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palier existentiel

C'est le privilège de la prime jeunesse de vivre en avance sur son temps. [...] Oui, on va de l'avant. Et le temps, lui aussi, va de l'avant -  jusqu'au jour où l'on aperçoit devant soi une ligne d'ombre annonçant qu'il va falloir aussi laisser en arrière la région de la prime jeunesse.

Auteur: Conrad Joseph Teodor Korzeniowski

Info: La Ligne d'ombre (une confession)

[ initiatique ] [ deuxième vie ] [ seconde naissance ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

possibilités existentielles

On t'amène dans une salle de projection et tu peux y voir toutes les possibilités. Par exemple ce qu'il se serait passé si tu avais pris le métro au lieu du taxi tel ou tel jour, ou bien si tu avais fait de la chimie plutôt que du théâtre comment aurait été ta vie. C'est le film que j'aimerai voir au travers de l'éternité.

Auteur: Magnusson Ann

Info: au sujet de la vie après la mort

[ pensée-de-femme ] [ mourir ] [ extrapolations ] [ juste après la mort ]

 

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géométrie existentielle

Une vie, rien qu'une vie, ce serait justement un bricolage ou une fabrique tantôt lents, tantôt contraints à des choix violents et rapides, une sorte de marelle qui, ajoutant les côtés aux côtés, les surfaces aux surfaces, finirait, entre figures imposées et figures libres, par former un tracé reconnaissable et unique. Non pas quelque chose d'entièrement libre - qui le pourrait ? - mais quelque chose comme une libération rejoignant parfois ses vitesses et parfois les perdant.

Auteur: Bailly Jean-Christophe

Info: In "Tuiles détachées", éd. Christian Bourgois, p. 48-49

[ cinétique ] [ mécano ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

existentiel

Le monde aux allures de désert commande à la vie d’être vécue comme un pèlerinage. Mais parce que la vie a déjà été transformée en pèlerinage, le monde au pas de la porte a des allures de désert, il est monotone ; sa signification demande encore à être introduite par le biais de pérégrinations qui la transformeraient en piste menant à une ligne d’arrivée où réside la signification. Cette "introduction" de la signification a reçu le nom de "construction d’identité".

Auteur: Bauman Zygmunt

Info: Dans "La vie en miettes", page 39

[ postmodernité ] [ dénuement ]

 

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lutte existentielle

Spinoza essaie d’y voir clair là où les autres hommes vivent dans l’obscurité ; il tente d’introduire sa raison, la Raison, dans l’enchevêtrement insensé des choses et il est des moments où il croit y être parvenu – c’est alors l’acceptation joyeuse et libératrice de la nécessité de ce qui est, une fois dissipées les brumes illusoires de la croyance en un Dieu créateur - ; mais la joie n’est pas un état durable, c’est une éclaircie dans le noir de l’existence.

Auteur: Rödel Patrick

Info: Dans "Spinoza, le masque de la sagesse", pages 53-54

[ idéal-réalité ] [ doute ]

 
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dualité existentielle

Comme la plupart des autres, j'étais un chercheur, un agité, un mécontent, et parfois un stupide fauteur de troubles. Je n'étais jamais assez oisif pour réfléchir longuement, mais je sentais que certains d'entre nous faisaient de réels progrès, que nous avions pris un chemin honnête, et qu'inévitablement les meilleurs d'entre nous allaient réussir. En même temps, je nourrissais le sombre soupçon que la vie que nous menions était une cause perdue, que nous étions tous des acteurs, prenant plaisir au sein d'une odyssée insensée. C'est la tension entre ces deux pôles - d'un côté un idéalisme excité, de l'autre un sentiment de malheur imminent - qui m'a permis de continuer. 

Auteur: Thompson Hunter S.

