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langage
j'apprendrai à me taire je remplirai de blancs la conversation je traverserai des plages de silence et je noierai les mots dans une tasse de café fermé le dictionnaire il faut ouvrir les portes et puisque vivre est une langue étrangère j'apprendrais à me taire définitivement
Auteur: Friot Bernard
Années: 1946 -
Epoque – Courant religieux: récent et libéralisme économique
Sexe: H
Profession et précisions: sociologue et économiste
Continent – Pays: Europe - France
Info: Peut-être oui
[ inutile ] [ indicible ] [ poème ]
Commentaires: 0
lecture
Lilo ne sait pas lire. Mais il aime les livres. [...] Quand il est seul, il retourne le livre et le regarde à l'envers. Il l'agite, le secoue, en espérant que les mots vont tomber. Comme ça il pourra les ramasser, et peut être les avaler. Mais non, ça ne va pas. Il a une autre idée. Il colle le livre à son oreille. Et...oui... Il entend les mots écrits sur la page. les mots lui racontent une histoire. Une histoire à l'envers bien entendu.
Info: Lilo
[ mystère ] [ enfance ]
transposition
Dans la poésie chinoise ancienne, les mots sont agencés de façon à permettre plusieurs lectures. Le lecteur doit donc interpréter. Voici, par exemple, la traduction littérale d'un poème de Wang WEI : Accompagner voyageur / jusqu'à la Haute-Tour Fleuve-plaine / obscur sans bornes Soleil couchant / oiseaux entrant voler Homme cherchant / s'en aller sans répit François CHEN ( L'Ecriture poétique chinoise ) propose cette interprétation : Sur le haut de la Tour, pour dire adieu : Fleuve et plaine perdus au crépuscule. Sous le couchant, reviennent les oiseaux ; L'homme, lui, chemine, toujours plus loin. Et voici celle de Claude ROY ( Le Voleur de poèmes ) : Accompagner celui qui part jusqu'à la tour. Le fleuve dans la plaine se perd dans le crépuscule. Soleil couchant. Vols d'oiseaux qui rentrent. Un homme s'éloigne vers le lointain.
Info: L'Agenda du (presque) poète
[ idéogramme ] [ littérature ] [ Asie ]