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Posthume

Ôter une mère à son fils, c'est lui ôter plus qu'on ne peut lui rendre.

Auteur: Rousseau Jean-Jacques

Info: Émile et Sophie

[ cruauté ]

 

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posthume

Quand je lis la biographie glorieuse,

Je me demande : est-ce là ce que l’auteur appelle une vie d’homme ?

Quand je serai mort est-ce ainsi qu’on racontera ma vie ?

(Comme si quelqu’un pouvait rien connaître de ma vie,

Alors que moi-même je pense ne rien savoir ou si peu de ma vie réelle,

Deux ou trois petites choses, deux ou trois vagues clés indirectes

Que j’aurai cherchées, trouvées pour mon usage ici-bas.)

Auteur: Whitman Walt

Info: Feuilles d’herbe, trad. Jacques Darras, Paris, Gallimard, 2002, page 37

[ inconnu à soi-même ]

 

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hommage posthume

Le 31 octobre s’achevait la carrière terrestre de celui qui fut à la fois et, si magnifiquement, un érudit et un voyant, un savant et un prophète, un homme et, peut-être aussi — pourquoi aurait-on peur des mots ? — un saint. En ces temps où règne partout la violence, alors que l’humanité, indécise, hésite encore à sortir de la préhistoire, il est bon que des avant-gardes, des éclaireurs, des figures de proue nous devancent, pour affirmer “cette compassion pour tout ce qui vit” ; hors de laquelle nos “civilisations” ne sont que des barbaries mal camouflées.

Auteur: Monod Théodore

Info: A propos de Louis Massignon en 1962

[ modèle ] [ legs ] [ éloge ]

 

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hommage posthume

Je le considère comme étant, sans comparaison possible, le meilleur livre jamais écrit sur saint Thomas. Rien de moins que le génie peut rendre compte d’un tel accomplissement. Tout le monde admettra sans aucun doute qu’il s’agit d’un livre "brillant", mais peu de lecteurs qui ont passé vingt ou trente années à étudier saint Thomas d’Aquin, et qui ont, peut-être, eux-mêmes publié deux ou trois volumes en la matière, ne pourront manquer de percevoir que la soi-disant "vivacité" de Chesterton a humilié leur érudition. Il a deviné tout ce qu’ils avaient essayé de démontrer, et il a dit tout ce qu’ils avaient plus ou moins maladroitement essayé d’exprimer par des formules académiques.

Auteur: Gilson Etienne

Info: A propos du Saint Thomas de Gilbert Keith Chesterton

[ éloge ] [ écrivain ] [ théologien ] [ anti discours universitaire ]

 

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posthume

L’autre jour, je me suis mis à réfléchir à un monde débarrassé de ma présence. A l’évidence, il continuerait de tourner. Sans moi. Tout à fait irréel. J’ai pensé à la benne à ordures, elle passerait, mais ce ne serait plus moi qui descendrait les poubelles. Ou encore au journal qu’on jetterait sur le perron sans que je sois là pour ouvrir la porte et le récupérer. Insupportable. Qui pis est, à peine serais-je mort qu’on commencerait à faire grand cas de mes livres. Tous ceux qui me craignaient ou me haïssaient de mon vivant me couvriraient soudain de fleurs. On me citerait à tout propos. Clubs et associations réhabiliteraient ma mémoire. De quoi se retourner dans sa tombe.

Auteur: Bukowski Charles

Info: Dans "Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau", trad. Gérard Guégan, pages 164-165

[ imagination ] [ jours inconnus ]

 

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souvenirs posthumes

Pour tous ceux dont l’ami est mort
Le plus poignant
C’est de penser comme ils allaient vivants –
A tel ou tel moment –
Leur costume, un dimanche,
Un style de Coiffure –
Une espièglerie connue d’eux seuls
Perdue, dans le Sépulcre –

Quelle chaleur ils montrèrent, tel jour,
On s’y croirait presque –
Tant cela semble proche –
Et maintenant – ils en sont à des Siècles –

Quel plaisir ils prenaient, à vos propos –
On voudrait toucher leur sourire
Et l’on plonge ses doigts dans le gel –
Quand était-ce – Au juste –

On avait invité des Gens à prendre le thé –
Des Connaissances – un petit nombre –
Et bavardé en intime avec cette Chose Grandiose
Qui ne se souvient pas de vous –

Au-delà des Saluts, et des Invitations –
Des Entretiens, et des Serments –
Au-delà de toutes Nos hypothèses –
Voilà – le Vif du Chagrin !