Info: The Rum Diary. Trad Mg

[ vie manichéenne ] [ équilibrisme ]

 
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décalage existentiel

Être psychanalyste, c’est simplement ouvrir les yeux sur cette évidence qu’il n’y a rien de plus cafouilleux que la réalité humaine. si vous croyez avoir un moi bien adapté, raisonnable, qui sait naviguer, reconnaître ce qu’il y a à faire et ce qu’il y a à ne pas faire, tenir compte des réalités, il n’y a plus qu’à vous envoyer loin d’ici. La psychanalyse […] vous montre qu’il n’y a rien de plus bête qu’une destinée humaine, à savoir qu’on est toujours blousé. Même quand on fait quelque chose qui réussit, ce n’est justement pas ce qu’on voulait. Il n’y a rien de plus déçu qu’un monsieur qui arrive soi-disant au comble de ses vœux, il suffit de parler trois minutes avec lui, franchement, comme peut-être seul l’artifice du divan psychanalytique le permet, pour savoir qu’en fin de compte, ce truc-là, c’est justement le truc dont il se moque, et qu’il est plus particulièrement ennuyé par toutes sortes de choses.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre III", "Les psychoses", éditions du Seuil, 1981, page 134

[ farce ] [ à côté ] [ loupé ] [ au-delà des apparences ]

 

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priorités existentielles

Pour la pensée ancienne et médiévale, chaque vivant avait un être à accomplir, qui transcendait sa pure et simple existence factuelle – l’autoconservation ne valant qu’en tant qu’elle était au service de cette fin (pour Aristote, l’autoconservation était la forme la plus basse du désir qu’éprouve l’être fini d’avoir part à l’éternel ; ce qui importait le plus n’était pas la vie en soi, mais la conformité de la vie à ce qu’elle devait être). Dans les termes de saint Thomas : "Le bien pour tout être est qu’il atteigne sa fin ; le mal est qu’il en soit détourné" [Somme contre les gentils, III, question 122]. A ce titre, l’autoconservation n’était qu’une fin seconde, subordonnée à la fin première qu’était l’accomplissement de l’être en question. Désormais, l’autoconservation va être considérée comme la fin première et ultime, et l’ensemble des caractères déployés par la vie, dans leur diversité, seront envisagés comme déterminés par cette seule fin et justifiés par elle. La conservation n’est plus au service d’un être à conserver, l’être et sa conservation ne font qu’un.

Auteur: Rey Olivier

Info: Dans "Leurre et malheur du transhumanisme", page 115

[ survie ] [ évolution des perspectives ] [ régression ] [ absurde ]

 

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détresse existentielle

Quant au doute angoissant sur les apparences,

Quant à cette inquiétude, somme toute, que nous serions trompés,

Qu’espoir, confiance en soi ne seraient qu’hypothèses,

Qu’identité après la mort, une fable magnifique,

Que les choses que je vois, qui sait, animaux, hommes, arbres, montagnes, eaux vives et brillantes,

Ciel du jour, ciel nocturne, couleurs, densité, formes, ne sont (c’est d’ailleurs vrai) qu’apparitions, que le réel en soi est encore à connaître

(Je ne compte plus les fois où émanant d’elles-mêmes je suis trompé, je suis moqué par elles,

Le nombre de fois où je me prends à penser que moi ni aucun homme n’entendons rien à elles),

Que le réel donc ne me semble ce qu’il est (et c’est sans doute le cas) que du point de vue où je suis, et qu’il pourrait bien s’avérer (ce qui est assez vraisemblable) tout autre qu’il me semble, voire ne pas être du tout, si les points de vue étaient totalement différents ;

Ces doutes, ces soupçons, curieusement, dans mon cas, trouvent leur réponse chez mes amants, chez mes amis,

Comme lorsque l’ami que j’aime voyage à mon côté ou qu’il me tient la main,

Comme lorsque l’air subtil, insaisissable, au point que les mots ni la raison ne semblent plus tenir, nous berce, nous entoure,

Car alors je me sens lourd d’une inouïe et incommunicable sagesse, et je me tais, je ne demande rien,

Bien incapable de résoudre la question des apparences ou de l’identité après la mort,

Je suis indifférent, je suis satisfait, que je sois assis ou que je marche,

Celui qui a cure de ma main m’a pleinement assouvi.

Auteur: Whitman Walt

Info: Dans "Feuilles d'herbe", Calamus, traduction Jacques Darras, éditions Gallimard, 2002, page 63

[ remède ] [ amour ] [ évidence immédiate ]

 

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