, de le garantir. L’homme est devenu l’otage du Verbe parce qu’il s’est dit - ou aussi bien pour qu’il se soit dit - que Dieu est mort. À ce moment s’ouvre cette béance où rien de plus, rien d’autre ne peut être articulé que ce qui n’est que le commencement même de "ne fus-je", qui ne serait plus être, qu’un refus, un "non", un "ne", ce tic, cette grimace, bref, ce fléchissement du corps, cette psychosomatique qui est le terme où nous avons à rencontrer la marque du signifiant.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 17 mai 1961

[ théâtre ] [ psychanalyse ] [ antiquité ] [ naître ] [ christianisme ] [ générations ] [ transformation ] [ évolution ] [ sujétion ] [ absolution ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson