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plasticité cognitive

Même si le monde extérieur n'a pas changé, notre cerveau présentera dynamiquement des interprétations différentes.

Auteur: Eagleman David

Info:

[ intellect ] [ citation s'appliquant à ce logiciel ] [ étiquetage ] [ relativité ]

 

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plasticité

L'amour est comme la mer. C'est quelque chose de mouvant, mais qui malgré tout prend sa forme à partir des côtes qu'il rencontre ; il est différent à chaque rivage.

Auteur: Hurston Zora Neale

Info: Their Eyes Were Watching God

[ aqua simplex ]

 

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plasticité cognitive

Ainsi – soutiennent certains – se trouve confirmée l’hypothèse selon laquelle tout homme porte en son esprit une ville faite seulement de différences, une ville sans figure ni forme, et que les cités particulières viennent remplir.

Auteur: Calvino Italo

Info: Villes invisibles

[ analogie ] [ référentiels souples ]

 

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plasticité cognitive

Notre attention et celle de nos enfants seraient en danger à cause d’internet et des téléphones portables. Force est de reconnaître que face à une diversité hallucinante de sources d’informations, et de choses "à faire", notre cerveau s’organise pour couvrir le maximum de terrain possible et maximiser "le gain", comme un glouton découvrant les vingt buffets gratuits d’un navire de croisière : il s’en met plein la bouche pour ne rien rater, et tant pis si les sushis viennent se mélanger au bœuf bourguignon. Ce qui compte, ce n’est plus de ne manquer de rien, mais de ne rien manquer, ce qui n’est pas pareil.

Auteur: Lachaux Jean-Philippe

Info: La magie de la concentration

[ chiasme ] [ insatiabilité ] [ ouverture ] [ infobésité ]

 

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plasticité morbifique

Une bactérie modifie son ADN pour mieux infecter les plantes : une nouvelle stratégie sans mutation.

Une équipe de chercheurs de l’INRAE a récemment mis en lumière une découverte fascinante dans le monde de la phytopathologie. Publiée dans la revue PLoS Biology le 20 septembre 2024, cette étude dévoile comment la bactérie Ralstonia pseudosolanacearum, responsable du flétrissement bactérien sur de nombreuses plantes, utilise des modifications épigénétiques pour s’adapter à son environnement, sans avoir recours aux mutations génétiques classiques.

Traditionnellement, l’adaptation des organismes vivants repose sur des mutations aléatoires dans leur ADN, qui sont ensuite transmises à leur descendance si elles s’avèrent bénéfiques. Toutefois, les chercheurs s’intéressent de plus en plus à un autre mécanisme d’évolution, l’épigénétique, où des modifications chimiques de l’ADN ou des protéines associées influencent l’expression des gènes, sans changer la séquence de l’ADN. Ces changements sont également héritables et peuvent se transmettre entre générations.

Peu d’études avaient démontré un lien aussi direct entre des modifications épigénétiques et l’adaptation environnementale des bactéries

Les chercheurs du Laboratoire des Interactions Plantes-Microbes-Environnement (LIPME) se sont concentrés sur Ralstonia pseudosolanacearum, une bactérie phytopathogène qui infecte plus de 250 espèces végétales, notamment les tomates et les pommes de terre. Cet agent pathogène est une véritable menace pour l’agriculture, causant des pertes importantes dans les cultures. Comprendre comment cette bactérie s’adapte à ses plantes hôtes pourrait aider à mieux prédire et contrôler la propagation des maladies qu’elle engendre.

L’étude relayée par l’INRAE début octobre, a révélé que la bactérie ajuste son fonctionnement par un mécanisme épigénétique appelé méthylation de l’ADN. En analysant les bactéries sur cinq plantes hôtes différentes pendant 300 générations, grâce à une technologie de séquençage avancée (SMRT-seq), les scientifiques ont identifié 50 modifications épigénétiques dans leur ADN. L’une de ces modifications cible un gène clé, epsR, qui régule la production de polysaccharides extracellulaires. Ces substances sont essentielles pour la virulence de la bactérie, car elles contribuent à la formation d’une matrice protectrice autour des cellules bactériennes, leur permettant ainsi d’infecter plus efficacement les plantes.

Ces changements épigénétiques se sont avérés stables sur plusieurs générations, même après que la bactérie ne soit plus en contact avec la plante hôte. Cela démontre la rapidité avec laquelle ces ajustements épigénétiques peuvent survenir et être maintenus, sans avoir besoin de mutations permanentes dans la séquence d’ADN.

La découverte d’une telle adaptation bactérienne via l’épigénétique marque une avancée majeure en microbiologie et en phytopathologie. Jusqu’à présent, peu d’études avaient démontré un lien aussi direct entre des modifications épigénétiques et l’adaptation environnementale des bactéries. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour comprendre la dynamique des infections bactériennes dans les cultures, ainsi que pour développer des stratégies de lutte plus efficaces contre ces pathogènes.

En explorant de nouvelles pistes comme les changements épigénétiques, les chercheurs espèrent non seulement améliorer les prédictions sur l’émergence de maladies végétales, mais aussi proposer des solutions pour limiter leur impact sur l’agriculture mondiale. 

Auteur: Internet

Info: https://www.agrimaroc.ma/, 19 décembre 2024

[ héritabilité non génomique ] [ pré intégration ]

 

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plasticité phénotypique

Vous voulez une preuve moderne de l’évolution ? Regardez les éléphants du Mozambique

L’évolution est souvent perçue comme un phénomène lent et graduel qui a pris des millions d’années pour façonner la vie sur Terre. Cependant, certains événements peuvent accélérer ce processus de manière spectaculaire comme l’illustre l’évolution des éléphants dans le parc national de Gorongosa, au Mozambique.

Qu’est-ce que la sélection naturelle ?

La sélection naturelle est un mécanisme fondamental de l’évolution qui a été décrit pour la première fois par Charles Darwin au dix-neuvième siècle. Ce processus repose sur plusieurs principes clés. Tout d’abord, dans chaque population d’êtres vivants, il existe des variations entre les individus. Ces variations peuvent surgir à la suite d’erreurs lors de la réplication de l’ADN, ce qui conduit à des modifications génétiques aléatoires. Ces changements, qu’ils soient bénéfiques, neutres ou nuisibles, sont essentiels, car ils sont transmis aux descendants qui héritent des caractéristiques de leurs parents.

Dans un environnement donné, certains traits peuvent alors conférer un avantage aux individus. Ces derniers ont alors plus de chances de survivre et donc de se reproduire pour transmettre leurs traits avantageux à la prochaine génération. Au fil du temps, ces traits favorables deviennent plus fréquents dans la population. Ainsi, la sélection naturelle agit comme un processus dynamique qui favorise les caractéristiques bénéfiques pour la survie et la reproduction, permettant aux espèces de s’adapter continuellement à leur environnement.

Toutefois, l’évolution est généralement perçue comme un processus lent qui s’étale sur de nombreuses générations et où de petites modifications s’accumulent au fil du temps, souvent trop subtiles pour être remarquées au cours d’une seule vie humaine. Néanmoins, dans des situations exceptionnelles, les effets de la sélection naturelle peuvent se manifester en seulement quelques années. C’est précisément ce qui s’est produit chez les éléphants du Mozambique.

L’impact de la guerre civile sur les éléphants de Gorongosa

Entre 1977 et 1992, le Mozambique a été dévasté par une guerre civile qui a entraîné la mort de près d’un million de personnes et une forte diminution de la biodiversité dans la région. Le parc national de Gorongosa, autrefois riche en faune, a notamment subi des pertes dramatiques de ses populations d’animaux, en particulier les éléphants. Ces derniers étaient en effet chassés pour leur ivoire qui pouvait être vendu sur le marché noir pour financer les factions en guerre. Les conséquences ont été dévastatrices : la population d’éléphants a chuté de plus de 90 % à cette époque.

Cependant, cette période difficile aura également ouvert la voie à une évolution rapide. Une étude publiée en 2021 a en effet révélé que la fréquence des éléphants femelles nées sans défenses avait considérablement augmenté. Avant la guerre, seulement 18,5 % des éléphants femelles n’avaient pas d’ivoire ; après le conflit, ce chiffre a grimpé à 50,9 %.

 L’évolution en action

Ce phénomène s’explique simplement par le processus de sélection naturelle. Les éléphants sans défenses avaient de meilleures chances de survie. Et pour cause, en l’absence d’ivoire, ils n’étaient pas ciblés par les braconniers, ce qui leur permettait de vivre plus longtemps et de se reproduire. Ces éléphants sans défenses ont donc eu l’opportunité de transmettre leurs gènes à leurs descendants. Ainsi, la proportion d’éléphants sans défenses a rapidement augmenté au sein de la population.

Les processus par lesquels aucun éléphant mâle sans défenses n’a été observé dans la population de Gorongosa ne sont pour l’heure toujours pas clairs. Cependant, cela pourrait être lié à un gène spécifique impliqué dans le développement des défenses connu sous le nom d’AMELX. Il est en effet associé à un trait létal dominant lié au chromosome X pour les mâles. En d’autres termes, les fœtus mâles qui portent cette mutation ont peu de chances de survivre à la grossesse, car contrairement aux femelles, ils ne disposent pas d’un second chromosome X qui pourrait atténuer les effets du gène AMELX.

En somme, l’exemple des éléphants de Gorongosa souligne à quel point les actions humaines peuvent influencer l’évolution d’autres espèces. Les guerres, le braconnage et la destruction des habitats créent en effet des pressions de sélection qui peuvent entraîner des changements rapides dans les populations animales.



 

Auteur: Internet

Info: https://sciencepost.fr/, Brice Louvet,  18 octobre 2024

[ résilience écologique ]

 

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