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essai philosophique

[A propos des Ecrits théologiques de jeunesse]

Hegel y sonde la question de la possibilité de l’apparition d’une religion, et met en place une première dialectique de la religion positive (déposée par l’histoire et la tradition) et de la religion naturelle ou rationnelle. Au sein de l’analyse historique du devenir du christianisme, des couples conceptuels se mettent en place, ainsi qu’un protosystème qui doit beaucoup à Kant et à l’idée que la religion ne peut se fonder que sur la moralité, dans le même temps que ses lectures historiques (Forster et Gibbon) l’incitent à poser les premiers jalons d’une périodisation de l’histoire universelle articulée sur des matières spéculatives ou des concepts. Il n’y a pas encore de "premier système" mais une "soupe primitive" du système, dans laquelle la part de la philosophie demeure relativement modeste.

Auteur: Lefebvre Jean-Pierre

Info: Présentation in La Phénoménologie de l'esprit de Hegel, Flammarion, Paris, 2012, page 12

[ résumé ] [ influences ] [ ébauche ]

   
Commentaires: 1
inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

première topique

Pc sont les neurones dans lesquels apparaissent les perceptions, auxquelles se rattache la conscience, mais qui en eux-mêmes ne conservent aucune trace de ce qui est arrivé. Conscience et mémoire s’excluent en effet.

Spc est la première inscription des perceptions tout à fait incapable de conscience, disposée selon les associations par simultanéité.

Ics (inconscience) est la deuxième inscription ordonnée selon d’autres relations, peut-être causales. Les traces-Ics correspondraient peut-être à des souvenirs conceptuels, également inaccessibles à la conscience.

Pcs (préconscience) est la troisième retranscription, liée aux représentations de mot, correspondant à notre moi officiel. A partir de cette Pcs, les investissements deviennent conscients selon certaines règles, et à vrai dire cette conscience de pensée secondaire est une conscience après coup selon le temps, vraisemblablement rattachée à la vivification hallucinatoire des représentations de mot, de sorte que les neurones de conscience seraient de nouveau des neurones de perception et seraient en eux-mêmes sans mémoire.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Lettre à Wilhelm Fliess du 6 décembre 1896, trad. Françoise Kahn et François Robert, éditions P.U.F., Paris, 2006

[ ébauche ] [ psychanalyse ] [ inconscient ]

   
Commentaires: 2
inséré par Coli Masson

— Ψ ± B ± Φ · Le seuil n'est plus un nombre : c'est une dérivée.

scenarii

La dramaturgie de l’inversion : L’architecte servile et la spoliation du Leno

Au cœur de la machine comique plautinienne bat un principe de subversion carnavalesque qui suspend momentanément les hiérarchies de la Rome antique. Le canevas le plus vigoureux de Plaute repose sur une triangulation dramatique immuable : un jeune homme de bonne famille (adulescens) consumé par une passion contrariée, un vieillard acariâtre (senex) ou un proxénète cupide (leno) qui séquestre l’objet de ce désir, et, au sommet de cette pyramide inversée, l’esclave rusé (servus callidus).

Ce canevas dépasse la simple farce pour devenir une célébration de l’ingéniosité verbale et stratégique. L'esclave n'est plus un instrument passif, mais le véritable poeta de l'intrigue, le démiurge qui monte une pièce dans la pièce. Par le déploiement d'un lexique militaire burlesque, il planifie sa ruse comme une campagne romaine : mensonges d’une audace inouïe, faux messagers, travestissements et captations de lettres. La résolution comique s'accomplit lorsque l'or change de mains par la seule force de l'illusion verbale, consacrant le triomphe de l'esprit sur l'autorité légitime.

- Œuvres matricielles : Pseudolus (L'Imposteur), où le génie de l'esclave s'auto-célèbre, et Miles Gloriosus (Le Soldat fanfaron), où la fourberie s'attaque à la vanité militaire.

L’esthétique du miroir et du vertige : Le dédoublement des corps

Plaute excelle dans l'art du quiproquo géométrique, poussé jusqu'au point de rupture logique. Ce second canevas exploite le thème archétypal du double et de la méprise identitaire. Deux êtres parfaitement identiques — qu’ils soient jumeaux séparés par les aléas de l'existence ou qu'un dieu ait emprunté les traits d'un mortel — se croisent dans un même espace sans jamais se rencontrer avant le dénouement.

Sur le plan littéraire, ce motif engendre une poétique du chaos et du soupçon. Le public, complice grâce à l'ironie dramatique du prologue, assiste à la déliquescence progressive de la rationalité chez les personnages. L'espace scénique devient un labyrinthe où les mots perdent leur ancrage : les dettes se règlent auprès du mauvais double, les épouses s'indignent de trahisons imaginaires, et les esclaves sombrent dans la perplexité face à des ordres contradictoires. Ce théâtre de l'illusion poétise la fragilité de l'identité et annonce les grandes commédias d'erreurs de l'âge baroque.

- Œuvres matricielles : Les Ménechmes, chef-d'œuvre de la gémellité perturbatrice, et Amphitryon, où le dédoublement prend une dimension cosmologique et tragi-comique sous l'impulsion de Jupiter et Mercure.

La poétique du destin restauré : La reconnaissance providentielle (Anagnorisis)

Hérité des structures romanesques de la Nouvelle Comédie athénienne, ce troisième canevas introduit une respiration pathétique et une rigueur morale dans le tumulte des farces de Plaute. L'intrigue s'attache aux pas d'une jeune fille captive, réduite à la condition de courtisane ou de servante, dont l'union avec son amant est juridiquement et socialement impossible.

La dynamique littéraire repose ici sur la tension entre l'arbitraire de la Fortune (Tyche) et la rédemption finale. Le nœud dramatique ne se dénoue pas par la ruse humaine, mais par l'irruption d'un signe de reconnaissance (gnorisma) : des bijoux d'enfance préservés dans une cassette, un hochet ou le témoignage d'une nourrice. L'instant de la reconnaissance opère une transfiguration du statut social de l'héroïne, révélée fille libre et citoyenne. Ce canevas permet à Plaute de clore la pièce sur une note d'harmonie civique et familiale, le mariage légitime venant réparer les fractures causées par les pirates, les tempêtes ou les abandons passés

- Œuvres matricielles : Le Cordage (Rudens), baigné d'une atmosphère maritime presque mystique, et La Cassette (Cistellaria).

En combinant et en entrelaçant ces structures fondamentales, Plaute a forgé un répertoire de situations universelles. C’est cette malléabilité des canevas qui permettra, des siècles plus tard, à Molière de transposer l'avarice de L'Aulularia dans son XVIIe siècle, ou à Shakespeare de sublimer la crise identitaire des Ménechmes dans sa Comédie des erreurs.

Auteur: Gemini AI

Info: 18 octobre 2026, après discussions avec FLP

[ esquisse ] [  ossature ] [  schéma ] [ ébauche ] [ carcasse ] [  plan  ] [ rebondissements ] [ péripéties ] [ scénarios ] [ diachroniques ] [ historique ]

   

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— Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.