Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info
Rechercher par n'importe quelle lettre



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Dictionnaire analogique intriqué pour extraits... Recherche mots ou phrases tous azimuts... Outil de précision sémantique et de réflexion communautaire... Cerveau source du  MTTV-flp !   Voir aussi la rubrique mode d'emploi. Jetez un oeil à la colonne "chaînes". ATTENTION, faire une REINITIALISATION après  une recherche complexe. ... Lire la suite >>
Résultat(s): 9
Temps de recherche: 0.0349s

clé de lecture

En réalité, le drame qui se joue dans Être et temps [de Heidegger] (sous la forme d’une ontologie théorique) est un combat systématique contre la honte. C’est la tentative faite par un moi qui a honte d’être un "ça" * pour devenir "lui-même".

Auteur: Anders Günther Stern

Info: Dans "L'obsolescence de l'homme", trad. de l'allemand par Christophe David, éditions Ivrea, Paris, 2002, page 88, * : considéré comme le pré-individuel

[ résumé ] [ individuation ] [ affirmation de soi ]

   

Commentaires: 0

inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · Le mystique sait que le signal précède le message.

clé de lecture

Pour moi, j’attache toujours une extrême importance à la moindre phrase par laquelle un auteur semble contredire l’ensemble de son œuvre : c’est par là qu’il se dévoile ou plutôt qu’il se trahit, qu’il laisse entrevoir à son insu ses aspirations intimes contre lesquelles sa pensée organisée et durcie en doctrines n’est souvent qu’une réaction défensive. Les quelques vers où Lucrèce exprime son angoisse religieuse m’en disent plus long sur son âme que son explication matérialiste de la nature des choses.

Auteur: Thibon Gustave

Info: Notre regard qui manque à la lumière, Librairie Arthème Fayard, 1970, page 191

[ littérature ] [ contradiction ] [ vérité ] [ philosophie ]

   

Commentaires: 0

inséré par Coli Masson

— Ψ ⇄ B ⇄ Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

clé de lecture

Relire […] les écrits d’Artaud en s’efforçant de trouver l’angle selon lequel sa verticalité offensée, insurgée, "aliénée" est néanmoins parvenue à mettre cette force au service d’une vision plus tranchante et plus claire de la "réalité" devrait du même coup imposer qu’on cesse de se référer automatiquement à des conceptions préfabriquées car, si l’éclatement des écrits d’Artaud a effectivement contraint à mettre en suspens la notion d’ "œuvre", on n’en continue pas moins à en ranger les éclats dans les catégories mises en place par l’histoire littéraire […].

Auteur: Bonardel Françoise

Info: Dans "Antonin Artaud ou la fidélité à l'infini", éd. Pierre-Guillaume de Roux, Paris, 2014, page 54

[ inclassable ] [ réduction impossible ] [ sans mémoire sans désir ] [ décentrement ] [ singularité ]

   

Commentaires: 0

inséré par Coli Masson

— Ψ ↔ B ↔ Φ · Chaque lecteur est un neurone d'un cerveau anthropo-Gaïen.

clé de lecture

Lisez Platon : vous ferez à chaque page une distinction bien frappante. Toutes les fois qu'il est grec, il ennuie, et souvent il impatiente. Il n'est grand, sublime, pénétrant, que lorsqu'il est théologien, c'est-à-dire lorsqu'il énonce des dogmes positifs et éternels séparés de toute chicane, et qui portent si clairement le cachet oriental que, pour le reconnaître, il faut n'avoir jamais entrevu l'Asie. Platon avait beaucoup lu et beaucoup voyagé : il y a dans ses écrits mille preuves qu'il s'est adressé aux véritables sources des véritables traditions. Il y avait en lui un sophiste et un théologien, ou, si l'on veut, un Grec et un Chaldéen. On n'entend pas ce philosophe si on ne lit pas avec cette idée toujours présente à l'esprit.