Auteur: Dickinson Emily

Info: Cahier 17, 509, traduction Claire Malroux

[ deuil ] [ présence mentale ] [ élégie collective ]

 

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hommage posthume

Nous ne pouvons pas, Mesdames et Messieurs, accompagner à sa dernière demeure celui qui fut pour la plupart d’entre nous un maître très sage et un ami véritable, sans lui dire tout haut les sentiments de reconnaissance et d’affection qui jaillissent silencieusement de nos cœurs.

Pendant de longues années – trop courtes, hélas ! – nous avons eu sa parole affectueuse, et la bonhomie charmante sous laquelle son humilité cachait des trésors de science et des dons admirables. Pendant des années, il nous écouta patiemment, oubliant ses propres inquiétudes, pour se pencher sur nos chagrins ; pendant des années, il ne différa jamais de secourir quiconque venait à lui ; aucune ingratitude, aucun échec ne purent jamais ralentir l’élan de sa triple charité, matérielle, intellectuelle et morale.

Dans le domaine de l’Idée, il fut un novateur et un révélateur ; son génie vigoureux sut infuser une vie neuve aux vieilles traditions momifiées des sagesses mystérieuses, et l’œuvre énorme qu’il laisse derrière lui, pas assez connue encore, sera pour les positivistes de l’avenir une mine inépuisable de théories et d’hypothèses fécondes.

Dans le domaine de l’Action, son œuvre est multiple ; sa force propagandiste à répandu sur toute la terre des semences d’idéalisme, et organisé des Centres où la lumière du Verbe est présentée avec une prévoyante sollicitude, selon les facultés réceptives de ceux que rebutent le matérialisme et le formalisme.

Mais c’est dans le domaine moral surtout que Papus, à mon avis, sut accomplir son Grand-Œuvre : tâche d’autant plus féconde que les fatigues en restent inconnues. Vers les ténèbres les plus épaisses, la Lumière aime surtout à descendre. Et le labeur le plus fertile est celui qui s’effectue dans le silence et le secret. Tous ceux-là qui venaient vers Papus : les malades de corps, les martyrs de l’intelligence, les victimes de la méchanceté générale, qui s’en retournaient soulagés toujours, et bien souvent guéris, combien se doutent qu’ils ne furent allégés que parce que ce mystique médecin avait pris à l’avance sur ses épaules, par le moyen d’un ascétisme intérieur constant, une partie de leur fardeau ?

Je trahis peut-être ici les secrets d’une amitié dont je m’honore infiniment ; mais il me semble juste qu’au couronnement de cette carrière si remplie, une voix dise tout haut ce que tant de reconnaissances murmurent tout bas. L’érudit, le philosophe aux splendides intuitions, le propagandiste puissant, le conférencier applaudi, le voyant, le thérapeute habile ; tous ces aspects admirables s’unissaient en la personne de cet homme de bien, dont la dépouille, dès maintenant vénérable, est confiée aujourd’hui à Notre Mère commune.

Des larmes montent à nos yeux, sans doute, mais nos cœurs savent qu’il n’y a pas de mort. Celui-là que nous saluons avec une grave tendresse, nous a appris que de ce côté du voile sont seulement les fumées passagères. De l’autre côté, se déploient les splendeurs du Réel. Des larmes respectables et touchantes tombent sur cette sépulture entr’ouverte. Mais nous savons que, pour les serviteurs du Ciel, la mort est une invisible apothéose.

Imitons cet initiateur qui voulut n’être qu’un ami pour nous et qui fut assez fort pour cacher ses douleurs et ses misères sous un perpétuel sourire. Séchons nos larmes ; elles le retiendraient dans les ombres ; et réjouissons-nous, comme lui-même se réjouit depuis trois jours de revoir enfin face à face le tout-puissant Thérapeute, l’authentique Pasteur des Ames, l’Ami éternel et Bien Aimé dont il fut le fidèle servant.

Disons ensemble à Gérard Encausse un Au Revoir vaillant ; et donnons-lui, par nos bonnes volontés désormais indéfectibles, la seule récompense digne des si longues fatigues qu’il a endurées pour nous.

Auteur: Sédir Paul Yvon Le Loup

Info: Dans Papus, sa vie, son œuvre, Editions Pythagore, 1932

[ portrait ] [ éloge ] [ œuvre ]

 

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