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itérations apprenantes

Définissons plutôt la vie de manière très large, simplement comme un processus capable de conserver sa complexité et de se répliquer. Ce qui est répliqué n'est pas la matière (faite d'atomes) mais l'information (faite de bits) qui spécifie comment les atomes sont disposés. Lorsqu'une bactérie fait une copie de son ADN, aucun nouvel atome n'est créé, mais un nouvel ensemble d'atomes est disposé selon le même schéma que l'original, copiant ainsi l'information. En d'autres termes, nous pouvons considérer la vie comme un système de traitement de l'information auto-répliquant dont l'information (software-logiciel) constitue tant le comportement que les plans de son appareillage (hardware).

Auteur: Tegmark Max

Info: Life 3.0: Being Human in the Age of Artificial Intelligence (2017)

[ duplications évolutives ]

 

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itérations

Analysant la charge des " mots/sons " chez Maeterlinck, ou l’usage du " leitmotiv "* chez Wagner, il constate de manière prémonitoire que la répétition engendre un sens et une valeur différents de ceux habituellement accordés au mot, qui entre alors dans une sphère " plus surnaturelle " et baigne dans une " atmosphère spirituelle ". Poussant plus loin cette constatation le recours à Moussorgsky, à Debussy et à Schönberg lui permet de distinguer un " Beau extérieur " et un " Beau intérieur ", celui, dit-il, " …vers lequel nous pousse une nécessité intérieure lorsqu’on a renoncé aux formes conventionnelles du Beau… ". Nécessité qui, en musique, s’exprime par les dissonances et bientôt l’atonalité, toutes choses surprenantes et laides pour celui qui n’est attiré que par l’apparence et l’imitation, et qui n’admet pas comme " … sacrés tous les procédés qui permettent de manifester la personnalité de l’artiste… "

Auteur: Tio Bellido Ramon

Info: KANDINSKY, p. 9 *emprunt à la langue allemande, das Leitmotiv (" motif directeur "), formé du verbe leiten (" conduire ", " diriger ") et du nom Motiv (" motif "). Il est apparu pour la première fois en 1860, au sujet des œuvres de Richard Wagner et de Franz Liszt.

[ dépaysement ] [ quête ] [ beaux-arts ] [ idiosyncratique ] [ spécialisation ] [ approfondissement ]

 

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itérations linguistiques

REPETITION. Nabokov signale qu'au commencement d'Anna Karénine, dans le texte russe, le mot 'maison' revient huit fois en six phrases et que cette répétition est un artifice délibéré de la part de l'auteur. Pourtant, dans la traduction française, le mot 'maison' n'apparaît qu'une fois, dans la traduction tchèque pas plus de deux fois. Dans le même livre : partout où Tolstoï écrit 'skazal' (dit), je trouve dans la traduction proféra, rétorqua, reprit, cria, avait conclu, etc. Les traducteurs sont fous des synonymes. (Je récuse la notion même de synonyme : chaque mot a son sens propre et il est sémantiquement irremplaçable). Pascal : 'Quand dans un discours se trouvent des mots répétés et qu'essayant de les corriger on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut les laisser, c'en est la marque.' La richesse du vocabulaire n'est pas une valeur en soi : chez Hemingway c'est la limitation du vocabulaire, la répétition des mêmes mots dans le même paragraphe qui font la mélodie et la beauté de son style. 

Le raffinement ludique de la répétition dans l'incipit d'une des plus belles proses françaises : 'J'aimais éperdument la Comtesse de… ; j'avais vingt ans et j'étais ingénu ; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J'étais ingénu, je la regrettai ; j'avais vingt ans, elle me pardonna : et comme j'avais vingt ans, que j'étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l'amant le plus aimé, partant le plus heureux des hommes…' Vivant Denon : Point de lendemain. 

(Voir : LITANIE.)

Auteur: Kundera Milan

Info: L'Art du roman

[ spécificités ] [ intraduisible ] [ idiomes musiques ]

 

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