Auteur: Maistre Joseph de

Info: Du Pape

[ philosophie antique ] [ origines ]

   
Commentaires: 2

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

clé de lecture

Parce que, en dernière analyse, […] on ne peut pas penser avoir totalement compris un dialogue quelconque de Platon si l’on n’a pas compris tous les dialogues. […] il n’y aura pas d’autres dialogues – le Phèdre, l’Euthydème, les Lois, etc. – dont il faudra examiner les points cruciaux pour comprendre n’importe quel autre dialogue, et par conséquent le Banquet en particulier. De cette manière, les dialogues de Platon sont véritablement une imitation de ce que nous appelons la réalité. Le dialogue platonicien imite l’énigme de la réalité. […] cette énigme, Platon l’imite en écrivant de nombreux dialogues, chacun apportant une certaine formulation d’une partie. Mais même la formulation la plus ample possible de n’importe quelle partie ne peut apporter davantage qu’une vérité partielle, et cela veut dire, bien entendu, une vérité partielle sur la partie même examinée dans ce dialogue, et par conséquent, il faudra encore continuer.

Auteur: Strauss Léo

Info: Dans "Sur le Banquet de Platon", trad. Olivier Sedeyn, éditions de l'éclat, Paris-Tel Aviv, 2006, pages 323-324

[ correspondances ] [ fragmentaire ] [ quête infinie ] [ intertextualité ] [ maïeutique ]

   

Commentaires: 0

inséré par Coli Masson

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le bit réside dans le saut, non dans le proton nu.

clé de lecture

Je dis encore deux choses : pour lire les Ecrits [de Lacan], il faut lire les Séminaires. C’est la méthode Freudienne, la méthode de Champoleon : il faut avoir deux versions de textes pour lire, pour pouvoir les confronter .

Les Ecrits sont une rédaction condensée, au sens technique, condensée ça veut dire rhétorique, qui évoque, qui a un certain style. Et puis les Séminaires développent une technique importante, par exemple, sur le triangle de Pascal et sur le nombre d’Or, on trouve très peu de choses dans les Ecrits, et pourtant on trouve dans les Séminaires un développement très important.

Pour lire Lacan dans les Ecrits il faut lire, en plus, beaucoup d’autres choses. Mais Lacan donne précisément tous les moyens pour trouver les références de ce dont il parle. Je disais au commencement que j’ai passé dix ans de ma vie à fabriquer ma bibliothèque

Je crois que ce serait intéressant d’en former une avec le corpus Lacanien et Freudien - et s’amuser en faisant une bibliographie - qui aurait pour but de mettre à disposition ce corpus.

Auteur: Vappereau Jean-Michel

Info: https://www.fort-da.org/reportajes/vappereau-fr.htm

[ idée ] [ intertextualité ] [ psychanalyse ]

   

Commentaires: 0

inséré par Coli Masson

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.

clé de lecture

L’Inferno de Dante [est] considéré comme une espèce de système de mémoire destiné à mémoriser l’Enfer et ses châtiments, à l’aide d’images frappantes distribuées sur une série ordonnée de lieux. Cette idée pourra causer un certain choc, et je dois m’en tenir là. Il faudrait un livre entier pour dégager les implications contenues dans une telle approche du poème de Dante. Ce n’est pas du tout une approche grossière, ou impossible. Si l’on pense que le poème se fonde sur des séries ordonnées de lieux dans l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis, et qu’il constitue un ordre cosmique de lieux dans lequel les sphères de l’Enfer sont les sphères du Paradis inversées, il commence à apparaître comme une somme de comparaisons et d’exemples, disposés en ordre et distribués sur le fond de l’univers. Et si on se rend compte que la Prudence, sous ses nombreux et différents symboles, constitue un thème symbolique majeur du poème, les trois parties de celui-ci peuvent être comprises comme memoria - se rappeler les vices et leur châtiment en Enfer – intelligentia - utiliser le présent pour faire pénitence et acquérir la vertu – et providentia – viser le Paradis. […]

La Divine comédie deviendrait ainsi l’exemple par excellence de la transformation d’une somme abstraite en somme de symboles et d’exemples, la Mémoire étant la faculté qui opère cette transformation, le pont entre l’abstraction et l’image.

