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planète terre

Dans ce monde, qui n’en est qu’un parmi tant d’autres, livré au hasard, qu’aucun dieu n’a façonné, qu’aucune finalité ne cohère, il n’y a que du vide traversé d’atomes errants. A ce tableau désolé, tout ce qu’on ajouterait ne serait que fantôme d’une vaine imagination.

Auteur: Grenier Hubert

Info: Les grandes doctrines morales

[ isolée ] [ sans buts ] [ perdu ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

vieillesse

L'âge venant, je pense que la chose la plus difficile à accepter est que les perspectives disparaissent. Il n'y a plus de grands projets, plus d'objectifs à atteindre, plus de rêves. Le seul but est de retarder l'inévitable le plus longtemps possible et de le faire avec autant de grâce que possible. 

Auteur: Brisby Zoe

Info: The Car Share

[ sénescence ] [ sans but ] [ sans objectif ] [ sans projet ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

ennui

Les heures sont longues et il faut bien les remplir d’une façon ou d’une autre jusqu’à notre mort. Il n’y a pas assez de belles choses et d’émotions pour nous occuper. Tout devient vite morne et assommant. On se réveille le matin, on balance ses pieds hors du lit, on les pose par terre et on se dit : et merde, et maintenant ?

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Hollywood", trad. Michel Lederer, Le livre de poche, page 270

[ blasé ] [ sans but ] [ absurde ] [ routine ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

vitalité

Je me souviens de ce soir-là.

Je suis monté dans ma chambre. J’ai ouvert la fenêtre, en grand, j’avais envie de vivre à bloc. La nuit s’amenait tout doucement, sans secousse. Ça allait bientôt être l’heure de dormir et je n’avais pas envie de dormir.

Je regardais la cour et puis les étoiles. 

[…] Allons ! que je me suis dit. C’est le printemps. Il faut que j’aille faire un petit tour, ça se passera… Je ne la reconnaissais pas, ma chambre, elle me dégoûtait, elle puait.

Je suis redescendu à pied jusque sur les boulevards.

Ça sentait le printemps frais, partout, une bonne odeur de vie, même le cambouis, même les pissotières, ça avait une odeur nouvelle, comme des soirs très lointains perdus dans la fraîcheur des souvenirs.

J’étais content ; et puis il y avait aussi un tas de trucs qui revenaient à la surface, c’était complexe et bien mélancolique.

Il y avait beaucoup de monde sur les boulevards. Tout ça se promenait comme moi. Il y avait aussi beaucoup de femmes et des belles, mais je me sentais vraiment trop miteux, je n’osais rien leur dire. J’admirais en silence, froid comme un pur amateur, je les détaillais une à une, et morceau par morceau. […]

Printemps, tout était bon, rien n’était pour moi !

On a comme ça des fringales. On boufferait n’importe quoi, mais on ne peut rien acheter. Je connaissais ça un peu moins que vaguement. J’y étais même plutôt habitué et pour suivre le conseil d’un robuste penseur, pour ne pas sombrer dans la neurasthénie, j’épongeais la vie au fur et à mesure qu’elle s’écoulait, seconde par seconde.

Mais ce soir-là, elle demandait à s’évader, la vie. Elle sortait à flots, comme le sang d’une artère rompue, je n’avais plus assez d’éponge, ça me dépassait, j’étais tout près de recommencer l’aventure à tout le monde, avec des projets et des souvenirs, ces deux pôles, et des instants qu’on décolle avec peine d’un côté pour les recoller de l’autre.

Toutes mes sales idées de quand j’étais jeune, ça me revenait d’un coup. Tout mon enthousiasme, toutes mes folies, mon ambition et mes aspirations épatantes et incontrôlées…

Pourtant, je me raisonnais, je n’étais plus jeune, c’était loin tout ça, maintenant j’allais sur ma vingt-sixième année, il y avait beau temps que j’étais un apprenti vieillard. Je ne demandais pas à vivre, j’avais déjà vécu, j’étais déjà usé par la misère. Ça me plaisait maintenant ma vie de tous les jours, soutenue par l’allocation. Il n’y avait rien de mieux. Je me couchais tôt, je me levais tard, je n’avais pas à m’esquinter du tout, je croquais à peine, je vivais comme à regret, à tout petits coups. C’est tout ce que j’avais trouvé comme défense et ça n’était pas si mauvais. 

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Les coups, éditions Gallimard, 1942, pages 12 à 14

[ sans but ] [ marginal ] [ excès ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson