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symbiose

Lors de mon séjour parmi les peuples autochtones du désert du Kalahari quel ne fut pas leur étonnement lorsqu’ils découvrirent que je ne pouvais pas entendre les étoiles.

Au début, ils pensaient que je plaisantais ou mentais. Mais lorsqu’ils réalisèrent que j'étais sincère, ils en furent profondément attristés. Pour les Bushmen, ne pas entendre la nature est l’un des pires maux qu’un être humain puisse connaître — le signe d’une profonde déconnexion avec le monde qui l’entoure.

Auteur: Van der Post Laurens

Info:

[ homme-nature ] [ astres ]

 

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anthropisation

- Pourquoi avoir laissé tout ce temps à l'humanité pour oublier son passé si c'est pour le lui rappeler des dizaines d'années plus tard ?

Le Vieux sourit et regarda Alice.

- Certainement qu'il était nécessaire que l'humanité oublie ce qu'elle avait fait en attendant d'être prête à réparer ses erreurs...

- C'est tellement plus facile de se voiler la face plutôt que d'assumer ses actes, commenta Gaétan. L'Homme est champion pour ça.


Auteur: Tissandier Sébastien

Info: Le Mnémenol (qui est un liquide qui protège contre les infections des spores végétales du monde extérieur. )

[ séparation ] [ homme-nature ] [ antibiose ]

 

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symbiose

Vite plutôt que lentement, plus plutôt que moins - cette "évolution" flashy est directement liée à l'effondrement imminent de la société. Elle n'a servi qu'à séparer l'homme de la nature. L'humanité doit cesser de se complaire dans le désir de biens matériels et de gains personnels et s'orienter plutôt vers la conscience spirituelle.
L'agriculture doit passer des grandes exploitations mécaniques à de petites fermes, principalement connectées à la vie elle-même. Vie matérielle et alimentation devraient avoir un rôle simple. Dans cette configuration le travail devient agréable et l'espace de respiration spirituelle abondant.

Auteur: Fukuoka Masanobu

Info: The One-Straw Revolution

[ sagesse ] [ homme-nature ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

athéisme

Vous me demandez des vers pour votre petit volume, des vers sur la nature, n’est-ce pas ? Sur les bois, les grands chênes, la verdure, les insectes, - le soleil sans doute ? Mais, vous savez bien que je suis incapable de m’attendrir sur les végétaux et que mon âme est rebelle à cette singulière religion nouvelle qui aura toujours, ce me semble, pour tout être spirituel, je ne sais quoi de shocking. Je ne croirai jamais que l’âme des dieux habite les plantes, et quand bien même elle y habiterait, je m’en soucierais médiocrement, et considérerais la mienne comme d’un bien plus haut prix que celle des légumes sanctifiés. 

Auteur: Baudelaire Charles

Info:

[ homme-nature ] [ égocentrisme ] [ pragmatisme ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

mémoire

L’attrait le plus fascinant que les chamans attribuent à l’esprit de l’Ayahuasca est sa faculté de posséder une connaissance détaillée de l’ensemble des autres plantes de la forêt pluviale. A ce titre l’on pourrait comparer cet esprit à une sorte d’index de la forêt au savoir encyclopédique. Les chamans considèrent cet esprit comme un professeur ou un docteur à la science intarissable. Ceux-ci le consultent le plus souvent dans le but de l’obtention d’un diagnostic mais surtout pour que celui-ci révèle une posologie adaptée, la plupart des remèdes de l’esprit de l’Ayahuasca étant des remèdes à base de végétaux.
Selon la pensée et les croyances indiennes relatives à l’Ayahuasca, l’ensemble de la pharmacologie indigène proviendrait de l’expérience visionnaire. Sur la base de ces données, il semblerait que cet esprit soit capable d’accéder par des voies encore mystérieuses aux propriétés biochimiques et pharmacologiques des autres plantes de la Selva.

Auteur: Leterrier Romuald

Info: Dans "Les plantes psychotropes et la conscience", pages 67-68

[ enseignement ] [ homme-nature ] [ confiance ] [ végétal érudit ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

métropolisation

Bref, on se modernisait, à part les retardataires, ceux des générations "sacrifiées" : qu’ils se cachent, ceux-là ! et qu’on les oublie… sauf, bien entendu, pour le payement des impôts. […] Payez pour les sanatoriums et les hôpitaux de Modernopolis – de toute Modernopolis -, qui, de plus en plus, aura besoin de retaper le matériel humain qu’elle abîme, les poumons qu’elle essouffle, les reins qu’elle use, les cerveaux qu’elle fatigue. […] Ne nous laissons pas arrêter par de si mesquines apparences, écoutons les prometteurs, les bâtisseurs, les artisans d’urbanisme, de modernisme – ceux qui voient grand, et vaste, et riche, et "cher" ! Recrutons de la main d’œuvre, renouvelons les villes, élevons des gratte-ciel, remplaçons les vieilles rues par deux ou trois voies superposées ; après quoi, tout sera encore plus complexe, plus coûteux, plus épuisant pour les reins, pour les cerveaux, pour les finances : mais au moins, si nous devons en crever, nous en crèverons au nom du Progrès !
[…]
Car il en avait, des projets grandioses : non seulement pour l’Urbanisme, l’Hygiène, les Sanatoriums, Préventoriums, et pour la modernisation du Travail – "tayloriser", "standardiser", "américaniser" - , mais aussi, et surtout, dans son domaine spécial de technicien, pour l’exploitation rationnelle, intégrale, de toute la Houille blanche du Dauphiné. C’était un cerveau "géométrique" et "mécanique" : l’irrégularité géographique l’exaspérait ; eh bien ! il la ramènerait à la logique et à la raison. Discipliner les chutes d’eau, étager les réservoirs avec une régularité de godets ou de monte-charge, convergeant tous vers le bassin de Grenoble, creuser et cimenter le lit de l’Isère, du Drac, de la Romanche, ménager d’immenses champs d’inondation – l’Agriculture dût-elle en crever -, supprimer les boucles qui gênent l’écoulement normal des crues… que sais-je encore ? rogner les angles, tailler des pans de montagne…

Auteur: Lote René

Info: Dans "Modernopolis. La comédie humaine et le progrès"

[ urbanisation ] [ absurde ] [ homme-nature ] [ fuite en avant ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

couple

Car j’étais conseiller, grave et décharné,

En toute chose sage, et très âgé,

Mais j’ai banni cette folie et la froide indifférence

Dont l’homme âgé revêt son apparence.



J’étais très fort – du moins l’ont-ils répété –

Ces jeunes hommes, au maniement de l’épée ;

Mais j’ai banni cette folie, apprenant à être heureux 

D’une façon autre, qui m’allât mieux.



Le corps lové parmi les souches de frênes

J’ai caché mon visage là où le chêne

Me couvre de ses feuilles et me suis affranchi

Du joug des vieilles habitudes.



Près de la mare immobile de Mar-nan-otha

J’ai trouvé une fiancée.

Elle était il y a longtemps bois de cornouiller.

Elle m’a éloigné des vieilles habitudes,

A fait taire la rancœur née des servitudes,

M’a demandé de glorifier



Le seul vent qui vibre dans les feuillages.

Des vieilles habitudes elle m’a éloigné,

Les hommes alors ont pensé que j’étais fou,

Mais j’ai vu le chagrin des hommes, puis me suis réjoui,

Car je sais que plaintes et amertumes sont folie ;

Et moi ? toute folie, tout chagrin ai banni.

J’ai enveloppé mes larmes dans une feuille d’orme,

Sous un rocher les ai laissées,

Alors ils ont dit que j’étais fou, ayant écarté

Toute folie de moi, l’ayant mise de côté, 

Sortant ainsi des chemins tracés,

Car ma fiancée

Est cette mare dans le bois,

Et s’ils disent que je suis fou,

Je suis heureux, c’est tout,

Très heureux, car l’amour de ma fiancée

Est plus doux que l’amour des femmes,

Celui qui empoisonne, brûle et perd votre âme.



Vrai! Je suis heureux

Vraiment heureux, je n’ai qu’elle ici-bas

Et l’homme ne nous dérange pas.



Jadis, parmi les jeunes hommes

Ils disaient que j’étais très fort, parmi les jeunes hommes.

Jadis il y eut une femme……

……Mais j’oublie…… elle était……

……J’espère qu’elle ne reviendra plus.



…… Je ne me souviens plus……



Je sais, jadis elle m’a blessé……

Dans un lointain, lointain passé.



Je ne veux pas me rappeler.

J’aime ces petits vents qui soufflent ici

Dans les frênes,

Nous sommes parfaitement seuls ici,

Au milieu des frênes. 

Auteur: Pound Ezra

Info: La fraise in Poèmes, traduit de l’anglais par Michèle Pinson, Ghislain Sartoris et Alain Suied, Editions Gallimard, 1985, page 25

[ homme-nature ] [ solitude ] [ marginal ] [ perte de l'identité ]

 

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