D'accord avec l'étiquetage? Commentez sous l'extrait
analogie
Nous sommes comme des livres. La plupart des gens ne voient que notre couverture, la minorité ne lit que l'introduction, beaucoup de gens croient les critiques. Peu connaîtront notre contenu.
Auteur: Zola Emile
Années: 1840 - 1902
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: H
Profession et précisions: écrivain
Continent – Pays: Europe - France
Info:
[ rapports humains ] [ superficiels ]
Commentaires: 0
sens-de-la-vie
Il faut vivre pour l’effort de vivre, pour la pierre apportée à l’œuvre lointaine et mystérieuse, et la seule paix possible, sur cette terre, est dans la joie de cet effort accompli.
Info: Les Rougon-Macquart, tome 20 : Le Docteur Pascal
[ dépassement ] [ application ]
envie
Jamais vous ne serez dignes du bonheur, tant que vous aurez quelque chose à vous, et que votre haine des bourgeois viendra uniquement de votre besoin enragé d’être des bourgeois à leur place.
Auteur: Zola Émile
Info: Les Rougon-Macquart, tome 13 : Germinal
[ frustration ] [ jalousie ]
incipit
Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves.
Info: Germinal, 1885
[ nocturne ]
ressentiment
La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. Haïr, c'est aimer [...] Si je vaux quelque chose aujourd'hui, c'est que je suis seul et que je hais.
Auteur: Zola
[ moteur ]
escroquerie
Toute une vie de vols effroyables, non plus au coin des bois, à main armée, comme les nobles aventuriers de jadis, mais en correct bandit moderne, au clair soleil de la Bourse, dans la poche du pauvre crédule, parmi les effondrements et la mort.
Info: L'Argent, 1891
[ finances ]
science
Selon toi, c’était à pas de géant qu’on marchait. Chaque jour amenait sa découverte, sa certitude. Encore dix ans, encore cinquante ans, encore cent ans peut-être, et le ciel serait ouvert, nous verrions face à face la vérité... Eh bien ! les années marchent, et rien ne s’ouvre, et la vérité recule.
Info: Dans "Le docteur Pascal"
[ impasse ] [ espoir ]
médias
Mon inquiétude unique devant le journalisme actuel, c'est l'état de surexcitation nerveuse dans lequel il tient la Nation. Aujourd'hui, remarquez quelle importance démesurée prend le moindre fait. Quand une affaire est finie, une autre commence. Les journaux ne cessent de vivre dans cette existence casse-cou. Si les sujets d'émotion manquent, ils en inventent...
Info: Ecrit en 1888
[ dictature de l'émoi ] [ fausses urgences ] [ auto-allumage ]
Coli Masson
01.01.2022
ou pour couper totalement le flux de l' "information"... c'est tentant. un suicide social !
miguel
31.12.2021
Eh oui l'infobésité se démultiplie... ä chacun de se démerder pour s'essayer à séparer le signifiant de ce qui ne l'est pas ;-)
Kaufmann
Intéressant que l'auteur ait fait un tel constat déjà à la fin du 19E siècle.... Rien n'a changé, si ce n'est en plus et pire. Outre la pipolisation ou vedettisation comme diraient nos frères francophones d'Amérique du Nord, trop peu de hiérarchisation de l'information, même chez les supposés de l'info, peu de recul, car il faut aller vite et surtout plus vite que les concurrents et une impression de frénésie perpétuelle, que les réseaux sociaux ont indubitablement accélérée et que la pandémie a encore démultiplié.... Il est urgent de ralentir....
femmes-par-homme
C'était une jalousie maussade des vendeuses contre les clientes bien mises, les dames dont elles s'efforçaient de copier les allures, et une jalousie encore plus aigre des clientes mises pauvrement, des petites-bourgeoises contre les vendeuses, ces filles vêtues de soie, dont elles voulaient obtenir une humilité de servante, pour un achat de dix sous.
Info: Les Rougon-Macquart, tome 11 : Au bonheur des dames
[ littérature ] [ femmes-entre-elles ]
saison
Rien n'est plus douloureusement calme qu'un crépuscule d'automne. Les rayons pâlissent dans l'air frissonnant, les arbres vieillis jettent leurs feuilles. La campagne, brûlée par les rayons ardents de l'été, sent la mort venir avec les premiers vents froids. Et il y a, dans les cieux, des souffles plaintifs de désespérance. La nuit descend de haut, apportant des linceuls dans son ombre.
Info: Thérèse Raquin
[ couchant ]