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quotidien

Les courses reprirent, j’y allai tous les jours, me débrouillai pas trop mal, rentrai à la maison et, comme d’habitude, mangeai, regardai un peu la télé avec Sarah, puis montai rejoindre ma bouteille de vin et ma machine. Je faisais des poèmes. Il n’y avait pas beaucoup d’argent à faire dans la poésie, mais c’était une grande cour de récréation pour y patauger.

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Hollywood", trad. Michel Lederer, Le livre de poche, page 177

[ écrivain ] [ routine ] [ passe-temps ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

quotidien

J’ai en ce moment, allongée devant moi, une dame sous hypnose et je peux donc tranquillement continuer à vous écrire. – Nous avons une vie à peu près heureuse qui se poursuit dans une absence d’exigences toujours croissante. Quand notre petite Mathilde rit, nous nous figurons que l’entendre rire est la plus belle chose qui puisse nous arriver, à part cela nous ne sommes ni ambitieux ni très travailleurs. Cet hiver et au printemps, ma clientèle a un peu augmenté, mais elle diminue de nouveau, nous donnant juste de quoi vivre.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Lettre à Wilhelm Fliess du 28 mai 1888, trad. Françoise Kahn et François Robert, éditions P.U.F., Paris, 2006

[ nonchalance ] [ fragment autobiographique ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

quotidien

Ces temps-ci, je suis tout simplement idiot, je dors pendant les analyses l’après-midi ; il ne me vient absolument plus rien à l’idée. Je crois vraiment que mon mode de vie, les huit heures d’analyse, huit mois par an, ont sur moi un effet dévastateur. Malheureusement, mon esprit insouciant, qui me conseillerait de me reposer de temps en temps, ne résiste pas devant les revenus médiocres de cette période, ni devant les perspectives de revenus encore plus médiocres. Je continue donc de travailler comme un vieux cheval de fiacre, dit-on chez nous.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Lettre à Wilhelm Fliess du 15 mars 1898, trad. Françoise Kahn et François Robert, éditions P.U.F., Paris, 2006

[ fragment autobiographique ] [ gagne-pain ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

vie quotidienne

Sans nouvelles de son mari, sans argent, Marina [Tsvetaieva] survit du mieux qu’elle peut. L’avenir lui semble absolument impénétrable. Un témoin se souviendra d’elle, "pieds nus, une robe déchirée dans laquelle elle devait certainement dormir". Un jour, un cambrioleur s’introduit chez elle ; ému par sa misère, il lui propose un peu d’argent.
Marina croule sous les tâches ménagères : chercher du bois de chauffage ou n’importe quel combustible, éplucher les rares pommes de terre, cuisiner, laver la vaisselle, laver le linge, s’occuper des enfants. Parfois, à la lueur d’une lampe, tard dans la nuit, elle écrit quelques vers.

Auteur: Pajak Frédéric

Info: Dans "Manifeste incertain", volume 7, page 171

[ pauvreté ] [ poète ] [ fragment biographique ]

 

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comportement au quotidien

Jung avait un côté rabelaisien qui déroutait passablement son entourage. De Toni et Emma à ses enfants et petits-enfants, tout le monde éprouvait une certaine répulsion devant sa façon de se tenir à table, surtout au petit-déjeuner. Tous les jours, il prenait des œufs à la coque qu’il mélangeait dans son bol avec du pain en se pourléchant avant d’aspirer le tout bruyamment, sans même se soucier de mettre une serviette. Emma détournait les yeux et faisait comme si elle ne voyait rien, et les enfants mouraient d’envie de demander à leur père d’enlever les croûtes jaunes restées collées à sa moustache ou à son menton, mais bien sûr personne n’osait ouvrir la bouche.

Auteur: Bair Deirdre

Info: Dans "Jung", trad. de l’anglais par Martine Devillers-Argouarc’h, éd. Flammarion, Paris, 2007, page 482

[ repas ] [ anecdote ]

 
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joies du quotidien

La première semaine de Janvier n'a pas encore pris fin, et j'ai dans la tête des projets grandioses. Je n'ai pas cessé de penser à l'idée de voir. Il y a des tas de choses à voir, des cadeaux sans emballage, et des surprises gratuites. Le monde est généreusement clouté, parsemé de petites pièces lancées de tous côtés d'une main généreuse. (...) Mais si l'on cultive une saine pauvreté, une robuste simplicité, de sorte que trouver un sou fasse littéralement le bonheur du jour, alors, puisque le monde est, de fait, semé de sous, avec votre pauvreté, vous venez de vous offrir toute une vie de journées de bonheur. C'est aussi simple que cela. On n'a que ce qu'on voit.

Auteur: Dillard Annie

Info: Pèlerinage à Tinker Creek

 

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Ajouté à la BD par miguel

vie quotidienne

Lorsqu’un homme a exercé la même profession pendant des années, il a perdu la notion du temps. Même si sa journée de travail se limite à huit heures de présence, elle ne s’achève pas quand la maîtrise siffle l’heure de la sortie. Il faut encore y ajouter la durée du trajet entre sa boîte et chez soi, sans oublier les longues minutes qu’on va devoir consacrer à manger, à se laver, à s’acheter de nouveaux vêtements, ou une voiture, à remplacer ses pneus, ou sa batterie, à payer ses impôts, à copuler, à recevoir des amis, à se soigner, à se remettre d’un accident, à faire sa lessive, à éviter de se faire voler, à s’inquiéter de la météo, à dormir, à faire des insomnies, et je laisse de côté toutes ces choses dont la décence nous interdit de parler, BREF l’être humain n’aura au bout du bout que TRES PEU DE TEMPS à se consacrer. Il arrive même que les heures supplémentaires le privent de quelques-unes de ces tâches de première nécessité, comme de baiser. Bordel de merde ! Et ce genre d’existence vous bouffe six jours de la semaine et, comme le dimanche, vous êtes censé fréquenter l’église ou manger en famille, parfois les deux, parlez d’un rêve éveillé !

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Un carnet taché de vin", page 212

[ salariat ] [ collectif-personnel ] [ routine ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson