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rationalisation de la foi

Si les hommes savaient tout ce que la théologie renferme de passions néfastes, ils la fuiraient comme un lion.

Auteur: Ash-Shâfi'î Abu Abdullah Muhammad bin Idris

Info: Cité par Frithjof Schuon dans "Christianisme/Islam", éditions Archè Milano, 1981, page 167

[ dangers ] [ point de vue limité ] [ sentimentalisme ] [ dogmes ] [ religions ]

 

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rationalisation

C'est une erreur de croire qu'au fur et à mesure des progrès accomplis dans une gamme étendue de secteurs hautement spécialisés, le champ d'application grandit. Il ne nous faut pas oublier que plus la recherche se spécialise, plus sa perspective se rétrécit.

Auteur: Fukuoka Masanobu

Info: L'agriculture naturelle : théorie et pratique pour une philosophie verte

[ cul-de-sac ]

 

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rationalisation

"Paranormal" signifie pratiquement "au-delà des phénomènes acceptés actuellement par la science". […] Cela revient simplement à dire que la science fait partie, comme bien d’autres choses, d’un processus évolutionniste : le paranormal devient normal quand il a reçu des explications scientifiques satisfaisantes. D’où l’axiome qui fera certainement frémir certains scientifiques : toute recherche consiste à explorer et expliquer systématiquement le paranormal !

Auteur: Radin Dean

Info: Le paranormal à l'épreuve de la science

[ définition ] [ savoirs consensuels ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

rationalisation

Adieu, fantômes ! Le monde n’a plus besoin de vous. Ni de moi. Le monde, qui baptise du nom de progrès sa tendance à une précision fatale, cherche à unir aux bienfaits de la vie les avantages de la mort. Une certaine confusion règne encore, mais encore un peu de temps et tout s’éclaircira ; nous verrons enfin apparaître le miracle d’une société animale, une parfaite et définitive fourmilière.

Auteur: Valéry Paul

Info: La Crise de l’esprit, 1919

[ technostructure ] [ management ] [ maîtrise ] [ pulsion de mort ]

 
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rationalisation

Nous prétendons transformer en folklore la plainte humaine de tous les temps, pour entrer, dit-on, dans l’ère du plaisir et du bon plaisir. Nous gérons, et la fabrique généalogique tourne à vide, les fils sont destitués, l’enfant confondu avec l’adulte, l’inceste avec l’amour, le meurtre avec la séparation par les mots. Mozart, Sophocle et tous les autres, redites-nous la tragédie et l’infamie de nos oublis. Enfants meurtriers, adolescents statufiés en déchet sociaux, jeunesse bafouée dans son droit de recevoir la limite, votre solitude nue témoigne des sacrifices humains ultramodernes.

Auteur: Legendre Pierre

Info:

[ idéologie mortifère ] [ marchandisation ] [ chair ]

 
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rationalisation

On peut dire, jusqu’à un certain point, que toute morale qui s’est exprimée jusqu’à présent dans la tradition philosophique a en somme pris pour base ce que l’on pourrait appeler la tradition hédoniste. Celle-ci consiste à établir une sorte d’équivalence entre ces deux termes, le plaisir et l’objet – au sens où l’objet est l’objet naturel de la libido, au sens où il est un bienfait. Il s’agit en fin de compte d’admettre le plaisir an rang des biens cherchés par le sujet, au rang du souverain bien, voire même de s’y refuser, mais avec le même critère.

Quand on est engagé dans le dialogue de l’École, la tradition hédoniste de la morale cesse de surprendre, on ne s’aperçoit plus de ses paradoxes. Pourtant, en fin de compte, quoi de plus contraire à ce que nous appellerons l’expérience de la raison pratique que cette prétendue convergence du plaisir et du bien ?

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre VI : Le désir et son interprétation", éditions de La Martinière et Le Champ Freudien éditeur, 2013, page 15

[ philosophie ] [ jouissance ] [ fausse évidence ]

 

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rationalisation technicienne

A chacun, il devrait être possible d’aller jusqu’au terme de son "capital" biologique, de jouir "jusqu’au bout" de sa vie, sans violence ni mort précoce. Comme si chacun avait son petit schéma de vie imprimé, son "espérance normale" de vie, un "contrat de vie" au fond – d’où la revendication sociale de cette qualité de vie dont fait partie la mort naturelle. Nouveau contrat social : c’est toute la société, avec sa science, sa technique, qui devient solidairement responsable de la mort de chaque individu. Cette revendication peut d’ailleurs impliquer une mise en cause de l’ordre existant, du même type que les revendications salariales et quantitatives : c’est l’exigence d’une juste durée de vie, comme d’une juste rétribution de la force de travail. Pour l’essentiel, ce droit, comme tous les autres, cache une juridiction répressive. Chacun a droit, mais en même temps devoir de mort naturelle. Car celle-ci est la mort caractéristique du système de l’économie politique, son type de mort obligé :


  1. Comme système de maximisation des forces productives [...].

  2. Bien plus important : que chacun ait droit à sa vie (habeas corpus – habeas vitam) – c’est la juridiction sociale étendue à la mort. La mort est socialisée comme tout le reste : elle ne peut plus être que naturelle, car toute autre mort est un scandale social : on n’a pas fait ce qu’il fallait. Progrès social ? Non : progrès du social, qui s’annexe même la mort. [...] Le principe de la mort naturelle équivaut à une neutralisation de la vie tout court. De même pour la question de l’égalité devant la mort : il faut réduire la vie à la quantité (et donc la mort à rien) pour l’ajuster à la démocratie et à la loi des équivalences. 

Auteur: Baudrillard Jean

Info: Dans "L'échange symbolique et la mort", éditions Gallimard, 1976, pages 266-267

[ société de contrôle ] [ gestion ] [ survie ]

 

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