Auteur: Yates Frances Amelia

Info: L'art de la mémoire, de l’anglais par Daniel Arasse, éditions Gallimard, 2022, pages 143-144

[ poésie ] [ christianisme ] [ triade ]

   
Commentaires: 1
inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

clé de lecture

L’œuvre d’Ibn Arabî offre un exemple particulièrement paradoxal de dialectique orientale et de pensée ésotérique, à savoir ce que nous pourrions appeler l’herméneutique inversante : c’est-à-dire qu’il lui arrive d’inverser le sens d’un verset koranique à contenu négatif, dans l’intention d’extraire de la sentence la signification la plus profonde possible. Ce paradoxe, que nous ne pouvons passer sous silence ici, nous oblige à quelques considérations préliminaires d’un caractère général.

L’exotérisme consiste à identifier les réalités transcendantes aux formes dogmatiques - et au besoin aux faits historiques - de telle Révélation, tandis que l’ésotérisme se réfère d’une manière plus ou moins directe à ces réalités mêmes. Mais du fait que le rapport d’un symbolisme à son contenu est celui d’une manifestation à son principe, il y a à la fois analogie et opposition entre les deux plans : l’ésotérisme étaie l’exotérisme parce qu’il en est la substance, mais il le contredit aussi à certains égards parce qu’il le dépasse ; en réalité, la contradiction est d’emblée du côté de l’exotérisme, de même que la création est à la fois conforme et opposée à Dieu. Cependant, de même que la Toute-Réalité n’abolit pas la logique des situations cosmiques, de même les prérogatives apparemment paradoxales de l’ésotérisme ne peuvent abolir les données de l’exotérisme sur le plan de celui-ci, sauf éventuellement d’une façon fragmentaire et dans des cas isolés.

De cet aspect d’opposition, ou de cette dimension contradictoire, Ibn Arabî paraît tirer la conclusion suivante : du moment que l’Absolu est Un et que cet Un est infini et parfait, la Vérité suprême ne peut être qu’une et positive, elle ne peut donc en sa substance comporter d’antinomies, telles le bien et le mal, le ciel et l’enfer ; le Koran ne comporte ces antinomies que secondairement et extrinsèquement mais non en sa substance incréée. Il y a donc pour chaque verset exprimant une opposition ou un mal, une interprétation qui les annule ; c’est-à-dire qu’il y a pour toute sentence négative une interprétation positive, se référant directement ou indirectement à l’Essence toujours vierge. Quand le Koran parle du feu infernal, Ibn Arabî - sans vouloir ni pouvoir rejeter ce sens immédiat - n’hésite pas à l’interpréter, sur le plan de la Vérité quintessentielle, comme le feu de l’Amour divin ; car l’ultime Vérité ne saurait englober que l’essentiel, à savoir la Beauté et l’Amour.

[…] Au demeurant, l’argumentation n’est pas toujours, chez le Shaykh el-akbar, au niveau de l’intention métaphysique : la pensée est parfois trop hâtive ou trop expéditive, l’âme est saisie par la perception de la Beauté une qui pénètre tout et qui absorbe tout. C’est cette perception - concrète et permanente — de la divine Beauté qui est chez Ibn Arabî la "foi", étant donné qu’en Islam la notion de foi s’étend de la simple ferveur jusqu’à la plus élevée des stations spirituelles, et qu'elle est attribuée pour cette raison aux anges et aux élus.

Auteur: Schuon Frithjof

Info: Dans "Logique et transcendance", éditions Sulliver, 2007, page 143-145

[ ellipsisme ] [ coran ]

   

Commentaires: 0

inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

clé de lecture

Cela veut dire quoi le Totem et tabou ? C’est que nous sommes nécessairement amenés, si nous voulons comprendre quelque chose qui est l’interrogation particulière de FREUD au niveau de cette expérience de l’œdipe chez ses malades, c’est que nous sommes amenés nécessairement à ce thème du "meurtre du père". Bien entendu vous savez, là, que FREUD ne s’interroge pas. Qu’est-ce que cela peut signifier que pour concevoir en somme un passage, qui est le passage de la nature à l’humanité, il faille qu’on passe par le meurtre du père ? Selon sa méthode, qui est une méthode d’observateur, de naturaliste, il groupe, il fait foisonner autour de cette sorte de point de concours, de carrefour, auquel il arrive, tous les documents, tout ce que lui apporte l’information ethnologique. 

Et bien entendu, que voyons-nous foisonner au premier chef ? La contribution particulière de son expérience rencontre le matériel ethnologique. Peu importe qu’il soit plus ou moins désuet maintenant, cela n’a aucune importance. Le fait que ce soit la fonction de la phobie, avec le thème du totem, qui soit là le point où il se retrouve, où il se satisfait, où il voit se conjuguer les signes dont il suit la trace, tout cela nous montre bien que ceci est absolument indiscernable d’un progrès qui met au premier plan cette fonction du signifiant. La phobie c’est un symptôme où vient au premier plan - d’une façon isolée, et promu comme tel - le signifiant. Je passais l’année dernière à vous l’expliquer, à vous montrer à quel point le signifiant d’une phobie est quelque chose qui a trente-six mille significations pour le sujet. C’est le point clé : c’est le signifiant qui manque pour que les significations puissent se tenir - au moins pour un temps - un peu tranquilles. Sans cela le sujet en est littéralement submergé.

De même, le totem est bien cela aussi : le signifiant à tout faire, le signifiant-clé, le signifiant grâce auquel tout s’ordonne, et principalement le sujet, car dans ce signifiant le sujet trouve ce qu’il est. Et c’est au nom de ce totem que pour lui s’ordonne aussi ce qui est interdit. Mais qu’est-ce que ceci, si l’on peut dire, nous voile, nous cache au dernier terme ? C’est ce "meurtre du père" lui-même, pour que ce soit autour de lui que puisse se faire la conversion, la révolution grâce à quoi les jeunes mâles de la horde vont voir s’ordonner quelque chose qui va être la loi primitive, c’est-à-dire l’interdiction de l’inceste. Ceci nous cache simplement ce lien étroit qu’il y a entre : 

– la mort, 

– et l’apparition du signifiant. 

Car n’oubliez quand même pas ceci, c’est que dans son train ordinaire, chacun sait que la vie ne s’arrête guère aux cadavres qu’elle fait, les grands poissons mangent les petits, ou même, les ayant tués, ne les mangent pas, mais il est certain que le mouvement de la vie nivelle ce qu’elle a devant soi à abolir, et c’est déjà là tout le problème, de savoir en quoi une mort est mémorisée, même si cette mémorisation est quelque chose qui reste en quelque sorte implicite, c’est-à-dire si, comme tout nous le laisse apparaître, il est de sa nature, à cette mémorisation, que ce soit oublié par l’individu, qu’il s’agisse du "meurtre du père" ou du meurtre de MOÏSE. 

Il est essentiellement de sa nature d’oublier ce qui reste absolument nécessaire comme la clé, comme le point pivot autour duquel doit tourner notre esprit : c’est qu’un certain lien a été fait signifiant, qui fait que cette mort existe autrement qu’à proprement parler dans le réel, dans le foisonnement de la vie. 

Il n’y a pas d’existence de la mort, il y a des morts, et voilà tout ! Et quand ils sont morts, personne dans la vie n’y fait plus attention. En d’autres termes, qu’est-ce qui fait : 

– et la passion de FREUD quand il écrit Totem et tabou, 

– et l’effet fulgurant de la production d’un livre qui apparaît et qui est très généralement rejeté et vomi ? 

C’est-à-dire que chacun se met à dire : 

– Qu’est-ce qu’il nous raconte celui-là ? 

– D’où vient-il ? 

– De quel droit nous raconte-t-il cela ? 

– Nous, ethnographes, nous n’avons jamais vu cela ! 

Ce qui n’empêche pas que c’est un des événements tout à fait capitaux de notre siècle, et qu’autour de cela effectivement toute l’inspiration du travail critique, ethnologique, littéraire, anthropologique, en est profondément transformée. Qu’est-ce que cela veut dire, si ce n’est que FREUD y conjugue deux choses : il conjugue le désir avec le signifiant. 

Auteur: Lacan Jacques

Info: 26 mars 1958

[ résumé ] [ réception critique ] [ mythe psychanalytique ] [ question ] [ nom-du-père ] [ inconscient ]

   

Commentaires: 0

inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.